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che nettement la couleur, & qu il perce des deux cô-tes de la feuille, pour jetter un éclat plus vif.
On ne doit chercher la caule de ces variétés quenous admirons dans les Heurs & dans les fruits, nidans la nature du terrain, ni dans f exposition , nidans la culture, ni dans la greffe, ni dans les diffé-rentes infusions dans lesquelles les Jardiniers fonttremper leurs graines, ni dans les couleurs qu ils mê-lent dans la terre de leur jardin ; elles parodient dé-pendre uniquement du mélange des semences ; & lesFleuristes qui ont foin de mêler les espèces dans leursplanches de tulipes, de semi-doubles, d’oreilles d’ours,&c. fe procurent, fans le savoir, par le moyen des se-mences , de belles variétés, qu’ils attribuent ridicule-ment à leur industrie j ou à un heureux hazard.
'ísH De même que de f accouplement de deux espèces dechiens, il provient des chiens métifs , qui tiennentplus ou moins de lune & de l’autre espèce. De mê-me , li une espèce de Heur vient à être fécondée par uneautre, il résultera de ce mélange, une semence qui tien-dra de f un & de f autre.
ísT Les plantes qui croissent à là campagne, fe trouvanten quelque façon isolées, & ne pouvant conséquem-ment être fécondées les unes par les autres, ne donnentaucune variété. Les coquelicots des champs portentdes Heurs rouges, & les primevères des fleurs couleurde citron. Ces mêmes plantes transportées dans nosjardins, où les différentes espèces d’un même genre setrouvent rassemblés, fournissent quantité de variétés,dont on ne voit point d’autre raison que le mélangedes semences. En effet, dit M. du Hamel, si la poussiè-re d une oreille d’ours rouge, portée par le vent, vientà féconder une oreille d’ours blanche, cn tombant furson pist'l, la graine qui en proviendra doit nécessai-rement produire des pieds dont les pétales seront non-seulement rouges & blancs ; mais encore dont les em-bryons & les poussières des étamines participeront de1 un & l’autre pied , ensorte qu’une de ces plantesn’a plus besoin, pour être panachée , d etre dans lafuite fécondée par une autre, puisqu’elle se trouveraposseder non-seulement la disposition des parties pro-pres à produire le rouge & le blanc ; mais encore celled’opérer différens mélangés de ces deux couleurs, les-quelles combinées ensemble , peuvent faire différen-tes coupes de nuances fort agréables à la vûe. C’estainsi que les métifs qui proviennent de l’accouple-ment de deux chiens de différentes espèces, produi-sent eux-mêmes d’autres métifs, Sc ces divers mélan-ges occasionnent une prodigieuse quantité de variétés.Voye^ encore Variété.
Panache de Mer. Plumarium marinum , vel plumatile.C’est un arbrisseau qui croît à la hauteur de deux piedsou davantage, & qui est de figure plate, & étendu enforme d’éventail ; son tronc est simple & court, se di-visant d’abord en quelques branches assez grosses,d’où une infinité d’autres plus petites naissent, qui ferépandent au long & au large, & qui s’entrelacent sibien les unes dans les autres , qu’elles ne laissent quequelques petits espaces vides. Tout cet arbrisseau estenduit d’une espèce de croûte purpurine qu’on peutoter facilement. Le panache de mer naît sur des ro-chers au fond de la mer, d’où il est jette fur le riva-ge : on en apporte des Indes orientales & des occiden-tales. C. Bauhin l’appelle corallina cortice reticulatomaculoso purpurascente. C’est une espèce de litho-phite.
Panache de Mer , est auisi une sorte dsinsecte, ou cpetit animal de mer. Rond.
PANACHER, v. n. ou SE PANACHER , v. réciqui ne íe dit que des fleurs quand le fond de la co. U c l : n «, Ludle ^ leurs feuilles est rayé , diversifié plent uas ^ eS fauchent net, & q U i ne fe brou
un œillet ° ° ribus variegare , difíinguere. Une tulip
bien. Quand une tuíineT an f m °p qUÌ sc P a ™ C ‘
1 n ,;V ull Pe de couleur bizarre vient à v,mehn, elle e ì f„„ àà Q»»d elles SUS
”/7 fc"'";' 1 ” 1 " <1 •= panachées. 1Uaussi des œillets panaches , des anémones panachéeUn filma panache . mele de vert & d'uu jaune J 01lTome VI.
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fss? Panaché. En Botanique. Variegatus , varié de dif-férentes couleurs. Ce terme convient aux feuilles, auxfleurs & aux fruits. Lorsqu’un même pétale se trouvechargé de différentes couleurs, de manière que cha-cune conserve toute sa pureté & son intensité ; onnomme alors ces Heurs panachées. Voye% Panache.
|Cr Panaché fe dit aulìì de quelques oiseaux. Serin pa-naché. Poule panachée.
PANACHRANTE. adj. m. & f. Immaculé, qui est fanstache. Immaculatus , omni labe 3 ou macula carens.Les Grecs donnent de tout rems ce titre à la SainteVierge. Veccus fe retira au Monastère dédié à la Vier-ge , fous le titre de Panachrante , c’est-à-dire, Im-maculée. Fleur y ,HiJl. Eccl. L.LXXXVII 3 n. 26.
PANACHURE. f. f. Variété de couleurs íur unemême feuille , une Heur, ou un fruit.
PANADE j ou PANNADE. f. f. Vokigement de cheval.Pomey. Equi cursus & saltus in orbem.
Panade , est aulli une espèce de soupe, ou de potage, faitde pain cuit, & imbibé dans le jus de viande, qu ondonne aux malades qui ne peuvent pas encore digérerla viande, Sc aux personnes délicates, qui en prennentle matin en guise de bouillon pour s’engrailser. Puispanaria , intrita 3 pulterìa , panis carnium juribus coc-tus. Cardan dit que Cornaro, Vénitien fameux j avécu près de cent ans ne mangeant que de la panade.
físFPANADER. Qui ne fe dit qu’avec le pronom per-sonnel. Marcher avec un air d’ostentation & de com-plaisance , comme un paon, quand il fait la roue.Voyez comme il se panade.
Ce mot vient de paon j vu que c’est le propre decet oiseau, de marcher superbement quand il regardesa queue, comme si on diíoit paenader. Il ne peut être
' d’usage que dans le style familier Sc comique. Il fepanada tout fier parmi d’autres paons. More pavonumsuperbire. La Font.
ífX PANAGE. f. m. Terme de Forêts. Droit de Paillon;à'oir de mener des porcs dans les bois & dans les fo-rets , pour y paître le gland , la faîne , &c. La plupartdes aveux Sc denombremens font mention du droitde panage. Le gland & autres fruits qui croissent dansles forêts , sc nomment aulsi glandée Sc panage. Gau-ret , Style du Cons.p. 36.
On appelle arrière - panage , le tems qu’on laiíleles bestiaux dans les forêts après le tems du panageexpiré.
Ce mot vient d pascendo. On écrivoit autrefois pas-nage. Dans la balle Latinité , on a dit pastionaûcum ,pafiinacium , pasnagium, Sc pannagium. Du Cange.
Panage. C’est en Breile une quantité de bled, par exem-ple , de vingt mesures, que le granger ou le métayerretient par le contrat de grangeage, à prendre fur lesbleds avant que de les partager, pour nourrir les moissonneurs ou batteurs. De Lauriére.
Ce mot vient de panis , pain. Voye\ Rével, fur lesStatuts de Bresse.
|Cr PANACÉE, f. f. Terme de Mythologie. Surnom deDiane. Panagma. Ce mot est Grec ; il pourroit venirde U ay, tout , & d ’iycuoc , admirable. Mais on ditqu’il fut donné à Diane , parce quelle ne faisoit quecourir de montagne en montagne, & de forêt en fo-rêt ; qu’elle changeoit souvent de demeure , étant tan-tôt' au ciel, & tantôt sur la terre ; qu’enfin, elle chan-geoit de forme Sc de figure. Voye% Erasme , dans lesproverbes. . r
PANAGIE. f. f. C’est une cérémonie q ul * e pratiquechez les Grecs, dont on voit la deícnption dans Co-din, du Cange & Allatius. Quand les Moines vont semettre à table, celui qui sert prend un pain qu il cou-pe en quatre parties. D’une de ces portions 1 en cou-pe encore un morceau en tonne de coin, depuis lecentre jusqu a la circonférence. Il remet ce morceau àsa place, & sert ce plat a 1 Abbe, ou a celui qui tient saplace. Quand ils le levent de table, le servant découvrece pain , détourne ce morceau coupé en coin, & leprésente à f Abbe, & ensuite aux autres Moines, quien prennent chacun un petit morceau. Après cela,l’Abbé Sc les Moines boivent chacun un coup de vin,rendent grâces, & íe retirent. Voilà ce que c’est que h
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