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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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panagie dont il est parlé dans les Auteurs Ecclésiasti-ques. Cette cérémonie íe pratiquoit aulli à la table del’Empereur de Constantinople, comme le rapporteCodin.

ífT PANAIE, ou PANAIS, ou PANETS, ou PASTE-NADE. si m. ( Le premier ne íe dit plus , 8c panais estle plus usité. ) Plante dont il y a deux eípèces, unecultivée, l’autre íauvage. Le panais cultivé poull'c unetige à la hauteur de trois ou quatre pieds, ferme , can-nelée, creuse. Ses feuilles font composées d’autresfeuilles d une grandeur considérable, rangées par pai-res fur une groisie côte , oblongues, larges, denteléesen leurs bords, velues, de couleur verte-brune, d ungoût agréable 8c un peu aromatique. Ses sieurs Ion ten ombelles , compostes chacune de cinq petites feuil-les disposées en rose, de couleur jaune, il leur succèdeun fruit qui est fait de deux graines ovales, minces,bordées d un petit feuillet. Sa racine est groífe , lon-gue, charnue , ayant au milieu un nerf dur. En Latinpastinaca sativa latifolia. Les racines du panais fontdouces & d’un bon goût, on en mange comme descarottes & des betteraves ; elles font détersives & apé-ritives. L’Ecole de Salcrne lui attribue à peu près lamême propriété que le Poëte attribue à la roquettedans le vers suivant :

Excitat ad venerem tardos eruca maritos.

Il y a un panais sauvage qui croît dans les lieuxincultes, il distere du précédent en ce que fes feuillesfont plus petites , & la racine plus dure , plus ligneu-se j moins groífe Sc moins bonne à manger. En Latinpastinaca jylvestris latifolia. Paftinaca , vient, dit-on , à paftu , parce que l’on mange le panais des jar-dins : ou à pastino , comme veulent quelques autres,parce qu il faut cultiver la terre avec foin pour avoirde bons panais ; 8c pastinum , signifie une houe.

PANALE. Eoye £ Mastico.

PANAMA. Ville de l’Amérique méridionale, situéefur l’Isthme , 8c fur le golfe de Panama , à dix lieuesde Porto-Bello, vers le midi. Panama. Cette ville aun port, qui, lorsque la marée est basse , demeure àsec ; ce qui oblige les vaisseaux de s’arrêter au port dePérico, qui en est à trois lieues. Elle est bâtie de bois,8c défendue par une citadelle ; le siège du Gouverneurde la Terre-Ferme particulière, & celui d’un Evêquefuffragan de Lima. L’air y est mal sain, ce qui n em-pêche pas qu elle ne soit fort bien peuplée & très-riche,parce qu’elle est le centre de tout le commerce qui fefait du Pérou en Espagne. Les François la prirent le 27Janvier 1671,6c ils l’abandonnèrent après savoir pil-lée. Maty. Panama est située par les 8 degrés 58 mi-nutes de latitude nord. Elle est d’une grandeur médio-cre , entourée de murailles, avec des fossés peu pro-fonds du côté de la terre , 8c quelques fortifications •du côté de la mer. Les maisons iont grandes 8c cou-vertes de tous côtés. La chaleur n’y est pas supporta-ble, depuis neuf heures du matin jufqu’à cinq heuresdu soir. Il n y a qu une feule maison de pierre, toutesles autres font de bois. Toutes les rues de Panamafont disposées est & ouest, nord & sud. Elles sont pres-que par-tout pavées de pierres de touche, taillées enpointe de diamant.il est certaine saison de Tannée oùí’air n’y est pas fort sain. La ville est assez peuplée. Ily a beaucoup de mulâtres & de naturels du pais. Leprincipal corps de la ville est celui des Negocians.

L’ancienne Panama est à une lieue du Toqué,ducôté du couchant. Elle a été abandonnée depuis queMorgan, Flibustier Anglois, la pilla 8c la brûla en1671. L’air y éroit fort mal sain; il est meilleur à lanouvelle Panama , quoiqu’il n’y soit pas encore fortbon. Les pluies, les vents , les tonnerres y font fortordinaires. Le bœuf ni le mouton n’y valent rien. Laplupart n’y vivent que de maïs, il n’y a de fromentque ce qui vient de Lima. Cette ville donne son nomà 1 isthme de T Amérique.

Le golfe de Panama. Panama finus. Ce golfe estune partie de la mer du Sud. Il s’avance vers celle dujioxd, jusqu à la ville de Panama, dont il a reçu son

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nom. On y volt plusieurs petites îles, qu on nommeles îles des perles, parce qu’on y pêche beaucoup deperles. Maty.

L’Isthme de Panama. Panama isthmus. C’est unelangue de terre, qui est entre la mer du nord & celledu íud , & qui joint à T Amérique íeptcntrionale avecla méridionale. Il a quatre-vingt-dix lieues du levantau couchant, & soixante dans la plus grande largeur;mais entre la ville de Panama , & celle de Porto-Bello,il n’y a que dix-huit lieues de chemin, dont unepartie íe fait íur la rivière de Chiagre. Cn avoir eUquelque deílein de couper cet isthme, mais on en aété empêché, dit on, par la considération qu’on a fai-te , que la mer du Sud est plus haute que celle duNord. L’air de ce pays est fort chaud, souvent couvert8c mal sain , le terroir plein de montagnes, & peufertile , 8c les arbres toujours verts, niais fans fruits.Maty.

Panama, si m. Arbre de l’Arnérique. Voye £ Bois desMoluques.

ístT PAN ANE. Ville des Indes, fur la côte de Malabar,au Royaume de Calecut. M. de Lille la nomme Paga-ni , & la place entre Calicut & Cranganor.

PANAPANA, ou L’ANAPANA. í. m. Nom d’unpoiston du Brésil. Panapanas. Zygana Brastlíenfis-Il est semblable à celui que les Provençaux appellentPeis Joufioux 8c baratello. C’est un gros poiston dugenre des cétacées.

PANARETE. í. m. Nom que les Grecs donnent égale-ment à trois livres de l’Écriture , les Proverbesde Salomon, la Sagesse 8c TEcclélîastique. Panaretus.nàv y tout , otpslíi , vertu. Ces livres enseignent toutevertu.

PANARI. Nom d’une des îles de Lipari, situées dans lamer de Toscane. Panaria , anciennement Icesta y Hi -lesta , Hicestum , Thermijsa. Elle est à trois lieues decelle de Lipari, vers le nord. Elle n’est nullement con-sidérable , mais déserte, & n’a que deux lieues de cir-cuit. Maty.

|CP PANARIS, f. m. Terme de Chirurgie. Tumeur fleg-moneuse , accompagnée d’une douleur très-vive, quivient au bout des doigts, ou à la racine & aux côtésdes ongles. On distingue ordinairement trois espècesde panaris. Le premier qui n’occupe que les tégu-mens, vulgairement appelé mal-d’aventure. Le se-cond , dont le siège est dans la gainé des tendons ; SCle troisième , qui est entre le périoste 8 c Tos. Un re-mède infaillible pour le guérir, est de lui donner ou-verture, soit par la pointe de la lancette, ou quel-que onguent, & puis tremper le doigt dans une les-cive de cendres de sarment. Il en sort des glaires SCdes morves , qui sont le propre excrément de la mem-brane altérée. Sc une suppuration impropre d’unepartie qu’on ne croit pas y être sujette. Le panaris dif-fère du mal d’aventure ordinaire, en ce que la causede celui-ci est externe, produite par une piqûre d’uneaiguille, ou écharde ; au lieu que le panaris vient d’unecause interne.

Du Cange dit que ce mot vient du panaricium ,qu’on trouve dans Apulée , & qui vient du Grec 77«/>«'ivyja , c’est-à-dire, un abscès qui se forme à la racine,des ongles.

Le panaris est une tumeur chaude, engendrée pafun sang aduste Sc atrabilaire au bout des doigts prèsdes ongles , laquelle cause des douleurs très-vives àcause du voisinage des nerfs. Burnet. Pour le pana -ris , après la saignée 8c les remèdes universels , 011tiendra longtems le doigt dans un œuf pourri, ou dansdes souris putréfiées. Id. J’ai vu un doigt gros comm cle bras par un panaris , qui avoir empêché de dormisle malade pendant quelques jours; j enveloppai le doig*-d une peau de taupe, après l’avoir frotté du sang ; I emalade dormit la nuit, & le doigt étoit guéri le l est 'demain. Jo. Helmont, traité qui a pour titre , Butlst’Mettre le doigt malade dansToreille d’un chat, gn erltun panaris en deux heures. Lazar Riverius , Obfe rv ‘63. Cent. 4. Eoyei Burnet, Trésor de la Pratiq uC “ eMédecine.

PANARO, ou SCULTENA. Nom d’une rivière d’Rahe.