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la palme est prise pour la fécondité 3 parce que le pal-mier en est le symbole, à cause qu’il fructifie conti-nuellement jusqu’à la mort, comme dit Libanius enson éloge. Auih Artémidore , L. I, c. pj. Sc Achmet.c. i ji y disent que le palmier vu en songe , prognos-tique une future lignée d’enfans mâles qui vivrontlong-tems. Tristan , T. 1 3 p. 480. Au revers d unemédaille de Tétricus, une Dédié debout tient unepalme par le milieu 3 Sc de la main gauche une corned’abondance : f inscription est, Salus Aug. d’où Tris-tan conclut, T. III j p. 226 , que la palme est le sym-bole de la conservation del’Empire, astermi par quel-que victoire, ou le íymbole de la lanté. Enfin, la pal-me , étoit le symbole de la victoire. Aux jours de triom-phe on mettoit une palme à la main du victorieux.César étant sur le point de livrer bataille à Pompée ,apprit qu’il étoh lortit tout-à-coup une palme de labase de la statue qu on lui avoit dédiée dansle temple dela Victoire j & prit cet événement pour un heureuxprésage.
ftCT Dans le Blason, on accoste les écus souvent par despalmes , tant ceux des hommes, que des femmes,comme étant des symboles de 1 amour conjugal, queles Anciens ont représenté par des palmes mâles & fe-melles.
ICTPalme, se dit figurément en Morale, dune victoire,ou d un avantage remporté en quelque combat, àcause que la palme en étoit autrefois le symbole. Vic-toria vel pugn& palma 3 quia palma ejl vicions, fignumfeu symbolum. Les Poètes promettent des palmes auxConquérans. ils couronnent les Amans de palmes Scde myrtes. S’il veut des palmes , qu’il les cueille envotre sein. Malh. Muses, à vos soins immortels ilconsacre ses palmes. Segrais.
Une palme fi vulgaire
N’ ejl pas pour un tel Champion. Voit.
ffT Remporrer la palme, c'est remporter la victoire ;ce qui te dit non-leulement des avantages qu’on rem-porte dans un combat ; mais encore de ceux qu’onremporte dans une dispute, dans une contestation.Palmam ferre.
fssfEt en parlant dc la mort que les Martyrs ont fouffertepour la confelîíon de la foi, on dit dans l’Églisc, qu’untel Saint a la palme du martyre , Sc en ester, on lui metune palme à la main. Martyrii feu vicions palmam re-portavit.
Palme , est auffi un ornement d’Architecture. Palmula.Elle íert d’attribut à la victoire Sc au martyre.
Palme-Marine. s. f. Plante à demi-pctrifiée , qui est uneespèce de lithophyte. Foye% Panache de mer ; c’est lamême chose.
Palme. f. m. Pan, ou eirmam ; mesure Romaine, qui serapporte à la longueur de la main , quand elle est éten-due autant qu’elle le peu t ctre , parce que la paume dela main s appeloit palma ,fpitama. Le palme antiqueRomain etoit dfctm.it pouces íix lignes Sc demie. Lepalme est de ditiercntcs longueurs, suivant les pays.Dans les lieux où le palme Romain moderne est enusage, il contient environ huit pouces Sc trois lignes.A Gènes la mesure des longueurs s’appclle palme,Sc ilfaut quatre palmes Sc quatre cinquièmes pour faireune aune de Paris. Le palme des Grecs est de neut pou-ces deux lignes. On s en íert en Languedoc.
Palme. Port de Palme de Sant-Iago. Voye \r Jacques.
PALMES (La Congrégation de la Tour des). Nom du-ne Congrégation de Religieux, qui fut 1 une de cellesdont on forma , par leur réunion, 1 Ordre des Her-mires de Saint Augustin. P. Hélyot , T. III , c. 2 ,p. 12.
fJCT PALME. adj. Terme de Botanique. Palmatus. Quirelfemble aux doigts d’une main ouverte. On le ditdes feuilles & des racines. Radices palmais', qui sePartagent comme une main ouverte. Linnarus appli-que le terme de palmatum aux feuilles dont les dé-coupures font semblables aux doigts d’une main ou-verte ; mais nous réservons ce mot, dit M. Duhamel,pour les feuilles composées, Sc dans l’occaiion pré-
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fente, nous employons le terme de digitatum , qui, téla vérité , convient à toutes les découpures profon-des qui laissent entr’cllcs des appendices longs, qu onpeut comparer à des doigts , ce qui distere peu du la-ciniatum , qui indique des íìnus qui s’étender.t juí-qu'au milieu de la feuille. Mais ce qui .aractèriseleslaciniées j c’est que les lobes font encore découpés. Siles lobes font peu découpés, on se sert du mot sinua-tum 3 d’où dérive finuato dentatum , quand les lobesde ce côté font étroits, ayant leur pointe tournée ducôté du bout de la feuille opposée à la queue ; car licette pointe étoit tournée du côté de la queue, onnommeroit cette feuille retrorso finuatum.
PALMÉE, ou PAULMÉE. Terme de la Coutume dcMons , c. 12 j Sc de la Salle de Lille, titre des Exécu-tions, Art. 8, 10, 2j. Licitatio. Selon Ragueau»Conductio : Rédemption , scion l’explicauon de M- è cLaurière, rapportée ci-après. Vendre par enchère depaulmée en la Coutume deTournay , au Titre des hé-ritages partables, Art. 3 , font les enchères qui se touten bail à rente , ou en vente d’héritage, forte quajipalma data plus licitanti. Raguf.au ; mais mal. Lespalmées ne font pas enchères , ni les palmans enche-rilleurs; Sc palmée ne vient pas du mot palme pris pourrameau, comme l’a cru Ragueau. De palma , faitduGrec , ou -naxlpct , qui signifie la paume de la
main, on a fait paumoyer Sc paumer 3 pour manier SCprendre quelque chose. Les paulméesíont donc, pou)'anili parler , des prises dc maisons & d’héritages arente , Sc les palmans font les preneurs ; ce qui paraîtévident parla Coutume de Haynaut ,p. p 3 de séditionde Mons, 166;, qui appelle arrentans les bailleurs àrente, Sc palmans les preneurs. Ainsi la palmée 3 oi*paulmée , est la prise de la maison à rente. Ces motsne te trouvent pas seulement dans les Coutumes deFlandre, mais encore dans nos Praticiens , coffi® 5dans Beaumanoir, ch. 44 3 p. 24s. De Lauriere.
PALMER les aiguilles. C’est les applatir avec un mar-teau íur l’enclume , par le bout opposé à la pointe >pour commencer à en former le chas ou le cul.
PALMER. Voye ^ ZoAR.
PALMETTES. f. f. pi. Petits ornemens d’Archirectu-re, en forme de feuilles dc palmier, qui te taillent tinquelques moulures. Palmuls.
PALMIER, f. m. Arbre qui vient en Egypte , & dan sles pays chauds. Palma. Il est fort haut, & il a u' 1tronc écaillé qui ne produit des brandies qu a fa cimf’lesquelles se tournent en rond, parce que leurs extré-mités panchent vers la terre. Ses feuilles font longues»doubles , &; étroites comme une épée. ]1 jette sorc eHeurs, attachées à une queue fort mince, qui vienneseu grappe, Sc rdlemblent à celles du safran, si cessesqu elles sont moindres, Sc blanches. Il porte un fr lllt:qu’on appelle Dacles, Sc par corruption Datte- Mpalmier femelle ne porte point de fruit, s’il n est phf eauprès du palmier mâle. Voye-q Dioscoride , Matina-le , Pline Sc Theophraste, |ff ou s’il en porte, il estmauvais goût, fans germe Sc fans noyau. C’est pour-quoi on plante toujours un palmier mâle auprès d eSpalmiers femelles, ou bien l’on coupe une branchespalmier mâle, quand les sommets font épanouison atttache cette branche au-destus des branchespalmiers femelles. Le palmier femelle porte alorsfruits de bon goût Sc en abondance, parce que le vé’ 1 *)l’air agité porte la pouiìlcre des unes pour féconder p*graines des autres , à peu près comme il porteodeurs.
§CF Cette observation se vérifie sur toutes les plantes ss 1 *portent les Heurs Sc les fruits íur distérens pieds 0
c)H
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íur distérens endroits du même pied, pourvu qusoin dc couper les étamines avant que les ion ’ 1 ££Ssoient épanouis. Voye^ Sommets , Étamine , P ^ 1mâles Sc femelles, & les articles relatifs. , u -.
Les étrangers donnent le nom de palmier à de ^ ^bres sseípèces fort différentes, dont le plus excd e, ^ t j ale coco ; Sc les Indiens en font huit eípèces, d ° c > e st-cultivée est la meilleure ,qu’ils appellent fie
à-dire, excellent, en leur Langue. C’est lllie *bon goût, Sc fort faine , qui ne charge p 011