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carton carré, couvert ordinairement d’une toile delin , quelquefois de la même étoffe que le reste des or-nemens,&qui alors est chargé d’une croix. On Tap-pelle en quelques lieux lc volet. Onleve la pale pourdécouvrir le calice à la consécration.
A? Paie. adj. de tout genre. Qui s applique aux per-sonnes & aux choses, au lieu que le substantif pâleurne se dit guère qu en parlant des personnes. Pallidus.
Ce mot signifie proprement ce quia une nuance tropforte de blanc, qui est de couleur tirant trop fur leblanc., & qui manque de vivacité. On peut avoir cet-te nuance naturellement ou par accident. Il y a desgens qui ont naturellement le teint pâle. On devientpâle Sc défait par une longue maladie. On est pâle decolère, de frayeur. Saraíïn diíoit à une Dame quiavoit lc teint pâle Sc languissant : Dites, j’aime &vous rougirez.
fer On dit que le soleil est pâle , lorsqu il ne jette qu’u-ne lumière blafarde. On le dit de meme de toute fortede lumière lorsqu’elle est foible & blafarde,fer On appelle poétiquement les âmes des morts, lespâles ombres. Minos juge aux enfers tous les pâles hu-mains. Rac.
fer En parlant des couleurs , ce mot désigne celles quisont lavées ou mêlées de blanc, qui font déchargé :s ,qui ne font pas vives. Du blanc pâle , du jaune plie.Alors on dit couleurs pâles , & non pas pâles couleurs,maladie qui survient quelquefois aux femmes & auxfilles, & qu ou nomme ainsi, parce qu elle leur rendle visage pâle. Voyc-p_ Chloroses.
If? On appelle roses pâles , les roses ordinaires, paropposition à celles de Provins, qui font d’un rouge plusfoncé.
ftr PALÉ AGE. f. m. Terme de Marine, qui se dit defaction de mettre hors du vaisseau les grains, lessels & autres marchandises qui se remuent avec lapelle. On le dit de même de f obligation où sont lesmatelots j de travailler gratis à cette décharge. Exo-neratio. Les matelots n’ont point de salaire pour lepaléage Sc le manéage ; mais il leur en est du pour leguindage Sc lc remuage. ,fCF PALEE. f. f. C’est la partie de la rame , ou de l’avi-ron, qui est plate, Sc qu’on enfonce dans Peau pourrames. On dit plus communément pale. Remi pal-mula.
Palée. Terme de Coutumes. On dit, lever la palée wa-son ; pour marquer les réunions aux fiefs des héritageschargés de rente, faute de payement des arrérages. LaSalle de Liste , Tit. L , an. 4 j. De LauriÉre.
Palée. Terme de Charpentcrie. Voys\ Pales.
Palée. f. f. Terme d’Histoire Ecclésiastique. Nom quel’on donna dans lc quatrième siècle à une des deuxÉglises où les Catholiques s’aísembloient durant leschisme d’Antioche. Les autres Catholiques s’assem-bloicnt dans une Église du fauxbourg, qu on appeloitla Palée , ou fancicnne Eglise. FlÉcii.
Ce mot vient du Grec, w«Aat/«',qui veut dire ancienne.PALEFRENIER, s m. Valet qui panse les chevaux. Aga-so > hippocomus , equito , & dans la basse Latinité, p..tafrenarius. Ce fut un plaisant Hérault que celui queLouis XI envoya à Edouard IV Roi d’Angleterre. Leséjour que l’armée Angloise conúnuoit de faire en Fran-ce donnoit de grandes inquiétudes à Louis, qui voulant la renvoyer de-là la mer, s’avisa de faire une cotted armes de la banderolle d’unc trompette, Sc en ayantrevetu le palefrenier ssun des Seigneurs de la Cour, il
envoya au camp des Anglois ,où ce prétendu Hérault
t es premières ouvertures de l’accommodement. Vi-quEFORx , l' Atnbastad. L.I } p. j 7 .
-inrjy” 01 VlC , nt à/ vieux mot, palefroi , qui signisioitble niu'f ^ n r cu 7 A. Ça été autrefois un nom honora-* vainc * fr âàt de tous ceux qui avoient soin des che-
Palefrerâer^nlf 011 au f refois . le grand Écuyer, grandrie Un Roi nJ'n 1 ce U1 E U1 com mandoit à son écn-rl’ss*vnit Thrace difoit qu’il lui fcmbloit qu il
„e diffeioit ennen de son palefrenier, lorWst ne sai-son pas la guerre. Ablanc 1
A la campagne & dans la plupart des hôtelleries lespalefreniers s appellent Valets d’Écurie '
Tome VI.
PAL
4 é >
ífT PALEFROI, f. m. Cheval de parade Sc de pompe ,fur lequel les Princes Sc les grands Seigneurs faisoientleur entrée. Equus phaleratus. On le dit auffi des che-vaux fur lesquels les Dames étoient montées, avantqu’on eut Listage des carrolles. Autrefois les Damesalloient fur des palefrois.
Ce mot est vieux , & ne fe trouve plus que dans lesAmadis & autres romans : on s’en peur pourtant ser-vir dans le style railleur, à Texemple de Sarasin, quia dit : tels palefrois sont peur aux Demoiselles. Ni-cod estime que ce mot vient par corruption de, pafle frein, à cause que dans les cérémonies , les plus ap-parens de la ville tenoient à honneur de conduire ceschevaux par le frein. Ménage dit qu’il vient de pale-fredus , qu’on a dit pour parafredus , qui vient dsparaveredus , qui étoit un coureur, ou cheval de Cou-rier. D’autres le dérivent de pareo ,éc frœnum. Du Can-ge le dérive à pastu equi , &frœno ò quia leni pastu pesj r anum ducitur. Je fuis sort trompé , ou le mot de pa-lefroi est composé en partie du mot Teutonique pferdqui signifie un cheval. Sc dont le mot Latin veredusparoît lui-même avoir été formé.fCT Autrefois,on distiuguoit trois fortes de chevaux. Lesdestriers étoient les grands chevaux de bataille. Equusbellator vel militaris. Les palefrois étoient des che-vaux de pas pour voyager à l’aise. Equus tolutarius.Et les roustns étoient des chevaux de somme pour por-ter le bagage. Equus sarcinarius.
PALEM AIL. Vieux mot. Voye % Mail, c’est la mêmechose. Sp&rsteriutn malleare , ludus tudicularis globimajoris. Ménage le dérive de pila Sc malleus. Les Es-pagnols disent palemalla , Sc les Italiens palcmaglio.PALEMENTE. si f. Terme de Marine des galères. Nomcollectif, qui se dit des rames d’une galère. Quand onveut armer le caicq , les matelots passent fur la paie-ment e, en fautant d’une rame à l’autre. De Bar.IT?PALÉMON. f. m. Terme de Mythologie. Dieu ma-rin , fils d’Athanas & d’Ino. Il se nommoit d abord Mé-licerte. Le Roi Athanas devint fi furieux, qu’il écrasaun de ses enfans contre la muraille. Ino craignant lameme destinée, tant pour elle , que pour son fils Mé-licerte , elle lc prit entre ses bras , & sc jetta dans lamer. Ils furent convertis en Divinités marines; la me-re , fous le nom de Leucotéc, & le fils folts celui de Pa-lémon. Quelques-uns disent queMélicerte fut reçu surle dos d’un dauphin, qui le porta mort fur les côtesde Corinthe,& que Sisyphe, qui y regnoit, & quiétoit son oncle , fit beaucoup d’honneur à fa mémoi-re. Il institua, selon Pausanias, les jeux Isthmiques enThonneur de ce neveu, qui ne se nomma plus que Pa-lémon. D’autres disent que ces jeux furent institués enThonneur de Neptune lui-même. Quoi qu’il en soir,il est certain que Palémon fut révéré par les Grecscomme une Divinité qui présidoit aux Ports & auxHavres, Sc que c’est le même que les Romains hono-rèrent sous le nom de Portumnus , ou Portunus.Palémon , est le Mélicerte des Phéniciens. Il eut uneChapelle dans le Temple de Neptune, avec une sta-tue ; & sous cette Chapelle il y en avoit une autre oul’on defeendoit par un escalier dérobé. Palémon yétoit caché, disoit-on , Sc quiconque osoit faire unfaux serment dans le Temple, soit citoyen ou étran-ger, étoit austì-rôt puni de son parjure.PALEMPUREZ. f. m. pi. Tapis de toile peinte qui vien-nent des Indes. Ils portent ordinairement deux aunesvi uu ucs ougueun uc u v,om, j! 1 & un quart. , T ,
camp des Anglois,où ce prétendu Hérault j PALENCIA. Nom d’une ville du Royaume de Léon,
icres onve.-r„,-»o a» .v, 1 en Efpagn e. Palantia } Pallanda . Po^ntia. bile est
fur le Cation , près de Pizuerga,
à huit lieues au-def-
AÍ tléiwéuo,,. fc.* .,e École à P«-
, . t e commencement du XIII luxle. Son
fils Ferdinand , Roi de Castille & de Léon, la trans-ç> Cikmanque, vers lan 123b. Au commence-ment dìi XIII e siècle , P alenda étoit T école de Cas-tille la plus fameuse.
PALENSERTHAL. C’est-à-dire , la vallée de Païens.Palensa yallis, C’est une petite contrée des Bailliages
N n n