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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Scultena. Elle prend sa source dans l’Apennin,traversela vallée de Frignano, portant le nom de Scultena. Elleprend celui de Panaro au-deilous d’Acquaria ; & cou-lant fur les confins du Modénois 8 c du Boulonnois,eìle baigne Final : elle se décharge dans le Pô à Buon-deno, quatre lieues au-dessus de Ferrare. Maty.

PANARUCAN. Nom d une ville de File de Java, capi-tale d'un Royaume qui porte son nom. Paranucha-num. Elle est íur le détroit de Balambuan , à quinzelieues de la ville de Balambuan, vers le nord. Pana-rucan a un bon port, où il se fait beaucoup de commer-ce. On dit qu il y a près de cette ville une montagnede souffre , qui commença à jetter des flammes lani y 81 , qui fit périr plus de dix mille personnes par cepremier embrasement. Maty.

PANATHÉNAIQUE. adj. de tout genre. Qui appar-tient aux Panathénées. Panathenaicus , a. On don-noit ce nom en particulier à certains grands vases àvin, qui tenoient deux congius & plus , comme on levoit dans Athénée.

PANATHÉNÉES, f. f. pi. Nom d’une fête qui se célé-broit à Athènes à l’honneur de Minerve, que les Grecsnomment Athéné. Panathenœa. Harpocration & Sui-das disent que les fêtes de Minerve furent instituéespar Erichtonius IV e Roi d’Athènes, qui vivoit avantThefée. Théodoret est le seul qui dise, L. I. Gr&can.affeci. que cette fête fut établie par Orphée. Quoi qu’ilen soit, jusqu a Thésée, ce fut une fête particulière dela ville d’Athènes, & elle s’appella simplement lesAthénées; mais Thésée ayant réuni tous les peuples del’Attique en une feule République , ils accoururenttous à cette fête, 8 c la célébrèrent de concert, ce quifit qu on lui donna le nom de Panathénées , commequi diroítles Athénées de toute PAttique. Toute F At-tique en effet y prenoit part , 8 c chaque peuple en-voyoit un bœuf pour les sacrifices qu'on y faìíoit, &pours entretien du nombre prodigieux de gens qui s’ytrouvoient. Si l’on y mangeoit beaucoup, il paroît quel’on n'y buvoit pas moins ; témoin les vases Panathé-naïques, dont nous avons parlé à ce mot.

Au reste, il y avoir deux fortes de Panathénées , lesgrandes & les petites. Les grandes Panathénées se cé-lébraient tous les cinq ans ; les petites tous les ans, outous les trois ans, si l’on en doit croire l’Auteur de 1 ar-gument de l’Oraisonde Démosthène contre Midias.

On faiíoit aux Panathénées une de ces processions,que les Anciens appellent Pompe; elle étoit composéedes vieillards les plus verds & les plus vigoureux, quiportoient tous à la main une branche d’ohve ; ce quiles faisoit nommer Thallophores, ou Portes-rameau.C’étoit pour honorer Minerve, l'inventrice de 1 oli-vier. On y faiíoit aussi des combats dont le prix étoitun vase d’huile, & dans lesquels les combattans , ouplutôt les victorieux, étoient honorés d’une couronned’olivier. Wsse premier étoit une course a pied ; le se-cond étoit gimnique ; & le troisième étoit destiné à laPoésie & à la Musique. On portoit à la pompe des gran-des Panathénées un voile ,ou une espèce de bannière,( fê pépins de Minerve ) sur laquelle les actions de Mi-nerve étoient représentées en broderie , & qu i étoitfaite par des filles. On y voyoit aussi les noms de tousceux qui avoient rendu service à la République. C e-toit un crime aux spectateurs d’alsister aux jeux desPanathénées en habit de couleur. Il y avoir dans cesjeux des courses de flambeaux, comme en ceux qu’on21 oit à la mémoire de Prométhée , & aux Vulcanales.

es glandes & les petites Panathénées se faisoientur a n du mois Hécatombéon, c’est-à-dire, vers• U1 ' • Calendrier Grégorien. Toutes les cé-aut r eS ffssent les mêmes dans les unes 8 c dans lestoit qupA , nmere ' OU au voile près, qui ne se por-auili dre, nS , CS grandes ; dans lesquelles on chantoit"u, £ . p-mAr- son hymne à 1 W

de i’Odyísé ve 3 . 0U quelques endroits de rlliade &Ft t™ t jxV c °ncemoit cette Déesse. Voyez

f? PANBEOTIES. f. f. p l. F ^ qui sc âr°à dans

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toute la Béotie, d’où elles ont pris leur nom : on n’enfait aucun détail. On fait seulement qu’on s’allembloitprès de Chéronnée au Temple de Minerve Io-nienne.

PANGAEE , ou PANCALIER. Nom d’une petite villedes Etats de Savoye. Pancalerium. Elle est dans le Pié-mont j íur le Pô , à trois lieues au-dessus de Turin.Maty.

fCF PANCALIERS. f. m. Espèce de choux qui sont ve-nus de la ville'de Pancalier en Viémont.Brajjlca Pan-calica. Il se forme en tête ou en pomme.Il est aussi adj.Choux pancalier.

PANCARPE. s. m. Nom d’un spectacle q ue les Empe-reurs Romains donnoient quelquefois au peuple. Pan-carpus j P ancarpum. C’étoit une espèce de chasse, donton donnoit le plaisir au peuple ; on renfermoit dans 1 sCirque ou l’Amphithéâtre, non-sculement des lièvres,,des lapins, des chevreuils, mais des bœufs, des cerfs,&c. Quelquefois même on transplantoit des arbresdans le Cirque ou l’Amphithéâtrc , 8c Pon en faisoitcomme une espèce de forêt, dans laquelle on lâchoitces bêtes. De-là vient que le Pancarpe s’appeloit aussila forêt, Sylva. On abandonnoit ces bêtes au peuple ,c’est-à-dire, à tous ceux qui vouloient se donner leplaisir de cette chasse. Ils les couroient, ils les tiraient,ils les mettoient en pièces ; c’étoit un divertissementsemblable aux chastes qui se font dans un parc clos.Elagabale , les Gordiens & Probus donnèrent ce diver-tissement au peuple, comme on le voit dans les Au-teurs del’Histoire Auguste. Tout ceci est tiré de Ca-saubon, dans ses Notes fur les Gordiens de Capitolin,p. 1 q 0. Cet Auteur prétend donc que le Pancarpe 8cla forêt ou la silve font la même chose. Cujas 8cFr. Pithou étoient aussi de ce sentiment. Mais Saumaisedans ses corrections 8c notes fur le même Capitolin,P- j S 7 j &fuiv. distingue le Pancarpe de la forêt , 8cprétend qu’au lieu que la foret n’étoit qu’un divertisse-ment, & une chaste telle que nous l avons dé-crite , le Pancarpe étoit un combat dans lequel desgens forts & robustes, qu’on louoit à cet effet, com-battoient contre des betes feroces ; ce qu’il prouve par1 Caísien, Collât. T”. c. 14 , par la ioj Novelle de Jus-tinien , par Claudien, par Firmicus , par Manilius , parCaísiodore, L. V. Ep. 42 , où cet Auteur déent fortau long le pancarpe. fCT Dans le pancarpe, des hommesgagés combattoient contre des bêtes dans l’Amphi-théâtre. Dans la forêt ou silve le peuple chassoit dansune forêt artificielle dans le cirque.

Ce mot vient de , tout , & y.xfTtk, fruit. Il se di-soit à Athènes d’un sacrifice où l'on offroit toutes sor-tes de fruits, 8c qu’on appeloit à cause de cela ^as-xapno; Sucía. De-là on a appelé WseapTroqtout ce qui estcomposé d’une variété de choses distérentes , commele Pancarpe , où Pon rastembloit distérentes sortes debêtes.

PANCARTE, f. f. Affiche qu’on met à la porte des Bu-reaux , des Douanes, & autres lieux , où on lève desimpositions fur diverses marchandises , qui contientla taxe qui en est faite , 8c qu’on doit payer. Ceuxqui prétendent droit de Péage , doivent faire mettreen un lieu éminent, public 8c accessible, un tableau,ou pancarte. Ragueau.

Pancarte , se dit aussi par mépris de toutes autres for-tes de papiers 8c d’écrits. J’ai eu la patience de lire lesmédians ouvrages de cet Auteur, & puis je lui ai rendutoutes ses pancartes. Ce ne font point de vieux restesde pancartes toutes mangées , qui vous par ent. Pat.

Ce mot vient du Larin pancharta , qm lignifie touteforte de papiers, patentes ; & du GrecD’autres disent qu’il vient de charta expansa.

PANCE. Foyei Panse.

PANCEMENT. Voyei Pansement.

PANCER. Panser.

PANCERNE.si m. Terme de Milice Polonoise. Soldatd’un corps de la Gendaimerie Polonoise. Eaues Polo -nus. Pancerna. Les GendaimesPolonois que l’on dis-tingue cn Houssarts 8c Pancernes , ne marchent qu ac-compagnés de plusieurs valets qui leur tiennent deschevaux de main, ornés de brides à plaques 8c clous