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qu’il fit son débarquement. De Bello Civili , L. III.Mais Céíar ne lui donne point de nom; & qumd ilseroit vrai qu’il se nommât Palesté, & que dc-ià Lu-cainauroit tait P ale fl inus , il ne s’eníuivroit pas quele territoire s’appelât Palejline.
ífT Dom Calmet observe que le terme de Palestine prisdans un sens limité, désigne seulement le pays des Phi-listins ou des Palestins, qui occupoient cette partie dela Terre promise , qui s'étend le long de la Méditer-ranée , depuis Gaza, au midi, juíque vers Leydda, auieptentrion : mais ce même terme pris dans un sensplus éten’.du , lignifie tout le pays de Chanaan, toutela Terre Proisisse, tant en de-çà qu au-delà du Jour-dain 3 quoiqu’assez souvent on le restreigne au pays si-tue en de-cà de ce Heiíve ; ensorte que dans les der-niers tems 3 la Judée & la Palestine passoient pour unemême chose.
fT Palestine, s. f. Caractère d’imprimen'C, qui est entrele gros parangon & le petit canon. Acad,
ïstT PALESTRE, f. f. Cetoit chez les Grecs & ìes Ro-mains, un édifice public, où les jeunes gens s’excr-çoient à la lutte, ou à la course, au palet, ou disque,& se formoient aux disterens exercices du corps. Voy.Vjtruve, qui nous a donné dans son Arch. la descrip-tion & le plan d’une palestre, PaUstra. Il vient duGrec 9taA« , lutte.
Ici dans la Palestre unie }
Les Lutteurs font tous leurs efforts. S. Amand.
Palestre , se dit austì des exercices qui se faisoient dansce lieu. Aux jeux de la Grece de 1 Olympiade 177,1mIíidore d Alexandrie fut vainqueur dans la Palestre.C’étoit l’exercice de la lutte , dans lequel on combat-toir nu , comme dans plusieurs autres jeux. Baudelot.Palestre ÔC Xystes étoient chez les Grecs des lieux d’e-xercicc pour la jeunesse. Vitruve , L. K, c. II. Il estvrai que Palestre lignifie proprement le lieu où les lut-teurs s’exerçoient. Félibien.
f? PALESTRINE. Ville de la campagne de Rome, enItalie. P r Atteste , P oly-Stepha.no s. Elle est environ àhuit lieues de Rome, du côte du levant. Elle a titrede Principauté, & un Evêché, qui est toujours postedepar undes six plus anciens Cardinaux. L’ancienne Pie-neste, célèbre par son Temple de la Fortune, & parses Sorts, étoit fur le penchant d’une colline, où il ya maintenant un châteaux. Le Pape Boniface VIII laruina, & fit bâtir Palefirine dans la vallée où elle estmaintenant. Maty. Long. 30 d. 28 m. lat. 41 d.j o m.
PALESTRIQUE. ad. m. & f. Qui appartient à la Pales-tre , & aux exercices qui s’y faisoient. Palestricus, a.On appeloit autrefois Palestriques, les jeunes gens quifaisoient les exercices de palestre. Juvenes palœflrici.On pourroit dire austì, les exercices palestriques , oude la palestre. Il ne faut point faire distìculté de se ser-vir de ces mots dans des ouvrages ssérudition. Lesexercices qui dépendent uniquement des mouvemensdu corps, peuvent íe réduire à deux genres, l’Orches-tricque & la Paleflrique. Burette, Mém. de l’Aca-démie des Belles Lettres , T. I, p- 21 /. Les exerci-ces compris sous le genre Palestrique , sont le pugi-lat, la lutte, le pancrace, la course, le saut, le dis-que , l’oplomachie, &c. On les nommoit palestriques,parce qu’ils avoient tous pour scène, cette partie desgymnates que l’on appeloit palestre , qui tiroir sonnom du mot Grec vrá a« , lutte, l’un des plus anciensde ces exercices.
PALESTROPHYLAX. f m. Le Gouverneur de laPa-etre, celui qui gouvernoit les jeunes gens qui s’yexerçoient ; qui présidoit aux exercices palestriques,comme parmi nous l’Écuyer d’une Académie. Pahts-trop y ax. On 1 appeloit austì Xystarque. Hippocratekyiomme paUfirophylax. Epydern. L. VI, Secl.
Ce mot est Grec composé de palefir
í de ^ , gardien. Gardien de
Palestre. Nous disons chartophylax , pourquoi ne cnons-nous pas pa.leJtroph.ylax .<*
Tome VI.
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Je croiroís d’après cela, que le mot de paleftrophy-lax désigne simplement un Officier subalterne com-mis à la garde de la palestre, une espèce de concier-ge ; & qu'ainsi on a eu tort de l’attribuer au Directeurde la palestre, au Gymnasiarque, qui étoit un person-nage fort important.
PALET. s. m. Sorte de jeu. On y joue avec des écus, oudes morceaux de fer, de pierre, de tuiles, &c. qu’onjette par terre , à une certaine distance , & celui quiapproche le plus près du but gagne le coup. Apollon,disent quelques-uns, en jouant avec Hyacinthe sonmignon , le tua par mégarde d’un coup de palet.D feus. Le difeus étoit une machine d’airain plate &ronde, qu on lançoit en Pair avec autant de force quedadreilc. Elle etoit large d’un pied, 011 plus, puisquec’est sur cette machine qu’on apporta à Hérode la tê-te de Saint Jean-Baptiste. Misson, dans son Voyaged’Italie , nous eu donne deux qu trois estampes. Dìcì.des Arts, 1731. Il y a austì dans la première par-tie du second tome de Fantiquité du Pcre de Montfau-con , planche , n. 6,7 & 8 , trois disques gra-vés, avec cette explication,/,. 141. Ce disque étoitcomme un plat, ou un basiìn, où l’on mettoit les vian-des tìes victimes. Le difeus , dit Isidore , s’appeloit ci-devant Jfcus , parce qu’il avoit la forme d’un écu : de-là vient aussi lecuelle qui en est un diminutif, & quilui est austì semblable. Il fut ensuite appellé difeus ,quod det escas , parce qu’il donne ou présente lesviandes. Chacun lait qu’il faut avoir peu d’égard à cesétymologies, & que le témoignage des Anciens,comme d'Isidore & de Varron même , ne les autoritéguère. En Languedoc, on appelle aujourd’hui la defque,un grand panier d’oíìer fort large & peu profond : il ya apparence que ce nom vient de dfeus , qui étoit ungrand basiìn bas & fort large.,
Ménage dérive ce mot de l’Arabe palat , qui signi-fie lapidibus sternere j d’autres le derivent de pal&-flra.
PALETER. v. n. Terme de jeu de Palet. Faire glisser lepalet fur la terre. Ce mot fe dit familièrement pour,jouer frequemment au palet. Il ne fait que palcter.
Paleter , íc dit dans quelques provinces pour galoper,8c alors il vient de pas , comme qui diroit, redoublerextrêmement vîte le pas.
PALETOT. í. m. Espèce de juste-au-corps d’étosse gros-sière , & sans manches, dont sont vêtus les paysans, 8 cparticulièrement en Espagne. Palla. Il ne vient quejusqu’aux genoux. Borel écrit paletot , ou palthot, êcdit que c’est un vieux mot, qui signiíioit habit de gensde guerre, ou sorte de manteau.
Ce mot vient du Grec w'aIk , dont Strabon faitmention. C’étoit autrefois un habit de Gendarmes.Du Gange le dérive d tfaldones j d’où l’on a fait de-puis paldones , pour signifier des vêtemens de laine ;ou de palla , qui étoit un vêtement des Anciens. Il y aplus dsiapparence qu’il vient immédiatement de l’El-pagnol paletoque , qui signifie la même chose.
On donne austì ce nom à une tulipe bigarrée de di-verses couleurs.
PALETTE, f. f. Petit battoir, ou instrument de bois,plat & en ovale , & qui a un manche. Il sert aux en-fans à jouer au volant. Palmula lusoria.
Ce mot vient du Latin paleta.
Palette , est austì un instrument qui sert aux Peintres,sur lequel ils ont diverses couleurs toutes prêtes pourpeindr c. Palmula picloria. C’est une petite p ancreovale fort polie , & fans manche, qui est troupe parun bout, afin d’y passer le pouce ppui a tenir.
fr O11 dit de certains tableaux, qu'ils íentent í palette;c’est-à-dire, que les couleurs n cn font pas vraies, &que la nature y est mal caractérisée, que e cintre n apas sart d’éteindre ses couleurs, & qu il les donne trop
f£FLes’linprimeurs appellent palettes, ce qui leur sertà relever l’encre , & à 11 raslemblcr en un tas fur leurencrier. Pahmla atram.nta ia.
|yx Les Relieurs appellent austì palettes , plusieurs pe-tits fers ou outils qui fervent à dorer. Les Doreurs ontauifi des pinceaux ou petites brosses faites de poil,qu’ils
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