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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PAL

sir, il palpite encore. Le cœur qu’on a arraché à unanimal , palpite encore long-rems, jufqu’à ce que toutle sang & les esprits en soient sortis.

PALPLANCHE. f. f. Pièce de bois qui garnit le de-vant des fondemens des pilotis dune digue dune jet-tee. Quand on veut garnir les devans des fondemenspar des pilots de bordage, on y fait quelquefois desrainures qui fe répondent diamétralement, dans les-quelles on introduit des palplanches. La largeur desrainures fe proportionnent à 1 epailleur des palplan-ches. Science des Ingénieurs , L. III , p. /7. On écritauílì paleplanche ,&C pal-à-planche.

PALQIJI. í. m. Nom d’une plante du Chili. Le palquiest une espèce d’hièble fort puant, qui a la Heur jaune.Il sert à guérir la teigne. Frézier ,p. 10 7.

PALSANGUL, PALSANGUENNE. Sorte de jurementque les paysans & les gens de balle condition profè-rent. Ce jurement dans la bouche de ces sortes depersonnes j est la même chose que palíembleu dans labouche d un Marquis. Ces deux mots ont la même ori-gine ; mais elle est étrangement défigurée.,

PALSEMBLEU. Sorte de jurement composé de quatumots tout défigurés, ce qui cache la honte de son origine. Ce jurement, dans les Comédies íe mec a labouche des Comtes Sc des Marquis, parce qu il n y aguère que les fanfarons, & ceux qui parlent commeeux , qui le mêlent a leurs discours.

Ces deux mots íe sont faits, par corruption, de parle sang de Dieu. Jurement exécrable.

PALSEY, ou PASLEY. Ville d’Lcolle , dans la Provincede Cleydfdale, fur le Cart.

PALLA, f. m. Sorte de fruit qui croît au Pérou, & queles Espagnols appellent poire , à causo cre la forme Scde fa couleur. Les Sauvages ont nommé ces fruits pal-ta ; du nom de la province où ils viennent en abon-dance. Ils sont trois ou quatre fois plus gros que lespoires de l'Europe, & ont une peau déliée & fort po-lie, avec une chair épaisse d’un travers de doigt quienvironne un noyait de la même forme que le fruit.Cette chair est faine Sc d un fort bon goût, ce qui faitqu’on la donne aux malades avec du sucre. De Laëtappelle l'arbre qui porte ce fruit paitijera arbor.

Lc palta est comme une grosse poire, égalementgros par les deux bouts ; fa peau liíle & verte, ft chairverdâtre, & presque m Ile. Il a un goût de noisettealsez agréable. La ch ur environne un gros noyaudur, qui nc lui laiílè qu’un doigt d’épailleur. Onmange ce fruit avec du sol ^ ou avec du sucre. Dansnos iles de l’Amerique, on le nomme Aguacates,d’où nos François ont forgé le nom d’Avocats qu’ilsleur donnent.

Le palta contient un noyau rond, un peu en poin-te , de la consistance & de la grosseur d’une châtaigne,mais qui ne sort que pour la teinture en musc. Lasubstance qui l’enveloppe est verdâtre, Sc presquemolle comme du beurre , dont elle a un peu le goût,mêlé de celui de noisette, en la mangeant avec dusol. La meilleure manière de la manger est de la bat-tre avec le suc & le jus de citron : ce fruit est fort soin& bienfaisant. Frézier , p. 1 s S-

PALTOC. s. m. Vieux mot. Tulipe bigarrée de diversescouleurs. Tulippa multicolor. Aujourdhui 011 écritpaltot.

If?PALTOQUET, f. m. Homme qui a Pair & les ma-nières grossières, paysannes, qui marche , Sc qui estvetu , Sc qui agit grossièrement & en paysan. Ce motvient àzpaletot , jaquette de paysan. Il n’est que dudiscours familier.

^pTOT- s m. Nom dune tulipe dont voici les espèces:

a hot cadons , rouge obscur Sc jaune , printannière.

r st ç 0t *so trois couleurs, colombin-pâle , couleur de

r ., U [f rouge, Paltot enfumé, minime, feuille mor-

ti-on r Ut l rUU1 , lle ;- PAtot-laydane , rouge-bfûlé , :i -

mis roueen" d - / uif ’ Ie toUt brouillé - Paltot-lela-m J rougettes-vif& jaune-clair,printannisie. Pal-

tot-pluton S e ~bruL Sc jaune. Paltot-cuetor, mi-mme- biule, feuille morte-claire, Ie rosit brouilL.Paltot-robin , fautif. Paltot Saint-Joseph rouge &jaune, pnwanmcrc. Paltot Sam-Paul , rouge tirant

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fur I’incarnat, Sc jaune de soufre. Paltot Saint-P hi-libert , couleur de roso-obsoure , rouge, & citronbrouillé. Paltot Saint-Pierre , rouge-enfumé, colom-bin & jaune , citron brouillé. Paltot ténébreux , rouge-brûlé ; Sc jaune tirant fur le chamois. Morin.

PALTOT Y. f. m. Terme de Fleuriste. Espèce de tulipe.

PALUAU. Ville de France, dans le Berry , Elecstion deChâteau-Roux, sor 1 Indre.

!£? PALUDAMENTUM. Terme Latin , en usagedans notre langue parmi les Antiquaires. C'est l’habitmilitaire du Général chez les Romains ; il ne prenoitcet habit qu’en partant de la ville, lorfqu’il avoit re-çu la qualité de Général. Les Monarques Romains , sigrands & li absolus, s abstinrent de porter dans Romel’habit d’ Imperator , qui étoit le paludamentum. Ga-lien fut le premier qui so permit une innovation àcet égard. Bleterie. Le paludamentum étoit écarlateSc pourpre. Quelques-uns disent que c’éroit une cotted’armes ; d’autres une espèce de manteau qui couvroitl’épaule gauche, Sc s’attachoit fur la droite avec uneagraphe d’or. Le paludamentum comprenoit peut-être1 un Sc l’autre.

PALUDE. Ville d’Asie, avec le titre de Principauté,dans les États duTurc, au gouvernement d’Erzéron.

îpTPALUDIER. f. m. Homme qui travaille aux sali-nes. Dicl. des Arts , 1731, ou plutôt dans les maraissolans .

PALUS. f. m. Terme de Géographie. Marécage. Il nesedit que d’une province , qu’on appelle Palus Meoti-des , vers 1 embouchure du Tairais, au-dela c u Pont-Euxin..

On dit aulsi en burlesque , 1 e Stygien palus • pourdire 1 enfer.

Quelques uns disent au singulier palu. On le fait fé-minin , qu m d il est joint avec pontine. La palu , oulu palus pontine. Maty. Corn. Voye~{ PoNTiNE.MaisM. Corneille dit au pluriel palus Méotides.

PALYON. í. m. Vieux mot. Manteau de gens d’Egliso.Chape.

Crosses , mitres & palyons,

Provendes & prélations. Ovide , Ms.

Ce mot vient de Pallium. Borel.

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PAMBOU. f. m. Terme de Relation. Serpent des Indes.Serpens quidam Indicus. Pembous. En secouant la peaude cerf, sur laquelle nous avons coutume de nous as-seoir , il en sortir un gros serpent de ceux qu on appelleeu Portugais cobra-capel. Le venin en est fort vif. Lesmurailles de terre, dont nos pauvres maisons sont con-struites , nous attirent souvent de sombl soles hôtes, Scnous exposent à tout moment à leurs morsures. Cetteespèce de serpent est encore plus commune dans lesterres du Maduré, que dans les autres endroits del’Inde, parce que les Gentils s’imaginant que ces ser-pens sont consacrés à un de leurs Dieux, leur ren-dent un certain culte , Sc ont ii grand soin de les con-server, qu’ils en nourrissent à la porte des Temples,Sc jusques dans leurs propres maisons. Ils donnent acette espèce de serpent le nom de nalla pambou ,qui signifie bon serpent ; car, disent-ds, i fait Iebonheur des lieux qu’il habite. Cependant, tout bonqu’il est , il ne laisse pas de porter la mort dans le íeirt

de ses adorateurs. , r , .

Le remède spécifique contre la morsure de ces ser-pens , & de quantité d'autres betes venimeuses qu 01atrouve aux Indes, sc nomme veia-maroudou ,c’est-à-dire , le remède au venin. U est plus en usage parmiles Chrétiens que parmi les Gentils, parce que ceux-ci recourent aussi-tôr aux invocations du D -mon , & àune infinité d’autres superstitions , dont ils sont fortenrétés, au lieu que les Chrétiens n ont recours qu auxremèdes naturels, entre lesquels celui-ci tient le pre-mier rang. On dit que c est un Jogui, ou PénitentGentil, qui communiqua ce secret à un des premiersMissionnaires, en reconnoissancc d’un seryice impur-