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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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duris. C’ctoit un instrument à trois cordes ; Sc ce nométoic Astyrien, selon Julius Pollux. Isidore dit qu’ilavoir ce nom de Pandorius ,, son inventeur ; d’autrcs,que c’ctoit une invention de Pan , austî-hien que laflûte. Dans la fuite on appela pandore ou pandure , laflûte composée de sept tuyaux.

Pandore, s. f. Terme de Mythologie. Nom qu’Hésiodedonne à la première femme. Pandora. Plie fut forméepar Vulcain ; mais fur les conseils, ou l’idée que luien donna Jupiter ; Hésiode, Op. & D. depuis le v. qjjusqu au d j j Sc dans fa Théogonie , v. S-7 1 &‘suiv.Vulcain lui mit un voile & une couronne d or fur latête, & la conduisit à Pasiemblée des Dieux Sc deshommes. Tcus l’admirèrent, Sc chacun lui fit quel-que présent. Pallas lui donna la sagesse, Vénus la beau-té , Apollon la science de la Musique , & Mercure l’é-loquence. Jupiter irrité contre Prométhée de ce qu’ilavoir ravi le feu du ciel pour animer Phomme qu’ilavoir formé, nommé Epiméthée , lui envoya Pan-dore j avec une boîte qu’il lui avoir donné bien clos e.Prométhée avoir averti Epiméthée de ne recevoir au-cun présent de Jupiter, & de le lui renvoyer. Il négli-gea ceravis, il reçut Pandore. Elle ouvrit la boîte, d oùsortirent tous les maux qui affligent le genre humain.

A la vue de ce terrible speófacle, elle se hâta derefermer la boîte ; mais il n’étoit plus tems ; elle ne put yretenir que la feule espérance j qui étoit prête à s’en-voler. Qmnìa in orbem evolarunt mala , folâ spe infundo reliclâ. Delà on dit la boîte de Pandore , pourdire , un présent fatal , la source de tous les maux.Quelques Myvhologistes disent que Pandore est lanature ; d’autres croient voir dans cette fable destraits bien marqués de Phistoire d’Eve. Voyez le My-sogogus Poëticus , de Roííaus, Sc Natal. Comes ,L. lì.

Ce nom vient de rrav, tout, Sc éipev, don , présent ;c’est-à-dire, tout don, ou toutes sortes de dons.

La mere de Deucalion s’appelle aussi Pandore dansles fables.

Enfin j Ton donnoit ce nom à la terre, qui nousfournit toutes nos nécessités.

fCT PANDOUR, ou PANDOURE. f. m. Nom de cer-tains soldats Hongrois. Les Pandours font des troupesirrégulières de la Reine d’Hongrie, fort propres pourle pillage. Ce sont des Sclavons qui habitent les bordsde la Drave Sc de la Save. Ils ont un habit long , ilsportentpluíìeurs pistolets à la ceinture, un sabre & unpoignard. Volt. En iyy6 l’Impératrice Reine ordon-na que le corps des Pandours porteroit à l’avenir lenom de corps des Illiriens. Le pays où on lève cestroupes fair partie de Pancienne Illyrie.

tfj' Pandour se dit au figuré d’un homme dont les ma-nières font brusques Sc impolies : si nos anciens Litté-rateurs revenoient au monde, ils avoueraient qu’encomparaison de nos aimables controversistes d’aujour-d’hui, ils ne furent que des Pandours Littéraires.Mém. de Trév. Il ferait fort à désirer pour lsionneurdes gens de Lettres que cela fut vrai.

PANDROSE , f. f. fille de Cécrops, étoit sœurd’Aglaure & d’Hersé. Elle fut la seule qui garda le se-cret que Minerve avoit confié aux trois sœurs. LesAthéniens, en récompense de sa discrétion, lui éle-vèrent un Temple auprès de celui de Minerve, Sc in-stituèrent en son honneur une fête nommée Pandrose.

PANE. s. f. Villosum sericum. Voyez Panne.

PANÉADE. Nom dune fontaine dejaCœltsyrie. P a -neas. Cette fontaine étoit dans Ceíaree de Philippe,&-c’est, dit-on , une des sources du Jourdain.

Panéade. Nom d une ville de la Cœlesyrie. Paneas. Elleétoit à la source du Jourdain, dont nous venons deparler, Sc dont este prit ce nom. Philippe , qui n eutni la cruauté ni l’impiété de ses frères, embellit Pa-néade , & la nomma Césarée. Félibien. Cest delàquelle s’appelle Césarée de Philippe.

PANÉAS. í. m. Nom de fontaine Sc de ville. Ce nomvient du Dieu Pan, qui étoit honoré dans une grotteprofonde, située au pied du mont Panien , ainsi ap-pelé de Pan, Dieu des Montagnes.

PANEAU* Voyez Panneau.

PAN

PANÉGO. f. m. Peuple de l’Amérique Septentrionale »dans la Louisiane-

PANÉGYRE. í. m. Vieux mot employé par Chapelle,

р. 6 7 , de ses Poésies, pour dire, panégyrique, éloge.

Maintenant, quant au Panégyre,

Que sans rougir je n ai pu lire ,

Fort vraiment vous m obligerez ,

Si j lorsque vous nous récrirez ,

11 vous plaît de n en pas tant dire.

L’Histoire de la mort déplorable de Henri IV parPierre Matthieu, in-S" Paris >1613, renferme auisile Panégyrique du même Roi, fous le titre de Pané-gyre , depuis la page 303, jusqu a la page 469.

PANÉGYRIARQUE. í. m. Terme d’Histoire ancienne.Magistrat des villes Grecques, qui présidoit aux fêtes,solennités, jeux & combats panégyriques , comme te-nant lieu de celui qui ailleurs étoit qualifié a-pamycí,Préteur, Magistrat, ou Duumvir. Panegyriarcha. Cesastem blés, ou fêtes , étoient une espèce de foire qui setenoit à Athènes de cinq ans en cinq ans. Hérodote enparle , L. VI, Sc Philostrate, L. VIII. c. 7. VoyezPRIS TAN, T. II, p. s 9 3.

£T? PANÉGYRIQUE. í. m. Discours public à la louanged une personne illustre,d’une vertu signalée,ou dunegrande action. Panegyricus , vel oratio in laudem ali-cujus conscripta. On regarde le Panégyrique d’HélènCcomme le chef-d’œuvre d’Isocrate. L’imagination aplus de part aux panégyriques que la raison ; ce sontdes hyperboles continuelles. FlÉch. On fait dans leschaires les panégyriques des Saints le jour de leur fête.Rienn’est plus ennuyeux qu’un panégyrique mal fait.M. Scud. Les panégyriques des Saints doivent êtredes tableaux exposés aux yeux des peuples pour les por-ter à les imiter. Id. Il n’y a point de plus beau panégy-rique Ses grands hommes que leurs actions. Ablanc.U ne faut pas aller chercher le vrai mérite d’un hom-me dans son panégyrique . Bay. Menteur comme unpanégyrique , ou une Oraison funèbre, disoit Balzac»

Un éloge ennuyeux , un froid panégyrique,

Peut pourrir ason aise au fond d’une boutique.

Boileau.

Tout panégyrique est composé de deux parties, Tunene dépend point de Tartifice de l’Orateur, qui font lesactions ; car on ne peut pas dire que l’Orateur soitcause en aucune façon des actions qu’il loue. L’autrc,au contraire, dépend purement de son adrellè, & em-prunte tout de l’art, ce qui consiste à montrer ou queFaction qu’on loue ne laisse pas d etre véritable , Scd’avoir été faite, quoiqu’elle soit difficile à croire, oubien qu’elle est de telle qualité, ou qu’elle est considé-rable au point qu’on Ta dit, ou même toutes ces troischoses ensemble. Cassandre, Rhet.d’Arìft.L. III>

с. 16.

Nous avons deux Recueils de Panégyriques , tousdeux d’un genre & d’un goût différend, mais tous deuïtrès-beaux en leur genre. Ce font ceux de M. Fléchier,Sc ceux du P. Bourdaloue. M. Fléchier est brillant, in-génieux. Bourdaloue moins orné , mais plus grave SCplus majestueux.

Le panégyrique est une partie du genre démonstratif»suivant les Rhétoriciens. On dit quelquefois à l’adjec-tif, un discours panégyrique .

Ce mot vient du Grec nav, qui signifie tout-, & àyiíp^tqui signifie j assemble ■ parce que les panégyriques kfaisoient autrefois dans des assemblées publiques, SCdans les fêtes Sc sacrifices solennels. On appeloit àAthènes Panegyris les foires Sc assemblées du peuple»qui se faisoient tous les cinq ans , comme témoigneHérodote.

Panégyrique , se dit aussi des louanges qu’on donne àquelqu un dans l’entrctien familier. Je crois que voU savez entrepris de faire mon panégyrique. Laudes cete*brare. f

Panégyrique , se dit quelquefois en contresens des me*disances. Vous accommodez bien cette femme là,J°° slui faites-là un beau panégyrique « ln hanc muleremacerbe inveheris,

Panegyricae,