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conduit pancréatique avok été lié Sc coupé , ne lai fu-ioient pas de manger, de boire, & de faire les autresfonctions de la nutrition à leur ordinaire ; un entr’au-tres n en étoit que plus affamé. C’est Brunner qui estgarant de ces faits.
On convient affer généralement aujourd’hui quetout ce qu on a dit de 1 acidité du íuc pancréatique Scde ía fermentation avec la bile, ne porte fur aucunfondement, & que ce suc n’est qu’une lymphe insipide,claire , tres-femblable à la salive par son origine, fatransparence, son goût, fa nature & les organes qui•la filtrent fans cesse. Ce font de très-petites glandesconglomérées, lesquelles de plusieurs n en formentqu’une, Cette lymphe confondue avec la bile n’a au-cun mouvement d’effervefcence. Ainsi on ne doit pasdistinguer ce suc de la salive , du suc stomacal & dusuc intestinales otites ces liqueurs ion t les mêmes ; c’est-à-dire , une eau jointe à une huile fort atténuée & mê-lée de sel.
If? Ce suc sert à dissoudre les matières gommeuses , sa-lines, à délayer celles qui fonftrop épaisses, à rendre-le chyle miscible au sang, à le mettre en état de pas-ser par les vaisseaux lactés, à corriger les matièresacres , à changer la viscosité , l’amertume Sc la cou-leur de la bile , à adoucir son acrimonie , à lubréfierpar ion onctuosité la partie interne des intestins, &c.
PANDA, ou PANDE, f. f. Terme de Mythologie.Nom d une Déesse chez les Romains. Panda. Il y enavoit deux qui portoient ce nom. La première pourqui 1 on avoit une grande vénération, étoit ainsi nom-mée , parce quelle ouvroit le chemin. Tatius voulantfe rendre maître du Capitule, invoqua la Divinité quipouvoir lui en ouvrir la route. Loríqu’il y fut arrivé,il rendit grâce à cette Divinité , & ne sachant quelnom lui donner, il l’honora fous celui de Panda. Elledevint la protectrice des voyageurs. PVyey Arnob. ,L. IF, adv. gentes.
La seconde étoit la Paix, ou une Déesse de la Paix,qu’on appeloiïainsi, parce quelle ouvroit les portesdes villes. Varron dans son premier Livre, De vitaPop. Rom. rapportoit le sentiment d’un ancien Au-teur nommé -/Elias , qui croyoit que Panda Sc Cérèsétoient une même divinité, & que ce nom lui avoit étédonné à pane dando , parce quelle donnoit le painLux hommes ; mais Varron, comme le témoigne Aulu-Gelle , L. XIII 3 c. 22 , distinguoit Panda de Gérés.Et ce nom ne vient point à pane dando 3 mais de pan-dere j pando j ouvrir.
Scaliger dans fes conjectures fur Vairon , croît quecette Déesse dans les Panagales, s’appeloit Empanda 3Sc que ce nom lui étoit donné pour signifier largeur 3étendue. Foye% cet Auteur , Turnèbe, Adv ers. L.XIX, c. r i 3 Sc Jacob Oifélius dans fes Notes fur Aulu-Gelle, L. XIX 3 c. 22.
PANDALE. Contrée dc l’Inde, au Royaume de Carnate ,dans fa partie occidentale, à l’orient des montagnes deGates.
PANDALÉON. f. m. Pandaleum. Médicament solide,interne, doux, sucré, sitit en tablette, propre pour lesmaladies de la poitrine & des poumons ; 011 le fait enincorporant les ingrédiens dans du sucre dissout, Sccn versant U maíì'e dans une boîte pour s’y durcir.C est une invention des Arabes. Il ne distere point des
PATxno i tCS P^âorales. Col de Villars.
1 AiNDARE. f. m. Citoyen de Milet, qui eut part au vol
pX e J ama Ìf fitau x Dieux.
e , fils de Lycaon , un des Chefs de l’Arméen ' ct0I t si habile à tirer de Tare, qu’Homère,
doní, ' ^ x P nmer > dit qu’Apollon lui-même lui avoit
PANDArTe téÏ y íièches< ...
PolvtprC M;ncte, ayant voulu venger 1 ìnlulte quegée en oifeau^^ ^ UtC a *~ a Chclidoine, futchan-
P andectaire r . -, . r .
des Pandectes pTj àm des Pandectes, qui a fa,t
Pandeclaìre à MattìS 1 írT C ^
roue , à cause des àc Man-
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ANDECTES. f. f.pl.Tcm, c Jurisprudence. Jms
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'volumina 3 Digesta 3 vel Digesti. C’est le Digeste, oula compilation ou collection faite du rems de Justinienen y 34, des décisions ou réponses des anciens Jurif-coníùl ccs, fur toutes les questions de Droit,auxquelleSil a donné force & autorité de Loi par l’Epitre qui està la tête. Les Pandectes Sc le Code lui íont des paysinconnus. Mai. Pour dire, que c’est un homme de Pa-lais fort ignorant.
Ce mot est Grec, TruvS'Uìa.t , & signifie compilation ,ou Livre contenant toutes choses . D’autres dilent qu’ilvient de «zav , qui signifie tout 3 parce qu’on prétendque ces Livres contiennent toute la doctrine du Droit,comme dit Bartole. Il y en a cinquante Livres qui fontla première partie du Droit Civil. On les désignoir patdeux : Sc comme les copistes ont pris ces deux wtj-pour dcaxff, de-là est venue la méthode de citer leDigeste par dcuxff. Papias a étendu la signification dece mot au vieux Sc Nouveau Testament.
Les Pandecles Florentines , font celles qui font im-primées fur un ancien Sc fameux Manuscrit qui est àFlorence.
Il y a auffi des Pandectes de Médecine , qui est uneespèce de Dictionnaire des choses qui regardent la Mé-decine , compilée par Mattharus Sylvaticus de Man-toue , qui vivoit dès l’an izpy , 011 il y a les mots La-tins , Grecs, Arabes, Sc étrangers ; ce qui lui a fait don-ner íe nom de Pandeclaire • mais ce Livre est fort cor-rompu , &: fautif.
Léunclavius a fait auffi un Livre, qu’il a appeléP andecles de Turquie.
PANDELOQUE, PANDRE. Foye\ Pendeloque,Pen-dre. P enduit, BulU.
PANDÉMIE, f. f. Pandemia. C’est la même chose quY-pidémie. Ce mot est Grec, warJWa, composé de «aï',tout , Sc de S\po<; 3 peuple , parce que c’est une mala-die qui íe répand fur tout le peuple.
Pandémie, adj. f. Terme de Mythologie. Surnom de Vé-nus , qui lignifie la Populaire, ou la Déesse après la-quelle tout le monde court : de «rat, tout 3 Sc Siíp-oç ,peuple.
PANDÉNIQUE. adj. Pandemius ,pandemicus. C’est lamême chose qu épidemique. Ce mot est Grec,dont létymologie est semblable à celle de pandémie.Col de Villars. Epidémiquc est beaucoup plus usité.
PANDI. Nom d’un Royaume des Indes. Pandium Re-gnum. Le Royaume de Pandi est entre le Malabar Scla Pêcherie. Bouhours. Fie de S. Xavier 3 L. II.
IsT PANDICULATION. f. f. C’est, disent les Encyclo-pédistes , un terme de Médecine, qui dans un sens gé-néral lignifie un mouvement violent des solides quiaccompagne ordinairement le frisson d’une fièvre in-termittente : Sc dans un sens plus particulier, íe dit decette inquiétude, de cette extension & mal aise quiaccompagne ordinairement le frisson d’une fièvre in-termittente. C’est un mot tout latin , pandiculatio ,action de s’étendre, Sc de s’allonger -, extension ducorps causée par la lassitude, ou par envie de dormir.
PANDION, f. m. cinquième Roi d’Athènes, succéda àEricthonius.
PANDIONIDE. f. f. Qui íe difoit d’une des douze Tribusd’Athènes, ainsi nommée du Roi Pandion. Pandionis .La Tribu Pandionide étoit composée dc dix peu-ples, ou Communautés, Foye\ Ross/eus , Archtou
Att. L. I, c. 6. . t n-
PANDORE, f. f. Terme de Musique ancienne. IE ti-ment de Musique qui ressemble au luth. Il a e memeaccord & le même nombre de cordes, mais elles fontde laiton, & tremblent plus longtems pat consé-quent font un son plus agréable. Ses touches font dccuivre , comme celles du cistre. Son dos est plat com-me celui de la guitare , & les bords de ía table , auffi-bien que fes côtes, font tailles en plusieurs figures dedemi-cercles. Elle n’est plus guere en usage en France.Du Gange dit que c’est un instrument de Musique àtrois cordes, dont il est fait mention dans Varron, Isi-dore , Sc autres ; & allègue qu’on a dit pandurisare 3pour duc, jouer de la pandore.
Cet instrument s’appelle en Grec vii Lapa pandura;'TJxvS'oif *, pandor a , '®drSa>poí, pandorus 3 nininyt ,pan-