PAN
Panégyrique , se dit aussi d’im Livre Ecclésiastique quiest à Tusagc des Grecs. Il est ainiì appelé, parce qu’ilcontient plusieurs Panégyriques, ou Discours faits àla louange de Jés us-Christ & des Saints. Panegyri-cus. Il se trouve en manuscrit dans la plupart des Egli-ses Grecques ; mais il n'est pas le même dans toutes,chaque Eglise ayant de certains Saints particuliers, &les Compilateurs de ces sortes d ouvrages font ordinai-rement leurs Recueils selon leur dévotion. Ils íont dis-posés selon Tordre des mois ; ensorte qu’ils contien-nent souvent douze volumes, qui répondent à chaquemois de Tannée.
A? PANÉGYRIS. f. f. C'eíl ainsi qu’on appeloit à Athè-nes Taise mb Lee du peuple, qui répondoit aux foires desRomains.
PANÉGYRISME. f. m. Le style , le tour, ou le tond’un panégyrique. L’Auteur de la vie de Pierre Abai-lard,imprimée en deux volumes ïn-i 2 , Paris , / 7 20 ,ne me paroît pas y garder allez le caractère d’Historien.Le panégvàsme y domine depuis le commencement
jufqu’à la hn. Éaurent-Josse le Clerc, Biblìoth'e-
qip de Riche!et , p. uj , col. /. Les Journalistes deTeévoux,en citant ce paffiige,/?. ^0de leurs Mé-moires de Décembre 1731, ont mis le mot de panégy-riste en Italique.
PANÉGYRISTE. í. m. Orateur , ou Écrivain, qui faitun panégyrique. Orator. Il y a peu d’excellens Panégy-ristes. Le Panégyr'stc met toujours le Saint du jour au-deílus des autres. Fléch.
tCF Panégyriste. í. m. Terme d’Histoire ancienne.Magistrat, qui dans les villes Grecques, célébroit, aunom des peuples convoqués Sc alfembíés, les fêtes,jeux & combats ordonnés en Thonneur des Lieux Scdes Empereurs, Sc qui en faisoit les harangues Sc leséloges devant í’artemblée. Panégyristes. Voye ç Tris-tan , T. //,/’• s92 , s93.
Panégyriste, sedit aussi eu particulier, de ceux quilouent tout le monde, ou avec excès. Astaitatores ,vel grati adulatores. Je hais ces Panégyristes per-pétuels , qm ont toujours T encensoir à la main. S.Réal.
íé ANELLE, s. f. Terme de Blason. C est le nom qu’on
. donne aux feuilles de peuplier. La maison de Scheris-dberrdorf en Silésie, porte de gueules , à trois panellesou feuilles de peuplier d’argeut, posées en payrle , lesqueues aboutées en cœur. Ménétrier.
P ANELLE- Espèce de sucre brut qui vient des îles An-tilles.
PANEL LÉNIENS. f. m. pi. Jeux , combats, fêtes quetoute la Gréce célébrois en commun. Panellenia. Lapremière inscription de la page CCCXIV. de Gruter,qui est à Rome dans le Palais Farnèse, Sc que Lípseavoir décrite avant Gruter, parle des jeux Panellé-niens , Sc les joint avec les Panathénées , les Olym-piens & les Hadrianiens. Quelques-uns croient que«es quatre noms ne signifient qu’uue même fête : maisSaumaise croit que les Panelléniens font differensdes Hadrianiens. Foye\ cet Auteur fur Spartien, dansla vie d’Hadricn, c. S. Le Scholiaste de Pindare faitmention des Panelléniens ; ce qui fait juger que cesfetes croient anciennes.
Ce mot est composé de , omnis , & d E xáw ,
n f*' ACUS - Toute la Gréce y prenoit part.
• 1 ANÈME , on PANÉMOS. s. m. Terme de Calendrier.Neuvième mois des Macédoniens, des Grecs d’Alie, des Ephéhens, des habitans de Pergame > &c. P anemus. Il répondoit pour la plus grande partie , au
rno' S 0 Uln ’ ^°y. e l Fabricius, Menolog. p. 42. Leu 15 , , an£ mus etoit le neuvième de Tannée des Syro-Sinvri ° ni ^ ns ’ des habitans d’Antioche, de.Gaze, deTniUprsalies, ctc. & répondoit au mois deriens "m ’■ CYtoit aussi îe neuvième des Ty-
/ p ais 1 ne répondoit qu’au mois d’Août. Id.vrien^ ûe Septembre chez les Sidonieits &
rlelrinnée // lcz q ui *1 étoit anrti le neuvième moisdelannce .Id. p . 4 . 7 .p 0ud Ac laéens,c’étoit le sep-tième ,& il répondoit- • , r..’n_r, V
I
sv. .í ìcponaoit au mois de Juillet. Id. p. g.b,Le huitième pour lesThébaniens Sc les Bœotiens, &il répondoit au mois d' Avril. Id p. f8* A Corinthe,Tome FL r
PAN 489
c etoit le huitième mois de Tannée, qui répondoitau mois d'Août de Tannée Julienne. Id. p. 60.
PANER. v. a. Vieux mot. Recéler. Recipere , occultare jocculere , abscondere.
£ÌCF Paner. Terme de Cuisine. Couvrir de pain émié dèla viande qu’on fait griller ou rôtir. Paner des piedsde cochon. Paner des côtelettes. Paner une pou-larde.
PANÉ, ÉE. part. Des côtelettes bien panées.
On appelle de Peau panée , de Teau où Ton a faittremper du pain pour en ôter la crudité. O11 donnede l’eau panée aux malades qui n’aiment point láptisanne.
PANERÉE. f. f. Plein panier ; ce qu’un panier peutcontenir. On le dit particulièrement des fruits. Unepaneree de raisins. Calathus fructibus refertus , com-pletus. Il m’a apporté une paneree de fruits.ífT PANEROS. Pline parle d une pierre précieuse, ainsinommée, qui rend, dit-on, les lemmes fécondes.
§CT PANES. f. m. pi. Terme de Mythologie. Pans „Dieux des campagnes , des bois Sc des chasseurs ; lesmêmes que les satyres qui reconnoilsoienr Pan pourleur chef. Souvent on les prenoit pour le lymbole deTeffronterie & de Timpudicité.
P ANESSE. (. f. La femelle du paon. Danet. Pavo fe-mella. Foye-r Paon.
PANETER. 1 . m. Boulanger. Pstor. C'est un terme dela Coutume de Peroufe , publiée par M. de h Thau-maliìère, dans ses anciennes Coutumes du Berri.PANETERIE. f. f. Le lieu où Ton distribue le painchez le Roi , Sc l’office de celui qui le distribue.Collectivement, les Officiers qui fervent à la pane-terie. Panarium , artocopium. Le gobelet, Tun dessept Offices de chez le Roi, se divise en Échanson-nerie-bouche, Sc Paneterie- bouche, qui est pour latable du Roi. La P aneterie-commun , est le troisièmedes sept Officiers de chez le Roi. Le Chef de panete-rie est le premier de ces Officiers. Les Officiers de lapaneterie -bouche tourniííent toutes les porcelaines or-dinaires & extraordinaires pour la table du Roi, detout ce qui regarde le couvert du Roi , le pain, lelinge de table, Sc lç fruit de Sa Majesté. Etat de la.Fr. T. I.
Paneterie, est nuffi un bénéfice ou office claustral. Lapaneterie de S. Denys, de Fécamp, &c.
PANETIER. f. m. Officier qui a loin du pain. Rei pa-naria custos , administer. Le grand Panetier de Franceétoit celui qui avoit la police du Pain , & la Juridic-tion fur tous les Boulangers & Meuniers de France.Aujourd’hui il y a plusieurs petits offices de panetierchez le Roi, qui ont loin de faire la provision du pain.Sc d'en faire la distribution aux Officiers. Le grandpanetier étoit autrefois un des Officiers de la Maisondu Roi, qui recevoir les Maîtres Boulangers, quiavoit fur eux droit de visite Sc de confiscation, avecune Juridiction dans Fenclos du Palais , nommée lapaneterie , laquelle étoit exercée par un LieutenantGénéral. Les Boulangers de Paris lui doivent un cer-tain droit que quelques-uns appellent bon denier Scpot de romarin. Du Tillet. Depuis le commence-ment du dix-huitième siècle, les Boulangers font íousla juridiction du Lieutenant Général de Police, celledu grand Panetier ayant été supprimée, moyennantune indemnité que les Boulangers lui ont payee. ^Panetier , est aullì un officier claustral, qui avoit la me-ure fonction dans plusieurs Abbayes. Panaria annonaprocurator.
PANETIÈRE, f. f. Espèce de grande poche, ou de pe-tit sac de cuir , de toile , &c. qui mit aux Bergers Scaux Bergères pour mettre leur pain, & autres chosespour vivre, quand ils vont garder leurs moutons»Pera. Elle est faste comme une fronde , ils la por-tent en écharpe* Le mot de panetiere íe trouve dansles Egîogues, Sc dans les Romans, qu’on nommebergeries. Il est auffi en usage en diverses provinces ;mais bs bergers des environs de Paris le servent decelui de gibecière. La houlette à la main , la panetièreau côté, le chapeau de paille doublé de latin couleurde rose sur la tête, il conduisoit paisiblement le long
Qqq