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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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des allées de son jardin, íes troupeaux imaginaires,leur difoit des chansonnettes , 8c les gardoit du loup.Vign. de Marv.

PANETS. Voyc[ Panais.

PANFILIE. s. f. Terme de Fleuriste. Tulipe qui porteun beau gris de lin bordé de pourpre, panaché deblanc de lait à grandes pièces comme appliquées. Mo-RIN.

PANGA. Ville d’Afrique au Royaume dé Congo, & lacapitale de la province de Lambo , ou Bamba. »PANGÉE. s. m. Nom ancien d’une montagne de Thrace.Pang&us , 8c au pluriel pang&a.

l’apperçoisle Pangée , & ses tristesfrimât s ,

Brébeuf.

Cette montagne étoit aux confins de la Macédoine,tout près de la ville de Philippes. Il y avoir, selon Hé-rodote , L. VII , des mines d’or 8c d argent. On lanomme aujourd'hui Castagna & Malaca.

PANGFILS. Sortes dètoffe de foie qui se fait à la Chine,particulièrement dans la province de Nanquin. Ellesíe vendent presque par aílòrtimens pour Pusage dupays, 8c pour le négoce du Japon.

PANGLOSSIE. s. f. Naudé. Mafc ,p. 14t. s’est servi dece mot, pour signifier un livre , ou recueil de piècesen plusieurs Langues. Il est grec 8c composé detout,8c langue. Jacques Bouchard., de F Acadé-

mie des Humoristes de Rome, donna le titre de Pan-glojjie au recueil des éloges donnés à Nicolas-ClaudeFabrice de Peiresc en quarante lottes de Langues qu’ilfit imprimer à la fuite de l’Oraison funèbre qu il avoirprononcée de ce grand homme.

ÍANGO. Province d’Afrique au Royaume de Congo,où elle a le quatrième rang parmi les provinces, avectitre de Marquisat.

fsH PANGRAND. s. m. Terme de Relation. Le jeuneRoi envoya en exil deux Pangrands. Ce sont lesgrands Seigneurs Javans. L’Abbé de Choisy.

IpX PANGTI. Ville & forteresse de la Chine, dans laprovince de Quangsi , département de Kingyven,

f£T PANGXUI. Fortereíle de la Chine , dans la pro-vince de Quécheu , département de Tucho.

PANHAPEL. Nom d une petite ville de la presqu’îlede l’Inde, deçà le Gange. Panapelum. Elle est dansle Malabar, fur les montagnes de Gâte, à sept lieuesde la ville d’Angamalc, vers le nord. Panhapel est ca-pitale d’un pays qui a ion Roi ou Prince particulier.

PANIC, ou PANIS. L m. Plante dontl’épi contient unemultitude innombrable de petites semences, qui for-ment d’autres petits épis, ensone que le tout paroîtêtre une grappe. Panicum. Boërhaave en compte neufespèces. Ee panic a le goût & les propriétés du millet ;6c peut lui être substitué en aliment, en pain 8c en re-niede ; & c’est pourquoi l'on en fait beaucoup de cas,

a c ? ? ue à Clusius , en Allemagne, en Hongrie & enBohême.

IJCF Le Panic ne différé du millet, qu’en ce que lesgrains de ce^ dernier viennent par grappes ou pani-culos très-lâches; au lieu que ceux du panic, fontdisposés en longs épis , composés de plusieurs petitsépis appliqués les uns contre les autres. L’espèce queC. Bauhin appelle panicum germanicumsive paniculaminor , poulie plusieurs tiges noueuses, garnies defeuilles semblables à celles des cannes, plus rudes &plus pointues que celles du millet, plus larges que cel-les du froment. Ses semences font plus petites & plusrondes que celles du millet, luisantes, tantôt blanches,tantôt rouges 8c tantôt jaunes.

ftCT On fait en quelques endroits , avec la graine depanic , du pain dallez mauvaise qualité, peu nourris-sant ; dans quelques autres on fait une bouillie qui estun mets excellent pour les paysans. On en fait cuireaullì dans du lait comme le riz. On en nourrit auililes poules 8c les pigeons.

PANICAUT, f. m. Plante qu’on appelle autrementchardon-roland. Eryngium. Il y en a plusieurs espa-ces. Le panicaut vulgaire poulie une tige à la hauteur«d’un pied 8c demi, ou de deux pieds, accompagnée

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de feuilles rangées alternativement, dures, décou-pées profondément, garnies en leurs bords d’epinesroides 6c piquantes. Il porte au sommet de sa tige &de ses branches beaucoup de têtes épineuses, qui ont àleur base une couronne de feuilles ; ces têtes soutien-nent des sieurs blanchâtres à cinq feuilles , disposéesen rose. Sa racine est longue, de la grosseur du pouce,8c quelquefois du petit doigt, noire au dedans, blan-che au dehors, d une saveur douce. En Latin eryngiumvulgare. C. Bauh. Les racines du panicaut sont apéri-tives & diurétiques ; on les emploie dans les bouil-lons , dans les ptisanes, dans les apozêmes.

§CP II y a une espèce de panicaut , qu’on appelle pani-caut de mer. Eryngium maritimum , dont les sieurs sontsemblables à celles du chardon-roland , 8 c blanchâtre.Cette plante est très-commune fur les côtes septen-trionales 8 c méridionales. On lui donne les mêmes

propriétés qu’à Y eryngium vulgare.

gCf PANICULE , ou plutôt PANNICULE, s. m. Termed’Anatomie. Membrane charnue. Panniculus carno-sus , membrana carnosa. Tous les anciens Anatomis-tes appellent joanïcule charnu, ou membrane^har-ntie, mr tégument commun de tout le corps humain ;qui en est la quatrième enveloppe après l’épiderme ,la peau &la graisse. Ce panicule charnu, selon eux,est une membrane épaisse; qui couvre tout le corps,8c qui devient même musculeuse en quelques en-droits. Mais les Anatomistes plus récens prétendentque cc panicule charnu 11c doit point être comptepour une partie contenante, qu’il ne se trouve pointdans rhonime ; que ce que l’on prend pour le paniculecharnu, n’est autre chose que la membrane de lagraille. Les Anciens ont donné à ce panicule l’iìsagede rider la peau ; mais par-tout où la peau se ride, il ya des muscles particuliers pour cet esiet ; ce sont ceuxque l’on nomme cutanés. Ils ont dit qu a la vérité, cesmuscles faisoient des mouvemens particuliers, maisnon pas par tout le corps, & qu’on ne les remarquoitqu’aux endroits où il n’y avoit point de graisse entrele panicule charnu 6c la peau ; ce qui est faux. D’ail-leurs, dans les animaux même qui remuent leur peau,ce panicule charnu est un muscle cutané, aullì-bienque le dartos. Voye £ Dionis. Des Part. contenantscommun. I. Dem. Anat. Il vaut mieux ecrire panni-cule.

Panicule a été fait du Latin panniculus , diminutif depannus , un drap, une étoffe. Il signifie donc un petitdrap, un tissu délié , une membrane.

|YT Panicule. Terme de Botanique, tantôt masculin,tantôt féminin, plus souvent masculin. Panicula. Sot-te d’épi qui contient beaucoup de sieurs ou de semen-ces. Les sieurs mâles du maïs forment des panicules ,ainsi que les fruits de la plupart des millets. Le pani-cule se distingue de l’épi, parce qu’il forme plusieurscorps séparés, qui font comme une grappe. /

ífT On appelle paniculatus flos , ou pedunculus , un pe-duncule qui porte des sieurs disposées en panicule .

PANICUM, si m. Plante. Voye% Panic.

PANIER, si m. Vaisseau portatif ; fait ordinairement d’ 0 'sier ; ouvrage de Vanier, rond ou ovale , plein ou Jjour , toujours composé d’un corps & d’un fond, ^souvent d’un anse Sc d’un couvercle, qui a des usagssdiftérens suivant sa figure , ou sa capacité. FiscelQuand on va cueillir des fruits, il faut porter un f*'nier. On porte un panier au marché , quand on y ví♦ acheter les provisions du ménage. Les en fan s port£ IlCà l’école un panier , où est leur livre & leur dcjcú» e1 'Panier à claires voies, panierá’ofeï fin, de jonc, & c 'Fiscus , fisc ana , qualus , calathus , vimineum teXtA 1 ’

corbis . . »

Ce mot vient de panis , ou de panarium , P‘ ls îfqu’on fit premièrement les paniers poux tensipain.

îf-f Panier , se dit aussi pour panerée, ce que pesstenir un panier. Calathus plenus, refertus. Ainsi > -dit un panier de raisins, un panier de pêche, de 1ses , de pommes, &c. pour dire , un panier pleinraisins, &c. U11 panier de marée, dans leq ue ? n fjrporte d’ordinaire la marée à 1a halle. Prendre le cw