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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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la Judée. Pline en parle, L. XXXIV 3 c. 8, Sc L.XXXVI , c. j. Veípaíìen y inities vases du Temple deJérusalem, comme écrit S. Jérôme. C’étoit en ce Tem-ple que les Maîtres des Arts s’alscmbloient pour dispu-ter des prix. On doit croire auiìl que ce fut Vespaiienqui mit dans ce Temple la bibliothèque de la paix,dont parle Aulu-Gelle , L. XVI, c- 8. Peut-être est-ceà l’occalìon de ce Temple , que fut frappée la médaillede Veípaíìen. Pax Augusti/ 8c Pinscription rappor-tée dans Gruter,p. ccxxxix. Ce Temple brûla fousCommode. Domitien bâtit auílì un Temple à la Paix.Il a une médaille semblable à celle de ion pere, dontnous venons de parler. La Paix íùr ces médailles est re-présentée en vénérable Matrone, d’un air gracieux,tenant d une main, une corne d’abondance , Sc de l’au-treune branche d’oìivier. On la représentoit quelque-fois tenant dans ses bras Plutus encore enfant, pourmarquer que c’est clic qui produit l’abondance & lesrichelîes ; quelquefois avec un caducée, ou des épisde blé. On la couronnoit de laurier ou de roses. Voye^Paíchalius j de Coron. L. VII , c. 4. On voit à Romedes vestiges curieux du Temple de la Paix, procheSainte Marie la Neuve. On prétend qu’il est bâti dansle même lieu où étoit plus anciennement le Palais deRomulus. Les Athéniens érigèrent un autel à la Paix ,après leur victoire fur les Lacédémonicns. Voye% laVie de Timothée par Corn. Népos, c. 2.

L arbre de cannelle de P Amérique est consacre chezles indiens aux cérémoniesdc -la paix. Dans celle qu ilsfirent avec les Espagnols en 1643, ils tuèrent pluíìeursmoutons du pays ; on teignit dans leur sang un rameaude cannelle que le Député des Caciques remit entre lesmains du Général Espagnol, le Marquis de Baydes, enligne de paix. Certe cérémonie, quoique pratiquée pardes Sauvages, n’est pas íans exemple dans PÉcriture.Voye p Exod. XII. Heb. IX.

Notre-Dame de la Paix. Monastère de Bénédicti-nes à Douay , réformées par la Mere Florence deVcrguigneul, l’an 1604. Voye\ le P. LIélyot, T. IV,c. 44 , p. 333 -

Le Port de Paix , ou les trois Rivières. PortusPacis ,Trifluvium. C est un bourg que les Françoisont fondé dans Pile de S. Domingo. Il est fur la côteseptentrionale , où il a un bon port, vis-à-vis de Pilede Tortuga.

Paix. s. m. Vieux mot, 8c terme de Coutume. Paillon.Pajìio , pajlus. Dans la coutume de Sole, Tit. / 3,Art. I. Paix Sc glandage ; c’est la paillon Sc la glan-dée. De Lauriere.

fCT Paix , dans les anciennes Ordonnances , signifiequelquefois convention, accord, du Latin, pacisci ,pactum 3 p aclio.

P A K.

PAK. s. m. C’est la même chose que le Paca. Voyezce mot.

PAKLAKENS. f. m. pi. Sorte de draps qui fe fabriquenten Angleterre. Ils s’envoient ordinairement en blanc,Sc non teints. Les pièces font de 3 7 à 3 8 aunes.

PAL.

PAL , ou PAU, ou plutôt PIEU. f. m. Pièce de boislongue Sc taillée en pointe. Statumen , vallus. Le sup-plice qui étoit en usage autrefois chez les Romains, Scmaintenant chez les Turcs, est d aiguiser un pal, &le faire palier par le fondement a travers du corps. Onfiche des pals en terre, pour servir de defense ou debarrière, pour fermer, ou servir de clôture.^

Ce mot vient de palus, qui signifie la meme choseen Latin ; d’où l’on a fait auílì palissade. Il est vieux,Sc n’est plus en usage que dans le Blason.

Pal ou Pau , en Mythologie. Tertullien dit dans sonTraité , adv. psychicos , que les Romains plantoientdes paux ou pals , pour servir de bornes aux hérita-ges, pâli terminales, 8c qu’il s les consacraient auDieu T erme. Lactance, de falsa relig. L. I , c. 2 0 ,marque que l’on regardoit ces bornes comme le DieuTerme, soit qu elles fuisent de pierre, ou feulement

PAL

des pieux de bois. On les regardoit au moins commeconsacrés à ce Dieu. On les couronnoit de fleurs , onles ornoit de festons. Ovid. Fcfl. L. I ,v. 641 ; Sc debandelettes ou de rubans ; Prudence, contra Symm.L. II, v. / 00 /. On lesoignoit. Lucien, Pseudom .Onadorait le Dieu devant ces pieux ou pals. Clém. Ale-xandr. Strom. L. VII. Voye £ Paschal , de Choron .L. IV, c. 4.

ÇCE Pal. Terme d’FIydraulique. Planche où sont des ais,ou d o lies , que l’on met debout, ou autrement, pourEtire des digues ou batardeaux. Félibien.

Pal , en terme de Blason, est une pièce honorable del’écu , qui est la représentation d ’un pal , ou pieu posedebout, qui comprend toute la hauteur de l’écu, de-puis le dessus du chef juíqu’a la pointe. Palus. Quandil est seul, il doit contenir le tiers de la largeur de l’écu.Quand il est en nombre impair, on le rétrécir de façonque li l’on en met deux, ils comprennent deux cinquiè-mes de F écu ; fi l’on en met trois, ils comprennent les 'trois septièmes ; & alors on spécifie le nombre des piè-ces, auílì-bi en que celles dont ils sont accotés & char-gés. Il y a auílì des pals comettés & fiamboyans, quisont pointus & en ondes. Les comettés sont mouvansdu chef; les tìamboyans de la pointe. Les pals dans le»armoiries sont des marques de Juridiction. Il porte desynople à un pal d’or. Il porte d’argent à deux pals defable. Col.

On appelle un écu palé, quand il est chargé égale-ment de pals, de métal & de couleur. Palis exara-tus . Et contre palis in transversum duclis , sc ditlorsque l’écu est coupé, Sc que les denù-pals du chef,quoique d émaux semblables à ceux de la pointe, sontnéanmoins différais en leur rencontre; en forte que sile premier du chef est de métal, celui qui lui répondau-dell us, doit être de couleur, & on l’appelle palissé,quand il y a des pals aiguisés dont on fait les paliílà-des pour la défense des places. Du Gange dit que cemot vient de pallca , qui lìgnifioit un tapit, ou unepièce d étoffé de soie ; Sc que les Anciens appeioientpals, les tapisseries qui couvraient les murailles ; Scdiíoient paler , pour dire, tapillèr. Ainsi, on a dit,une chambre palée de drap d’or, ou de soie, parce quec’étoient des bandes de tapisseries de deux couleurs ;que de-là on doit tirer l’origine du mot de pal, qui si-gnifie un bâton, comme croient plusieurs écrivains.Les armes d’Arragon sont palées d or & de gueules!Stemmata Arragonis, sunt exarata palis aureis ótrubris.

PALA. f. m. Grand arbre du Malabar, qui porte des si-liques à cinq pièces, pleines d’un suc laiteux, sortétroites Sc fort longues. Son écorce broyée Sc prise estdécoction, passe pour avoir la propriété de relâcher 1*ventre; Sc prise avec une addition de sel Sc de poivre,celle de fortifier l’estomac, de discuter les fiatulences,Sc de calmer la chaleur excessive du foie. Ray. Hift-Plant.

PALABRE, f. m. Terme de Commerce. O11 appelleainsi fur les côtes d’Afrique , ce qu on nomme avaniedans le Levant ; c'est-à-dire, un présent qu’il faut Eli-te aux petits Rois Sc aux Capitaines Nègres , pour 1 ®moindre sujet de plainte qu’ils ont véritablement, oUqu’ils feignent d’avoir contre les Européens qui foctla traite avec eux, fur tout s’ils sc croient les plusforts.

PALACAS ou PLATAMONA. Nom d’une rivière d®la Grécc. Platamona , anciennement Haliacmon iAliacmon , ou Aliagmon. Elle coule dans la Macé-doine , où ía rapidité & ícs débordemens font beau*coup de mal ; elle sc décharge dans le golfe de Salonschi, à Chitro. Maty.

PALACHE. Voye^ Pansérétíchf.

PALACIOS. Nom d’un ancien bourg d Espagne. Pnl a ~tia. Il est dans l’Andaloulie, à deux lieues du Guadal"quivir, Sc à six de Séville , du côté du midi. InEvi.

PALADE. s. f. Hcmigii impulsus, impetus. Terme d®Marine. Mouvement des pales des iames, par leqU een entrant dans íeau, elles font avancer un Bâtiment.Chaque palade ne fait avancer la meilleure de nos galères que de dix-huit pieds.

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