466 PAL
que les Suistes possèdent dans le Milanois. Elle est lelong du bord oriental de la rivière de Brenna, entrela ville de Bellizonte, 8 c les sources du Rhin. Maty.
PALENZUOLA. Nom d’un bourg de la Castille vieille,en Espagne. Palantia parva. II est sur l’Arlançon, àcinq lieues de Paíencia, vers Je levant. Maty.
PALEOCASTRO. Bourg situé fur la côte septentrionalede Este de Candie, environ à trois lieues de la ville dece nom, vers le couchant. PaUocastrum. C’est-à-dire,ancien ou vieux château.
Ce mot est formé du mot Grec , 7 ia.Xa7oç , ancien ; 8cd’un mot Latin, cajlrum , château.
Paléocastro , est aulh un ancien bourg de l’île de Can-die. PaUocafirum, anciennement Aperìa , Apteron,Aptera. Il est à quatre lieues de la Canée, vers le íud.Maty.
Paléocastro. Autre bourg, avec un bon port. PaUo-cafirum. Il est fur la côte orientale de file de Candie,entre le Cap de Sidéro, 8 c celui de Salomon. QuelquesGéographes le prennent pour l’ancienne ville d’Itanus,8 c d'autres pour celle de Minoa , que plusieurs mettentà Castel Mirabelo. Maty.
PALEO LAMBRICA. C’étoit anciennement une petiteville de l’Achaïe, ce n’est maintenant qu'un village si-tué au pied du mont Hymette, à cinq lieues d’Athènes,vers le levant. Lampra. Sanson, dans ía Carte de laMorée, appelle ce lieu Lampra, 8 c il en met deux, leHaut-Lampra, qui est vers la montagne, & le Bas-Lampra, qui est fur la côte. Maty.
PALEOPOLI. Nom de lieu. C’étoit anciennement unepetite ville du Peloponnese ; maintenant ce n’est qu unvillage , qui a un grand Sc bon port sur le golfe de Co-lochina, en Morée, à sept ou huit lieues de Miícitra ,vers le midi. PaUopolis, anciennement Gythium. Pa-leopoli , signifie ancienne ville ; de nuXaia., ancienne ;8 c de ttGiç , ville.
PALERME. Nom de la ville capitale de la Sicile. Pa-normus j, Panormum. Elle est fur la côte septentriona-le de la vallée de Mazara, à l’embouchure de l’Oré-to j & environ à une lieue de Montréal. Palerme est 'une grande ville , bien bâtie, & où l’on volt une plusgrande quantité de fontaines Sc de jets d’eau , qu’enaucune ville de l’Europe. Elle est fortifiée & défen-due par deux citadelles, qui font à l’entrée de son port,qui est fort bon. Elle a un Archevêché. On voir prèsde Palerme ; vers le couchant, le mont Pélégrin, oùaprès avoir monté environ une lieue , on trouve unecaverne semblable à celle qu’on appelle en Provence,la Sainte-Baume. Maty. Long. 31 d. 15 m. Lat. 38d. 10 m.
Le golfe de Palerme. Sinus Panormitanus. Ce golfeest une petite partie de la mer de Toscane. Il s’étendle long de la côte septentrionale de la Sicile, depuis lecap de Galle, jusqu a celui de Bongerbino, 8 c il prendson nom de la ville de Palerme, qui est sur son ri-vage.
PALERMO, ou PALORMO, ou PALERMI. Nomd un lieu de la Natolie , íitué sur le cap Chyzico , 8 cque 1 on prétend etre 1 emplacement où étoit autrefoisCyzique , Sc en contenir les ruines.
PALERMO, ou PANORMO. Nom d un village avecun port. Panormus. Il est fur la côte de PÉpire, enGréce, environ à huit lieues de Butrinto, vers le nord.Maty,
PALERNODE. Vieux mot. Sorte de Vers Ecclésiasti-ques, où plusieurs nombres se rejettent au corps prin-cipal , selon un vieux livre intitule - L’Art de Rhéto-rique. Borel.
PALERON, s. m. Terme d’Anatomie vulgaire. C’estun os de figure presque triangulaire, qui couvre lederrière des côtes. Humerus , armus. Presque tous lesmuscles qui meuvent le bras naissent du paleron. Onle dit particulièrement des animaux ; & alors il s’en-tend de toute la chair qui couvre cet os, 8 c formel’épaule. Ce quartier de bœuf, qui est du côté de Pé-paule, ou le quartier du devant, s’appelle le paleron.Le paleron contient le trumeau, le genou, la boëte àla moelle, 8 c le derriere du paleron. On dit austì,qu un cheval est blessé au paleron. Les Chaircuitiers
PAL
appellent paleron de porc, la pièce de porc qui estau quartier de devant ; c’est en eftet, une épaule deporc.
fP“ PALES. f. f. Terme de Mythologie. Divinité desPaïens, que les Bergers invoquoient. Pales. On sai-son tous les ans à la campagne, des fêtes en Ionhonneur, qu’on appeloh palilia. C’étoit la Décile desfourrages, ou des pâturages. Servius dit que quelques-uns la confondoient avec Vesta; 8c d’autres avec lamere des Dieux. Varron en fait un Dieu , & chez lui
' Pales est toujours masculin. On lui offroit du lait.Apparemment c’étoit la terre qui produit les four-rages que les Romains honoraient fous ce nom. Ceque dit Servius semble l’indiquer. Voye% cet Auteurfur le 1 r v. du II e Liv. des Georg. & Voisins, de Ido-lol. L. II, c. 61.
PALES, ou plutôt PALEES. Terme de Charpenterie,qui fe dit des rangs ou filets de pieux fichés profon-dément en terre, pour faire les ponts de bois fur desrivières. Ils en supportent', les poutres, & les travéesqui traversent d’un rang à Pautre, 8c ils sont forte-ment attachés ensemble par des moises 8c des sternes.Palorum in terra defixorum feries , Jive ordo.
PALÉSOLI. Nom de lieu. Soli ,fioU. C’étoit ancienne-ment une ville de f Asie mineure. Elle étoit fur la côtede la Cilicie , & avoit un Évêché fussragant de Séleu-cie. Pompée lui donna le nom de Pompéïopolis, pourconserver la mémoire de la viéfoire qu’il remporta furles Pirates. Elle porta ensuite le nom de Trajanopolis ,& on croît que l’Empereur Trajan y- est mort. Cen’est plus qu’un misérable village de la Caramanie ,situé au couchant de la ville de Tharle. On dit qu’il ya une fontaine dont l’eau brûle à la lampe comme del’huile.
Ce mot est formé de 'mtiKtíuot lóxci , l ’ancienne Soit.
PALESTE. f. f. Vieux mot, qui s’est dit autrefois pourPalet ; le jeu du Palet. Borel. Discorum ludus.
PALESTE AU, ou P ALISTE AU. f. m. Vieux mot. Lam-beau. Limbus , segmentum panni , lacinia. On dit en-core en Languedoc, par corruption, peilles & peil-lets.
Ce mot pourroft venir de pallium. Borel.
Et n avoit qu un vieil sac esiroit,
Tout plein de menus palesteaux. R. de la Rose.
PA.LESTÈS. f. m. Surnom donné à Jupiter, parce qu’EIer-cule s’étant présenté au combat de la lutte, 8c n’ayanCtrouvé personne qui osât fe mesurer avec lui, pria Ju-piter son pere de lutter contre lui. Jupiter eut la com-plaisance d’accepter le combat, & de se laisser vain-cre pour accroître la gloire de ion fils.
PALESTINE , ou le pays des Philistins. Paleftina,Phl-lifi&orum regio. C’étoit anciennement une contrée dupays de Chanaan. Elle s’étendoitle long de la mer Mé-diterranée , depuis le torrent de Bosor, ou d’Égypte,qui la séparait de l’A rabie déserte, juíqu’à Césarée dela Palestine , aujourd’hui Caisariyac. Ses principalesvilles étoient Gaza, Ascalon, Azoth, Accaron 8c Geth.Aujourd’hui on donne le nom de Palestine , non-seulement à ce petit pays, mais à toute la Judée, àtoute la Terre-Sainte. Hérodote le donne même à tou-te la Syrie. Ptoloinée, Strabon 8c Tacite, L. II , An-nal. cap. 42 , ajoutent ce nom à celui de Syrie, & ap-pellent la Judée, Syrie Palestine. Il y aau contraire desAnciens, qui ont bien lu distinguer la Judée de la Pa-lestine. Ovide, L. II, Faft. v. 464 ; étend la Pales-tine jusqu’au Tigre ; 8c selon Pline , L. VI, c. 27, laSittacène, région d’AIlyrie, arrosée du Tigre, s ap-peloit austì Palestine. On a encore donné à l’Arabiepétrée , ou au territoire de Pétra en Arabie , le nomde Palestine. Enfin, quelques-uns dilent, qu’il y avoitune région de la Thrace, qui fe nommoit Palestine-Lucain en parle, L. V , v.46 0. A la vérité, Ci otiusveut qu au lieu de Paleftinas , on lise Apameftinas >à'Apamefle , ville d’Italie fur la pointe de terre q ulavance le plus vers l’Épire : mais Lucain parle d unebaie de l'Épire, 8c non pas d’Italie. D’autres dilentque Paleste étoit ce lieu près de Pfyusale, où César dit