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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Droguistes de Paris. Il est ordinairement débité en detrès-grosses bûches. Le plus beau est celui qui est leplus plein de veines, tant dehors que dedans, 8c quia le moins d’aubier.

PALLA, f. f. Terme Latin dont se servent les Antiquai-res. Palla. Cetoit le manteau que les Dames Romai-nes portoient par-dessus leur robe appelée Stola. Ellesleportoient fur l’épaule gauche; & passant del’autrecôté , & par l’autre bout tous le bras droit, les deuxbouts se replioient sous le bras gauche, laissant la poi-trine & le bras droit découverts. Elle faisoit beaucoupde plis, qu’on appeloit des rides, 8c c’est-là, selonVarron, la raison pour laquelle on 1 appeloit palla ,parce qiselle étoit fort mobile, de ■nx.XKu , vibro , qua-tio, agito. Voye\ Pitiscus fur ce mor.

PALLADE, PALLAS, s. f. Les habitans de Thebes enEgypte j donnoient ce nom à de jeunes filles qu ilsconlacroient à Jupiter. Pallas. Strabon , L. XVII,8c Eustathius, fur le premier Livre de lTliade, & furle XIII e Livre de l’Odiflée , parlant de ces Pallas, oude ces Palladcs. il y a de l’apparence qu’elles étoientainsi nommées, parce que c croient de jeunes filles.Car náÁÁaç avec 1 accent fut la pénultième lignifie rive,selon Eustathius sur\Homère,p. 141 p 8c 1742. Celaétant, il faut corriger Strabon, & au lieu de ilaMaJar,liren«A Àaìaç. La Pallade étoit une des filles les mieuxfaites, & des plus nobles familles de la ville. La consé-cration qu'on en faiíoit étoit abominable. Elle se pro-stituoit d abord à tous ceux qu elle vouloir, après celaon la don noir à son mari ; mais avant que de la luidonner, & pendant qu’elle se prostituoir, on la pleu-roit comme morte. Strabon, L. XVII ,p. S16.

PALLADE, s. m. Nom d homme. Palladius, Voyez austìPalais.

PALLADIUM, s. m. Statue de Pallas, que son conser-vent àTroye , & de laquelle dépendoit le fort de cetteville. Palladium. On diíoit que pendant qu’on bâtif-soit à Troye une citadelle à l’honncur de Pallas,& qu'on lui construisoit un Temple dans le lieu leplus élevé de la citadelle, le Palladium tomba du cieldans ce temple, & y choisie la place que Pallas y vou-loir occuper. Ensuite Apollon rendit un oracle quiportoit que Troye seroit prise, quand cette statue dePallas sortiroit hors des murs de la ville ; ce qui fitentreprendre à Diomède 8c à Ulisse de l’enlever. Voye\Hérodien ,L.I, c. 14 • Eustathius fur Homère ,p. S4,627 SS2,& 141 p; Virgile,, Eneïd. L. II,V.i 63.On disoit autrefois a Rome que l’on y conservent dansle temple de Vesta une statue de Pallas, que l’on pré-tendoit etre le Palladium de Troye , apporté en Italiepar Enee ; & qu’il étoit parmi ces choses sacrées , quiíe gardoient dans ce temple , 8c n’étoient connues quedes Ministres du temple 8c des Vestales. Voye ^ Vives,fur S. Augustin , de Civit. Dei, L. 1 , c. 2. Cette sta-tue paísoit austì pour être le destin de Rome, & l’onen avoir fait faire plusieurs toutes íemblables, aveclesquelles on l’avoit confondue , afin qu’on ne pût 1 endistinguer pour l’enlever. Tite-Live, L. XXVI. Lam-Ptid. dans la vie d’Élagabale, c. 6. Il y avoir austì dansla citadelle d’Athènes un Palladium que Nicias yavoit placé & consacré. Vives cité. Ces Palladiumetoient des espèces de Talismans. Outre les Auteurscités, voyei Rosin , L. II, c. 12. On voitau reversde quelques médailles antiques, Enée portant fur unhras ton perc Anchise , &: sur la main de l’autre bras le

P A T a J l f dlum avec Ascanius , qui porte lés Dieux Pénates.- AGE. f m. Terme de Coutumes. Droit dû à quel-ques Seigneurs pour chaque bateau qui aborde encur seigneurie. Pallagium. Ce mot íe trouve dansDe L 16 ) OU ° e neu ^ âes Maîtrises du Châtelet, fol. 4.Vov AuRlI ^ 1< - e * En quelques endroits on dit Pellage.

T U páF s? -^r G 1r; qui fil , m u S uc,, c 4

1 ,’k‘j‘ì'jÌ P 1 ’ Mythologie. Ci-rem Thésée ’ Té 8 ’ q “‘ C01imignl

PALLANTIUS. Ter mcd n e e ^tl 3 e. Sttmom c,„e fo„

onnoit upiter. Pallantius . Jupiter Pallandus étoit

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le Jupiter de Trapézunte. /Ajj'í^Saumaise sur Solin,P- 13 -

PALLAS, s. Autrement Minerve , Pallas , vel Minerva.Terme de Mythologie. Déesse , fille de Jupiter, ducerveau duquel elle íortit toute armée , ce qui la fitregarder comme la Déesse de la Guerre. On lui attri-bue austì l’invention de beaucoup d’Arts ; ce qui la fitregarder comme la Déesse des Sciences.

Quelques-uns prétendoient, qu’elle étoit ainsi nom-mée, parce que dans le combat contre les Géants, elleen tua un nommé Pallas : d’autres, pauce qu’elle étoitsautée aonruth-ro de la tête de Jupiter ; d’autres, parceque Semelé ayant été tuée du foudre de Jupiter, 8cBacchus qui n étoit encore qu’un embryon, étant endanger de périr , elle le remit tout palpitant dans lacuiíle de Jupiter, ^aXKtgp. Ivw toV t« àpiÇxú l uarrGç 3 x a P~dYss’ wiyr.t , t a Ai/. D autres de Pallas, nom d’un lacd’Afrique ; d autres de ce qu elle sautoir íìir 1 ennemià la guerre, ìWtc. D’autres de stVaa w , manier, lan-cer un dard, ou une hafte. Toutes ces étymologies fontfabuleuses 8c ridicules. La dernière est plus selon lesrègles de la Grammaire. Quelques-uns le tirent del’Hébreu sb2 , palais, en Latin agitare , parce qu’ellemanioit le dard & les armes , agitabat hafiam ; oubien de nb /3 , palah , être admirable. Celles-ci ne fontpas plus certaines que les précédentes.

Pallas, f. f. Terme de fleuriste. Tulipe pourpre & blanc.Morin.

PALLÉ. Terme de Blason. Se dit d’un écu chargé de plu-sieurs pals. Palatus. P allé d’argenr, d’azur ; pallé dehuit pièces d’or 8c d’azur.

PALLE. f. f. Terme d’ancienne Liturgie. C’étoit un tapisou une toilette de foie dont on couvroit l’autel. Palla.Le Prêtre ayant mis ce qu’il falloit fur Laurel, le cou-vroit de la palle, qui étoit un tapis ou toilette de foieassez grande pour couvrir l’autel entier. Fleury.

PALLE, PAUCHE. f. f. ou CUILLIER. f.m. Nom d’unoiseau. Albardeola , ou plutea. La palle a la taille pluspetite qu’une oie ; son bec est long de neuf pouces ,8c entièrement noir, avec quelques taches, qui fontde couleur de rouille ; au-dessus il est comme dunesubstance de cuir 5 au commencement il est de la lar-geur de deux doigts un peu courbé en arc -, au milieuil n’est que de la largeur d’un doigt, ensuite de quoiil va s'élargissant jufqu’à l’extrémité, où il est de la lar-geur de trois doigts , 8c est fait comme une cuilliertoute ronde, dont l’extrémité de la partie d’en haut estun peu courbé en-bas, & par le dedans il y a des lignes8c des bosses qui font creusées : toute fa circonférencefe voit environnée d une entaille ou incisure qui estfaite comme une ligne de part & d’autre ; le dessusdu bec est un peu plus large que le dessous, ion cou estfort long, le reste de son corps est blanc comme uncygne ; ses jambes font brunes , ou plutôt noires ; unepartie des cuisses est dénuée de plumes, entre les doigtsde ses piés il y a une membrane , qui ne s’étend pasbeaucoup , 8c qui est au commencement de leur sépa-ration jusqu’à leur milieu ; sa queue est longue de septdoigts ou environ. L’on voit allez communément deces espèces d’oiseaux lur les bords de la mer Océanne »principalement vers les côtes d’Angleterre, auilî-bienque le Héron blanc ; il ne s’en voit presque jamais dansles marais qui font proche de la mer Mediterranee ; ilseroit semblable au Héron blanc, sans son bec qui estrond à l’extrémité & large.

Bellon dit qu’il y a des palles de deux espèces, dontla plus grande se nomme pauche, 8c l’autre est pluspetite , appelée palle ou cuillier-. elle compose son nidde buchettes sur la sommité des hauts arbres, prés dela marine, principalement lur les confins de la Bre-tagne 8c du Poitou ; elle eleve jutqu a quatre petits,dont le goût est assez délicat pour ceux qui aiment le

goût de la sauvagine.

Aristote dit que ces sortes d’oiseaux cherchent leurvie dans les marais, dans les prés, & dans les champs,8c vivent de poisson de toutes elpèces.

L’on dit de cet oiseau, ou’il remplit son estomac depoisson à écaille; & après íes avoir cuits par fa chaleurnaturelle, il les vomit, & sépare la chair des écailles.