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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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des cornes d’abondance , & d autres où clles-porte deslingots d’or & d’argent dans le pan de fa robe ; ce qui,-dit-il a rapport à la richesse & à la fertilité de ce pays.Voyez cet Auteur, T. I , p. SSS 3 S S d • Une mé-daille de Déce représente au revers les deux Panno-nies 3 íous deux ligures de femmes debout, l’une te-nant le bras courbé, & la main ouverte, & tenant dela main gauche un signe militaire ; & l’autre renantune maílue, ou un parazonium, ^'inscription est: Pan-nonia- Voyez~la dans Tristan, T. II 3 p. j S d. En048, Léon VII e déclara que l’Archevêque de Salsbourgauroit Juridiction fur la Pannonie occidentale, & ce-lui de Lorc, ou Lauréac , fur l’orientaìe , le pays desAvares, des Moraves , & des Sclaves.

Dion , Z. XLIX j dit que le nom de Pannonia futdennéà cette Province , à pannis, c’est-à-dire, desbrndes d’étoffe,que les habitans de cette Région cou-p ient en lambeaux pour s’en vêtir après les avoir af-íemblés, en les cousant les uns après les autres.

PANNONIEN, ENNE. f. m. & f. adj. Pannonius , a.Les Régions Pannoniennes. Tristan , T.I 3 p. sS d.

TANNONIQUE. adj. m. & f. Qui appartient à la Pan-nonie. Pannonicus 3 a. Couvrir le Danube de vais-seaux pleins des commodités de toutes les contréesPannoniques 3 pour en aider &: astïster les Provincesvoisines.T ristan, T. 1 3 p. // j.

P A A 7 N U S. Terme Latin , qui signifie drap , & donton se sert en Médecine & en Chirurgie. C est le nomque l’on donne à une membrane qui vient íur lœil.Pannus. Cette maladie nommée Zebel par les Arabes,est une excroiílance fur la conjonctive, moins dure &membraneuse que 1' unguis , ou ongle-, mais molle , &représentant allez bien un tislu de petites veines gon-Ilées par le íang. Sa cause est le sang embarrassé dansles petites veines de la conjonctive, qui les enfie. Sacure est presque la même que celle du prerigiurn 3 oude Y anguis, avec lequel le pannus a beaucoup d’affi-nité. Il y a cette différence , que dans le prerigiuml’excroilìance membraneule ne couvre qu’une partiede l’oeil en forme d ongle : dans le pannus 3 c Ile le cou-vre tour. Brunet.

TAN ; ' MPHÉE. adj. m. & f. Surnom ou épithète queles Grecs donnent à Jupiter , parce qu’il étoit adoréde toutes les Nations - , qu’il entendoir les voix, leslangues de toutes les Nations qui lui faisoient desvœux: ou, comme dit Eustathius, parce que les voixde toutes les Nations se tournoient vers lui. Panom-ph&us. On a dit que le mot Allemand trink 3 qui estune invitation à boire , & signifie buvez , est un motpanomphée , parce que toutes les Nations le disent,& 1 entendent.

■£CT PANONCEAU, s. m. L’Académie suit cet orthogra-phe. Voyez Pannonceau.

PANOPE , ou PANOPIE. s. f. Terme de Mythologie.Fille de Nérée & de Doris , étoit une des Divinités queles Matelots invoquoient le plus fréqremment pen-dant la tempête, avec Glaucus & Mélicerte. Son nomsignifie celle qui donne toutes fortes de secours.

PANOPLIE, f. f. Un Moine , nommé Euthymius Ziga-héne , composa par ordre de l’Empereur Alexis, uneexposition de toutes les Hérésies, avec la réfutation dechacune tirée des Peres ; & l’Empereur nomma ce Li-vre Panoplie dogmatique 3 c’est-à-dire , armure com-plette de Doctrine. Fleury, Hisi. Ecclésiaft. in-12,Paris 3 1724 3 Tom. XIV,p. 1 39 3 14°*

PANORMIE. Voyez Fannomie.

PAhlORMITAIN, AINE. f. m. & f- Nom de peuple.Qui est de Panorme , aujourd hui Païenne. Panormi-tanus 3 a. On peut se servir de ce mot, en pariant del’Antiquité ; car aujourd’hui il ne faut point appelerles habitans de Païenne, Panormitains. Nous avonsdes médailles des Panormitains. Voyez la VIII e Tablede Goltzius. On a donné le nom de Panormitanus àNicolas Tudeschi, & Antoine de Païenne ; & quandon les cite en notre Langue, on dit en Latin Panor-mitanus , & non point Panormitain.

PANORMO. Nom d’un ancien bourg de la Romanie.Panormus. Il est dans la presqu’île, au midi de la villede Caridîa. Maty.

PAN

Panormo. TTyqrPALORMo.

PANOSSAKES. f. m. pi. Pagnes ou habits dont se serventles Nègres, fur la plupart des côtes d’Afrique. Les Eu-ropéens , qui trafiquent íur la rivière de Caœbie, entirent beaucoup du Royaume de Cantor , où se íontles meilleures ; elles font rayées de ccukur de feu.

PANOTHLE. f. f. L’une des Prophetésses d’A polion. Ostlui attribuent 1 invention du Vers héroïque. Elle fio-rilîoit fous le règne d’Abas , ou d’Acriíius.

PANQUE. f. f. Nom dune plante du Chili, dans î’Amé-rique méridionale. Panke Anapodaphilijolio. Sa feu 1 -le est ronde & tiííue comme celle de l’Achunte; ellea deux ou trois piés de diamètre, quoique le 1 . Feuilléela borne à dix pouces. Le noir sc fait avec la tige & laracine de Panke. Lorsque sii tige est rougeâtre, on lamange crue peur se rafraîchir; elle est fou astringente.On la fait boudlir avec le Maki & le Gouthiou, ar-brisseau du pays, pour l’employer à la teinture en noir,elle est belle , & ne brûle pas les étoiles, comme lesnoirs d’Europe. C n ne trouve cette plante que dans leslieux marécageux. Frézier , p. 72.

PANQUÉCALITZI. f. m. Terme de Calendrier. Qua-torzième des dix huit mois qui composent lan née desMexicains, & qui font de chacun vingt jours. Fael.Ménol.

PANSARD , ARDE. f. m. & f. Qui a un gros ventre ,une grosse panse. Ventrosus 3 homo ventricofus. C’estun terme injurieux > & qu’on ne dit que pour repro-cher à quelqu’un le défaut de fa taille, ou íà gourman-dise. C’est un terme populaire.

iVT PANSE, mieux que PANCE. f. f. Synonyme deventre. On le dit sur-tout d’un ventre gros , rond &élevé. Il a la panse pleine. Il est banni du style noble,

Peut-on voir sans courroux &sans étonnement 3Que des Religieux nés pour la pénitence 3Loin de se contenter du plusfimple aliment 3Prennent tant de Join de leur panse ?

Baraton.

Ce mot est venu du nom que les Latins, & entr’au-tres, Plaute , ont donné aux boyaux grêles, qu’ils ontappelés Pantices. Nkod dit que ce mot vient du La-tin pantex. Ménage & Scaliger disent aussi que ce motvient de parités 3 cu de panis 3 parce que c’est le lieuoù se digère le pain. Bore! le dérive de panicium , o utd u Grec 'Vir , tout 3 & cÚy.y.k , sac.

Panse, sedit aullì du premier des quatre ventriculesqu’ont les animaux qui ruminent. 11 est fort grand. Satunique intérieure est couverte d’une infinité dc petiteséminences de différente figure, serrées les unes connéles autres, & ayant une fermeté, une solidité qui em-

Ï icche que la dureté des herbes non mâchées ne bleílèa substance délicate du ventricule, car les herbes fontsoutenues fur ces éminences , comme si elles étoientfur un gril, pour recevoir la chaleur des esprits sortantde la tunique, qui les amortit & les dispose à la c oc-tion. On l’appelle autrement l ’herbier 3 ou le double ,en Latin magnus venter.

Panse , se dit aussi de la partie qui avance dans une let-tré , ou caractère. On dit de celui qui ne fait pas écrire,qu’il ne fait pas faire une panse da. Qui nihil scit.Panse. Terme de Fondeur. On nomme les panjes d’unecloche, les endroits où se fait la percussion du battantquand elles font en branle.

Panse, se dit proverbialement en ces phrases. U a plusgrands yeux que grande panse j c’est-à-dire, il fe faitservir à manger beaucoup plus qu’il ne lui faut ; il estbien plutôt rassasié qu’il 11’avoit cru. Gutturi < 5 ' ventriaddiàus. On dit aulsi après la panse, vient la danse jpour dire , qu après avoir pris les plaisirs de la table»on en prend d autres, comme ceux du bal, que Y osdanse, que l’on folâtre, que l’on joue. On dit aulsi »grand merci panse , à ceux qui vous donnent quelq u ®choie , qu ils ne sauroient manger, ni mettre à profit'On dit aulsi qu’il faut servir Dieu avant sa panse ; P° l . irdire, qu’il ne faut pas déjeuner avant que daller à > aMesse. On dit, il vaut mieux avoir belle manche Q !ebelle panse , pour signifier qu’il vaut mieux être vêtu