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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PAN

fens-Ià 3 la métaphore est prise des panneaux que l’ontend pour prendre les lapins, Sc autres animaux. C’estun homme à donner dans tous les panneaux qu onVoudra. Plagis se irretire , vel in plagasse inducere.Mot.

Trahi pat les dehots d’une fausse amitié ,

Tu T étonnes de voir CléantheDans les panneaux grossiers quErgafte lui présenteDonner tout de nouveau d’un air quijait pitié.

SÉNECÉ j V. I4.

ífdF PÀNNELLE. s. f. Terme de Blason. Voye^ Pa-

NEI.LE.

ísT PANNER. v. a. Terme d’Ouvriers qui travaillent lefer avec le marteau. Creuser une pièce à coups de mar-ierai dont la panne laill'e la forme iîlr la pièce. Voye%Panne.

PANNETON, s. m. Terme de Serrurier. C’est la partiede la clef où font les fentes, & les dents qui puisentdans les gardes, ce qui en fait le museau. Pafs clavisìn ferâ versatilis. Les parties de la clef font Panneau, latige & le panneton.

On se íert aussi de ce mot en Blason, quand on dé-crit la partie de la clef qui joue dans la lerrure, dontil faut faire mention en Plafonnant. O11 l’appelle Pan-neton j parce qu il a la figure d’un petit pannon , oubannière.

fìfT P ANNICULE, f. m. Terme d’Anatomie. C’est ainfiqu’il faut écrire. Pour l’explication , voyeç Panni-cule.

PANNOMIE, ou PANORMIE. f. f. Mot fait du Grec,& qui lignifie , Recueil de toutes les loix. Pannomia ,Panormia. Le premier est meilleur que le dernier. C estAntoine Augustin , qui, dans ses corrections de Gra-tien , dit Panormie , au lieu de Pannomïe. C’est le ti-tre du décret que l’on a attribué à Yves de Chartres ;mais Bellarmin prétend qu’il n’est pas de lui, parceque dans le VIII e Livre , il y a plusieurs décretsd’Innocent II Sc des choses tirées de l’Histoire de Sige-bert. Or Innocent II Sc Sigebert n’ont vécu qu’aprèsYves de Chartres. Pancirolfiq attribue la Pannomie àHugues de Chàlons,

Ce mot vient de tsSs , toute , & vopoí , loi. Panno-mie , ouvrage qui comprend toutes les loix.

PANNON. s. m. Vieux mot. Partie d’un arc. Les sau-nons d’un arc. Il fuit que ce soient les cornes ou boutsde Parc; ou peut-être les pennes ou plumes de la flèche.D’où vient qu’on dit, empenner une flèche, & un ma-rras désempenné. Borel.

Pannon. Terme de Marine. Voye% Plumet.

PANNON, PENNON. s. m. Etendard à longue queue,qui appartenoit autrefois à un simple Gentilhom-me. C’est proprement un guidon à mettre fur unetente. Il est opposé à la bannière qui étoit carrée ; carquand on faiíoit quelqu’un Banneret, la cérémonieétoit de couper la queue de son pannon , d’où est venu•un ancien proverbe ; faire de pannon , bannière ; pourdire, paíser à une nouvelle dignité. Il y a encore àLyon des Compagnies des Quartiers, qu’on appelle■Pannonage 3 & leurs Chefs s appellent CapitainesP annons.

Cemotvientdu LoTin P annus , parce que ces ban-nières étoient autrefois faites de drap, ou d’autre richeétoffé , qui étoit comprise sous le même genre

Iannon généalogique, est en termes de Blason, unécu rempli de diverses alliances des Maisons desquel-es un Gentilhomme est descendu, qui íert à faire íespreuves de Noblesse. Scutum variis semmadhus con-cenurn. II comprend les armes d u pere & de la mere,de^h ^ aiCu ^ c - bisaïeul & bisaïeule. Il est composélesm. ll í t ' sc izc, de trente-deux quartiers, &c. sur

£r?pAX!v i 0 * rce l’arbre généalogique.

ou NC£ AU ou PANONCEAU, f. m. Lespans

d’cnCe'wif C rf Ux J £)nt des bannières, une espèced enseigne. V exìUum j signum mduarc

PAN

En autres plusieurs manières ,Braient pannonciaux & bannières »

4 n

Id.

Ce devez savoir qtic toutes cés bannières Sc pannon-ceaux étoient en front Sc en montre. Frois s ard , vol*IV, c. 1S & au vol. I, x. 24 j il dit, fous le pennonSaint George, & la bannière de Messire Jean Chandos,où bien étoient douze cens pennonceaux. Il paroi t parcet endroit, que le pannonceau n’étoit pas la mêmechose que pennon, ni que bannière, mais une en-seigne portée par un homme d’arme moins qualifié , Scqui servoit fous ceux qui avoient droit de porter pen-non , ou bannière.

On ecrivoit aussi pennonceau j c’est Un diminutif depennon, parce qu il n’étoit pas si grand que le pen-non. Ces mots viennent de pannus , drap , étoffe ,parce qu’on les faisoit de riches étoffes. Borel.Viye\ encore Pan. Le troisième Canon du ConcileRomain, tenu par S. Grégoire, l’an y S 5, porte : unnouvel abus s’est introduit en cette Eglise, que les Di-recteurs du patrimoine mettent des pannonceaux ,comme les Officiers du Fisc , aux terres, otì aux mai-sons qu’ils prétendent appartenir à FEglise , Sc défen-dent le bien des pauvres par voie de fait. C’est pour-quoi j’ordonne , si quelqu’un met des pannonceaux dcson propre mouvement, qu’il soit anathème.

Pannonceau. f. m. Ecuffon d’armes, ou d’armoiries.Pinnatum scutum. Voyey Pannon.

Pannonceau , signifie cn plusieurs lieux une girouette,parce que les Seigneurs y fuioient mettre leurs armes.On les nomme ainsi dans les vieux titres. Parma tessera -ria. Les pannonceaux Sc girouettes armoyés fur les tours& faîtes des maisons, étoient autrefois des marques denoblesse , Sc des maisons de Gentilshommes.

|sT Pannonceau , se dit en Pratique , des affiches oùsont imprimées les armes du Roi, qu’on attache auxportes des maisons saisies , Sc aux portes des EglisesParoissiales, pour annoncer que ces maisons sont sai-sies Sc mises en la main du Roi Sc de Justice, afin qUesi quelqu’un y prétend quelque droit, il le vienne dé-clarer en Justice , & former ion opposition. Rei pro-mulganda proscriptio.

fCF Quoique les criées sc poursuivent dans la Justice d’unSeigneur, 011 est toujours obligé de mettre les armesdu Roi dans les affiches de la saisie réelle, parce que,dit Cujas , solius eftssci titulos alienispradiis impo-nere,

|pP Cet usage vient du droit Romain , suivant lequel onmettoit des affiches aux maisons Sc héritages que l’onvouloit vendre.

Pannonceau , ou Pennoncel , est auffi le floquet qu’onmet auprès du fer des lances. Borel.

Et Gauvaìnpar le pennoncelP fuit la lance au vert lioncel.

Perceval,

Pannonceaux p ar l cur fl 0 ? yentelent ,Et mainte ba/mièr „ ;r,í„nl r;, r:,,,

’amitre isabelle. G. Gviart.

Puis II baillent fans démaurancc ,

Et le pennoncel & la lance. Id.

Lances _, pannonceaux & bannières 3

Li ferians des routes premières. G. Guy ART.

O11 appelle auffi pannonceaux , des écussons d armesque les Seigneurs font afficher à des poteaux dans lescarrefours, & fur les grands chemins, pour marquerle droit qu’ils ont de Justice Sc de Voirie ; Sc pareil-lement des éculsons qu’on met aux portes des maisonsqui sont en sauvegarde. Scutum gentilitium.

Dans l’Edit du Roi Philippes de 1 an 1$ 3 8 , le pan-nonceau est appelé pannichellus. On 1 appelle en quel-ques lieux bannière , Sc sur-tour dans le style du Cha-rnier de Paris, où il y a des Registres qu on appelledes bannières j c’est-à-dire , des publications. Publi-cationes.

PANNONIE. Nom d une ancienne Province d’Europe,située entre le Danube au nord, le Norique à l’occi-dent, la Mysie à lorient, Sc la Save au midi. Panno-nia. On la divisoit en Pannonie supérieure, Sc Pan-nonie inférieure, celle-ci au levant, Sc celle-là au cou-chant. Tristan citedes médailles, où la Pannonie tient