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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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(Jet oiseau est très-vorace, Sc Pou en a vu un à Ver-sailles avaler jusqu a douze ou quatorze carpes qu onlui jeta.

L’on rapporte aussi qu’il pille les autres oiseaux demer qui vont à la proie du poisson, & les presse telle-ment avec ion bec , qu’il leur fait rendre gorge. Quel-ques-uns Rappellent pélican de mer.

PALLÈNE. s. f. naÀÀw'Jt. C’étoit le nom d’une Détnar-chie ou Intendance dans le territoire d’Athènes. Elleappartenoit à la Tribu Auliochide.

PALLÉNIDE. adj. f. Terme de Mythologie. Surnom deMinerve. Pallenis. Il y avoir un Temple de MinervePallénide , entre Athènes & Marathon. Hérod. L. 1 .c. 21.

PALLER. Vieux verbe neutre. Parler. Loqui.

Sous & fus par tot aller ,

Et devant les Barrous palier.

Rom. de la Rose.

Souvent pour adoucir la prononciation, notre Lan-gue a changé IV en /.

PALLETER. Vieux verbe neutre. Escarmouches. Le-viter purgare , velitari. Ce mot se trouve dans Frois-sard.

PALLETIE. s. f. Vieux mot. Escarmouche. Pugna levis ,velitatio.

PALLIATIF j IVE. adj. Qui ne fait qu’adoucir, ou gué-rir le mal en apparence.’ Remedium demulcens. Les re-mèdes palliatif ne font que starter le mal, il faut allerà la source, à la cause, pour le guérir.

ffT On le joint ordinairement avec ces mots , guérison,cure, remède. Une guérison palliative ne fait quesoulager imparfaitement, Sc assoupir le mal, sans endétruire la cause; le cacher, le couvrir, du mot pal-lium , manteau qui sert à cacher.

Palliatif. Il s’emploie aussi substantivement. Ce remèden’est qu’un palliatif. A c. Fr.

|syPALLIATION.í. f. Excuíe, adoucilîemcnt, déguise-ment d’une faute. Fucus , di(simulatio. On a beau userde palliations , la vérité se découvre ; lenormité ducrime subsiste toujours. On ne le dit guère que dans lefiguré.

Palliation, se dit aussi des subtilités , ou des distinc-tions que l’on emploie pour faire voir qu’une choseque l’on croit méchante ou défendue ne lest pas. Fal-lacia^ fucus. Ne fussifoit il pas d’avoir permis aux hom-mes tant de choses défendues, par les palliations quevous y apportés ? Pasc.

fsT Palliation , en Médecine,signifie Radoucissement& la modération de la douleur & des symptômes lesplus violens. Les Médecins se bornent là quand ils nepeuvent pas découvrir la cause du mal, ou la détruire.

PALLIE, adj. Vieux mot. Pâle, blême, défait. GloQ.furMarot.

ìfT PALLIER, v. a. Adoucir, excuser, déguiser une fau-te. Couvrir une chose qui est mauvaise , en lui don-nant quelque couleur favorable. Dissimulare , excusa.-re. U a pallié son crime avec tant d’adresse, qu’ila faitentériner sa grâce.

Ce mot vient de palliare , formé de pallium ■ com-me qui diroit, couvrir de son manteau.

ifT Pallier , en Médecine & en Chirurgie. C’est neguérir qu’en apparence ; faire cesser les symptômes ap-parens, fuis détruire la cauíe du mal. Les Charlatansne font que pallierle mal qu ils parodient guérit.

Pallier, se dit aussi au figure. Obtegere , velare. Cestraités de pacification n’ont fait que pallier le mal,Sc ne Pont pas guéri. La Philosophie des Sages du Pa-ganisme ne détruifoit point les vices, elle ne faiíoitc,ueles pallier. M. Est-.

£fCT Pallier, vieux f. m. Parleur. Loquax , qui loqui-tur.

PALLIO, f. m. Terme de Marine. Le pallio d’une ga-lère , est la chambre où Pon met l’Écrivain. Scriba ,ou Notarii cubiculum in triremi. On écrit Paileo.Voye^ ce mot.

PALLIS , ou PASLIS, vieux f. m. Mur, muraille. Glojs.sur Marot.

PAL

PALLITIUM. f. m. Terme d’Astronomie. C’est une étoi-le de la première grandeur , qu’on appelle autrementl’œil du Taureau, parce qu’elle est dans la tête de cet-te constellation. On la nomme aussi Aldebaram. Voy.ccs mots.

PALLIUM, f. m. Est un ornement pontifical, propreaux Souverains Pontifes, Patriarches , Primats Sc Mé-tropolitains , qu’ils portent par-dellus leurs habits Pon-tificaux en ligne de Juridiction. Pallium Pastorale.11 est fait en forme de bande , large de trois doigts, quientoure les épaules comme de petites bretelles , ayantdes pendans longs d’une palme par devant Sc par der-rière , avec de petites lames de plomb arrondies auxextrémités , couvertes de loie noire avec quatre croixrouges. Il est fait d’une laine blanche tondue fur deuxagneaux, que des Religieuses de Sainte Agnès offrenttous les ans le jour de fa fête , pendant qu’on chanteà la Messe 1 ’ Agnus Dei. Ils font reçus par deux Cha-noines de l’Eglife de Saint Jean de Latran , qui les met-tent entre les mains des Soudiacres Apostoliques. Cefont eux qui ont loin de les faire paître & tondre enla saison. Il n’appartient qu’à eux de faire ces palliums ,qu’ils portent enluite fur les corps de Saint Pierre & deSaint Paul au grand Autel de leur Égliíe, fur lesquelson fait des prières toute la nuit, comme il est dit dansle Cérémonial Romain. Quelques-uns croient que cefut le Pape Linus qui en introduisit Pillage, connuedit Euíebe de Césarée , & que comme séphod étoit lamarque d’autorité des Prêtres de la Synagogue , le pal-lium le fut de même de celle des Prêtres Chrétiens.D’autres ont observé qu’il n’en est point fait men-tion jusqu’en l an 3 36. D’autres enfin croient que cefut Constantin le Grand qui Raccorda au Pape Sil-vestre , d’où il est venu aux autres Patriarches Sc Ar-chevêques. Il n’appartient proprement qu’au Pape d’ac-corder le pallium, quoique quelques Patriarches Raientaccordé à leurs suffragans , après Ravoir eux-mêmesreçu du Siège Romain. Autrefois le Pape envoyoit lepallium à quelques Evêques les Diocésains, auxquels ilcommuniquoit beaucoup de son autorité. ìls croient lescollatéraux du Pape , Sc comme les Patrices à 1 égarddes Empereurs. Le premier des Evêques de Rrance quile reçut, fut Vigile , Archevêque d’Arles, afin d’avoirla préséance sur les autres Evêques, en faveur duquelChildebert II écrivit au Pape Saint Grégoire, commedit Pasquier. Grégoire I. lui donnoit pouvoir sur toutela Gaule, & j’etablilîoit comme Vicegérent du SaintSiège. Quelques Archevêques ont entouré leurs armoi-ries du pallium en forme du collier de l’Ordre , parceque c’est la marque particulière de leur dignité. Autre-fois il falloir l’ailer quérir à Rome en personne ; en-suite on en a envoyé par les Légats du Pape ; &: enfinon en a envoyé demander par des gens exprès aveccette formule : Infanter , instantius , instantissime. UnMétropolitain, avant que d’avoir le palliùm , ne peutpas consacrer des Evêques , dédier des Eglises, & êtreappelé Archevêque , Sc lorfqu’il étoit transféré, il fol'loir qu’il demandât le pallium de nouveau ; & jusques- •là il ne pouvoir tenir de Synode, ni faire d’autres fonc-tions Pontificales. On enterroir les Archevêques avecleur pallium , Sc on l’ôtoit à ceux qui méritoient d’êtredégradés. Quelquefois l’ufage du pallium a été restreint& renfermé en certaines occasions Sc cérémonies, niayant que le Pape qui ait droit de le porter toujours SCen tous lieux. Quelquefois le Pape Pa envoyé à desEvêques personnellement, mais avec quelque formuleparticulière , rapportée dans le Liber Diurnus /M'manorum * Pontificum , du Pere Gantier. Quelquefoisil a donné ce droit à des Eglises particulières. Chez le*Grecs tous les Evêques portent le pallium. Quelque*Auteurs l’appcììcntsuperhumerale. Il est parlé dansplsssieurs titres anciens d un pallium , qui étoit un hab’ clong, semé de plusieurs croix ; Sc Tenullicn témoig nCque c’étoit l’habit des Chrétiens, Sc que celui desPaïens s’appeloit toga. On Ra dit aussi d’un habit pro-pre aux Moines , d un voile de Religieuse, & du drapqu’on étend pendant la Messe sur les gens qu’on ma-rie, qu’on a depuis appelé poste. Le pallium ne íe P or *toit point aux processions ; Sc Saint Grégoire trouva

fort