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Hoir des victimes humaines par Tordre de l’Oracle ;mais cette barbare coutume fut abolie, 8c réduite à desvictimes inanimées. Voye ç Palicène & Delles , quisortirent de terre à leur occasion.
PALIR. v. n. Devenir pâle. Expallescere. On rougit dehonte , on pâlit de colère. La crainte qui fait rougirest plus excusable que celle qui fait pâlir ■ celle quifait rougir, naît de la pudeur & d une honte modeste ;& celle qui fait pâlir , témoigne que tout le sang seretire au cœur pour en soutenir la foibleíse. M. Scud.Le récit de cette menace Ta fait pâlir. Il a pâli , quandon lui a apporté cette funeste nouvelle. Un criminelpâlit j à la préíence de son Juge.
La frayeur de la mort , des frayeurs la plus dure ,
N’a jamais fau pâlir ces fières Nations. Bréb.
Le plus affreux péril n a rien dont je paliífe. Rac.
Pâlir , se dit aussi figurément du ciel, de l’air.
La foudre fait briller f es éclairs en tous lieux ,
Fait pâlir la nature , &fait trembler les cieux. Bréb.
Pâlir , est quelquefois actif, 8c alors il signifie, rendrepâle. La fièvre tierce Ta beaucoup pâli. Le vinaigrepâlit les lèvres. Ac. Fr.
PALIS. s. m. Petit pal pointu dont on fait des clôtures,quand 011 en arrange pluhcurs ensemble, comme íontceux dont on fait les parcs des Bergers, ou des lepara-rions dans des bois, des cours & des jardins. Le loupest entré dans ce parc, à cause qu il a trouve un palisrompu. On ferme de palis Teípace où Ton a coupé desbois dans quelque triage, pour le mettre en défensecontre les bêtes.
Palis s’est dit aullï pour clôture de paux , ou de pieux ,palillàde. Crebifurum vallum ex suris feu sudibus. Cemot le trouve dans Perceval. Borel.
PALISSADE, f. f. Terme de Fortification. Clôture faiteavec des pieux fichés en terre, gros de huit à neuf pou-ces , longs de neuf piés enfoncés en terre de trois.Vallum j vel vallus. Elle sert à fortifier les avenues despostes ouverts, des gorges, des demi-lunes, le fonddu folié, & le parapet d u chemin couvert. Sur lc ta-lus des ramparts, íur le sommet des dehors, il y a despalissades à plomb ; d’autres qui font inclinées fur leterrain, asm que les cordes qu’on y jette pour les ar-racher , coulent 8c n aient point de prise. On les as-semble aullì avec des travcrlìers.
On appelle quelquefois palissade , un pieu de la pa-lissade. Il fut blessé en regardant entie deux palis ades.Ac. Franc.
$CP On fait auílì des palissades avec des perches ou despales, pour enclorre un héritage.
Palissade, en termes de Jardinage, est une rangéed’arbres plantés à la ligne le long des allées ou contreles murs d’un jardin , dont les branches qu’on laillecroître dès lc pied font une eípècc de haie qu’on tonddetems en tems avec le croissant. Series arborum muroapplicitarum. Les palissades de charme font celles quiviennent les plus hautes, 6c qu’on rend les plus unies.On fait de petites palissades avec des ifs, des buis, dela charmille, &c. pour les allées ; 8c des palissadesà hauteur d’appui, avec du jasmin , des grenadiers,Sc ssir-tout du tìlaria qui est très-propre pour les pa-
lilíades de moyenne hauteur.
Ìf7' On appelle palissades crénelées, celles qui sont ou-vertes d’elpace en espace , en maniéré de crenaux au-dessus d’une hauteur d’appui.
Les palissades fort hautes rendent les ahees tristes,& les font paroître étroites.
Palissade , étoitauífi une partie de la cocssure des fem-mes. C’étoit un fil de fer qui servoit à faire lever le de-vant de la cornette, 8c qui se mettoit sous la cornette.Une palissade bien faite.
PALISSADER. v. a. Entourer une fortification depalillades. Vallo munire. Ce camp est bien fraisé 8c
■ palissade. Fraiser & palijfader une demi-lune.
jjfîr Palissader, signifie aullì dresser des palillades au-
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tour des murailles d’un jardin, d’un parc. Acad. Fr.Former une clôture avec des pales , ce qui fait une pa-li fade scche. Voye7 l Palis.
Palissade, ée , part.
|íCF PALISSAGE. 1. m. Terme de Jardinage. L’action depalisser un arbre , ou ce qui sert à le palisser. Vers lami mai on pince 8c on arrête plusieurs branches nou-velles qui pourroient affoiblir le pêcher, ou lui faireprendre une mauvaise figure, ce qui lc corrige ailé-rnent par le palissage qui doit suivre de près. Traité dela cuit. du Pêcher.. Voye ç Palisser.
PALISSAIRE. adj. Les Antiquaires donnent le nom dePaliffaire à la couronne dont on récompenso'it ceuxqui forçoient les premiers la palissade des ennemis.On la nomme plus communément Vallaire. M. de laRoque la nomme Palis aire. Les couronnes triompha-les, paliffaires , murales, le chêne & le laurier donton couronnoit les vainqueurs, de même que les tro-phées d’armes, & tous les feux, íont les attributs dela guerre. La Roque.
PALISSANT, ANTE. adj. Qui pâlit. Pallescens , expal-lescens. Les Sorciers se vantent de rendre les astresy>ú-lijjans par leurs charmes. Il n’est pas d’usagc.
AéT PALISSER, v. a. Terme de Jardinage. Lier ou arrê-ter les branches d’un arbre, dont on veut Etire un elpa-lier, à des pieux, à un treillage. Arbores palo adjun-gere palare . On ne sauroit former un espalier sans lepalifjer. Le petit jonc vert de marais est ce qu’il y ade meilleur pour palisser les pêchers. Le grand art con-siste à arranger également les branches à droite & àgauche, enlòrte que le treillage soit entièrement cou -vert. Il ne doit y avoir rien de confus, ni de vide,ni de croisé. On doit éviter, autant qu’il est possible,les trop grandes courbures des branches, qui géne-roient trop la fève, & feroient pousser de faux jets àTendroit du coude, qui aífoibliroicnt la branche prin-cipale.
ffT On palisse ordinairement au mois de mai pour lapremière fois,& en Juillet pour la seconde. En généralil est mieux de pâli fier toutes les fois qu’il y a desbranches assez longues pour se rompre ìì on ne leslioit pas.
Tous ces mots viennent du Latin palïciata^ paircium , 8c palus , pau , Sc palata.
Palissé, adj. m. Terme de Blason, qui se dit des piècesà paux, ou fasces aiguisées, enclavées les unes dans lesautres.
PALIfiSEUR. f. f. Vieux mot. Pâleur. Pallor.
De palisseuí ne de maigreffe. Rcm. de la Rose.
f|CF PALISSON, que quelques-uns nomment aussi paisson. f. m. Terme de Mégillìer. Espèce d’instrument defer plat & poli, planté debout dans un pieu, doncles Chamoileurs se servent pour ouvrir les peaux ;c est-à-dire, pour les rendre plus douces 8c plus mania-bles , en les passant les unes après les autres fur cetinstrument.
|T3Talisson, terme de Forêts. On appelle ainsi du boisrefendu, dont on se sert pour garnir les entrevoux dessolives , 8c quelquefois pour barrer les futailles.PALISTEAU. Voye^ Palesteau.
PALIURE, f. m. Arbrisseau qui croît quelquefois à lahauteur d’un arbre, 8c dont les rameaux font épineux.Paliurus. Ses feuilles Iont presque rondes, pointues,de couleur verte-brune, tirant íur le rcuge. Ses Heursfont petites, jaunes, composées ordinairement cha-cune de cinq feuilles disposées en rond. Son fruit esten bouclier releve fur le milieu , délié aux bords, 8Ccomme membraneux. On trouve dans le milieu de cefruit un noyau osteux, sphérique, divisé en trois loges»-dans chacune desquelíes il y a ordinairement une l' e 'mence presque ronde, lisse , de la couleur de la grain 2de lin. Les racines 8c les feuilles du paliure font astri' 1 'gentes, fa semence est singulière contre la pierre 8c 1*gravelle.
PALIXANDRE. s. m. Espèce de bois violet propre aUtour & à la marqueterie. Ce font les Hollandois q UIenvoient cette forte de bois aux Marchands Epi cierî