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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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>nac, quelque quantité qu on en mange. Elle esc disse-rente des palmiers qui portent les dattes, qui dans lesIndes ne portent point de fruit, mais rendent seulementune liqueur dont on fait du vin. Il y en a aussi une autreespèce dont on fait des parasols allez grands pour met-tre deux hommes à couvert- qui ne porte point aulli defruit. La mer porte auffi des cocos , qui croiflent fansculture aux îles des Maldives. Ils jettent fur les côtesleurs noix, qui font auffi grolses que la tête d’un hom-me. On tient que leur chair est souveraine contre lespoisons : ce qui fait qu’on en achetre quelquefois aupoids de Largeur. Il y en a une espèce nommée Maco-meira - qui est la feule dont le tronc se fourche une ouplusieurs fois. Son fruit est d’une odeur agréable ; ilaide à la digestion j & est bon contre les vapeurs deshypocondres. Il y en a une autre espèce qu ils appellentTrefulin 3 qui croît le plus haut de tous, Sc dont onpourroit frire des mâts pour les plus grands vaisseaux,s’il avoir assez de solidité. Cet arbre porte une goussepleine de seize noix, dont chacune est grosse commeles deux poings, qui font d’abord vertes, Sc puis decouleur de pourpre. On y trouve trois séparations plei-nes d un miel coagulé , frais & rafraîchissant, Sc fachair est d’un blanc pâle. U y a des feuilles de palmiersqui fervent à couvrir les palanquins ou litières, que lesoleil ni la pluie ne percent point. Il y en a d’autres quifervent de papier, fur lesquelles on écrit avec une poin-te de fer, & dont on fait des livres. Il y a auffi un pal-mier qui porte un fruit nommé Arec a , qui approchefort du Trejulin , qui est fort estimé des Indiens. Engênerai, le tronc des palmiers ne st pas fort solide.Leurs feuilles croissent au haut du tronc, qui tombent àmesure que l’arbre croît, sans y laisser d’autres vestigesqusim bourlet, au lieu où elles étoient attachées. FoyerCoco & Aríca. Extrait du Voyage du P. JéronimoLobo.

fCT La racine de palmier donne une excellente tremneau fer, & ses feuilles roulées fervent de torches, fortutiles aux voyageurs pour se défendre contre les ser-pens , qui font en grand nombre, & qui les attaquent,quand ris ne font point armés de ces torches.

Il y a dans l’Amérique une espèce de palmier qui sertà une nation qui est vers l’cmbouchure de la rivièred Orénoque, de maison & de sépulcre, Sc qui lui four-bit tout ce qui lui est nécessaire pour la vie. De lamoelle on tire une farine délicate qui lui sert de pain.Des branches Sc des feuilles on én compose une bois-son. Dans la vie de Christophe Colomb il est auffiparlé dune nation entière qui vivoit fur des arbres,° u elle s’étoit réfugiée pour éviter les tigres & sesennemis,

* Le coco ou cocotier est une espèce de pal-

™ier bien plus haut que les autres, & dont le tronc Scles branches font beaucoup plus grosses. Son fruit s ap-pelle auffi Coco j lequel ne paroît pas d’abord ; car l’ar-bre ne jette que deux ou trois enveloppes qui íe rom-pent a mesure que le fruit qu clic: enferment pousse &p°ffit. De son tronc fort une graine de la groílèur dum'as d’un homme, assez semblable au cimeterre desMaures. Cette graine s’ouvre, Sc fait paroît te une grap-Pssde 8 0 ou ioo noix , mais il n”y en a que 13 ou 14qui viennent à parfaite maturité. Sur le merae arbre onv °it quatre ou cinq grappes de disterens âges ; les unes

Heur, les autres nouvellement sorties de steur, grof-ies comme des noix ordinaires. Quand la noix est encore verte,elle est pleine d’ûne liqueur qui est la plus agréa-I .boisson deces pays là, Sc chaque noix en rendP7I11 un grand verre lorfqu’elie est plus avancée , le'■“ans a la consistance de la creme, & on la mangeavec des cuilliers. Quand il est arrivé à fa perfection,gestì Ult Cst Scalde au goût, mais il est de difficile di-L'érn D ^ n assemble à des cerneaux de noix vertes,elle fan?- prieure du fruit est noire, & étant silice ,seaux nlnV lcs cables assez gros pour les grands vaif-I 1 sivrlml ? rts & moins cassans que ceux de chanvre,comme qui couvre ce fruit íè peut manger,

tendre &lertefc d ' Es W e ' ^ ^f eft , enCOren» t-;.-». n\ £ “Mans de la noix de coco sert de pain.

Tome FI ^ ^ CCS uo ^ x *> 1 uan ^ e ^ es font vertes.

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pour fournir un vaisseau. Elle est claire coiriitr eau dcroche, & plus fraîche. Quand la noix est sèche, on enrire une excellente huile. On tire du vin de lbvhre ,quand il a jette ftgrahie. On la coupe vers le bout, onla lie , on la met dans une cruche qui reçoit la liqueurque jette le Coco , qu’on recueille deux fois b jour, Itímatin & le loir. Cette liqueur est douce, purge le corps»fCF & Eiic une boiston allez agréable. Ce vin fur leslieux s’appelle Ouracha , ou Roncho foura. Quand il estdistillé, il monte à la tête, & fait d’étranges esters. Onen fair d’excellent vinaigre, en jettant dedans deux outrois tisons allumés. On tire du sucre commun de laséve, qu on appelle Mafcouade, qui est un mets foredélicieux, en le faisant bouillir & coaguler. Un cocode Cochim peut seul appaiser la soif de deux personnes*tant il est gros. L’eau de ces noix, lorsqu elles sent en-core verres , est un grand cosmétique pour les femmes*& leur fait un fort beau teint. Du bois de ces cocos onElit des vaisseaux qu ou appelle pangayos , qui ne s’é-loignent pas beaucoup de la côte , à cause qu’ils n’oncpoint de fer , & ne peuvent pas fouírir le heurt desvagues. On fait des planches du tronc de ces arbres *.qu’on coud ensemble avec du funin, qu’on tire de ladernière écorce de la noix, qui sert auffi à calfater avecde la colle de poisson, qui sert de brai & de goudron*Les cordages font faits du cairo , ou écorce du coco j Scles feuilles du palmier nommé cayourïs , couines en-semble , servent de voile. On en Elit auffi des bonnetsquand elles font séchées. Elles font blanches, si propres& si légéres, que le Viccroi s en sert. Eusin , avec dupalmier Sc d u coco on peut construire un navire , Scremplir dc routes ses pro>.!ions & nécdîîtés, fans fsservir d’aurre chose. On en peut faire auffi la cargaison:du vaisseau, parce qu’on en trouve le débit dans toutesles Indes. Il n’y a point d’arbre dont les hommes puis-sent tirer plus de fruit Sc d’utiliré. Leur vrai climat eítl’Afrique Sc l’Arabie. Il en vient auffi en Amérique.

Palmier, f. m. Terme de Coutumes. Donné à rente, prisà rente. Conductas , redemptus , locatus , elocatus *Foye^ Palmée. Héritage palmier. Coût. DeMons.ch. 12.

Palmier, f. m. Confrère d’une ancienne Confrérie dcPèlerins de Jérusalem, qui portent pour íymb de despalmes à la main. Foye\ la Description Géographique6 ' Historique de la Haute-Normandie, T f II. p. jFoye\ encore lc mot Paumier.

fKFPÂLMIPÈDE. f. m. Palmipes. C’est ainsi qu on appel-*'le en ornithologie , tout oiíeau à pied plat, dont lesdoigts font joints par une membrane, comme dans lesoies. C est un genre d’oifeaux dont ies pattes font fai-tes pour nager.

PALMISTE. 1 . m. C’est lc nonl qu’on donne à quatre espèccs de palmiers qui croissent dans les îles Antilles.Il y a le palmiste épineux qui est un grand arbre, qu’ona ainsi appelé, parce que Ion tronc, ses branches Sc sesfeuilles font armées d’épines extrêmement aiguës Sc.fort dangereuses. Les Nègres , avant que de s'en appro-cher , mettent le feu autour du pié de l’arbre , poucbrûler routes ces épines. Son bois est semblable à dumarbre noir, dur & fort pesant. Ses feuilles ressemblentà celles du palmier; mais elles font plus longues. Sonfruit consiste en un gros bouquet, composé de plusieursnoix grisâtres, dures Sc rondes, qui renferment desnoyaux bons à manger. Gaspar Bauhin í appelle PalmesAmericana spinosa. Les Indiens font, du bois de cet ar-bre , des épees & des flèches qui peuvent percer lescui rafles de fer. Il y a un autre palmiste épineux quin’est jamais plus gros que la jambe. Ses épines font com-me des aiguilles à coudre. Le huit en est rond & rûugccomme une cerise, gros comme le bout du doigt. Il y a,le palmiste franc j qui est ainsi nomme a cau.e qu’il <ssipoint d’épines. C’est un arbre grand & droit, Sc d’unehauteur démesurée. Ses racines s elevent hors d.e terretout autour de la tige , de la hauteur de deux ou troispiés : elles font petites à proportion de la hauteur del’arbre, mais elles font entrelacées si étroitement ,qn’elles lui fervent de solide appui. Son sommet est or-né de plusieurs belles branches, accompagnées de part& d’autre d’une infinité de feuilles vertes, longues,

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