proprement, que de faire bonne chère. On dit auffid un ouvrage auquei on ne travaille point, qu’on n yfait pas une panse d’a. Si je voulois recevoir vos qua-tre mille livres, íans faire aucune panse d'a, ni œuvrede mes mains , vous seriez, &c. Voir.
Dans mes replis fouille^ tout à votre aise ,
N’y trouvere% panse d'a qui déplaise.
Sénecé y p. 338.
Présente^-lui requête , ou poursuive p sentence ,
Pour personne en sa vie , il nefit panse d’a ,
Qu il ne fit payé par avance. Id. Ils 6.
Il se dit auffi en général pour la moindre petite chose.
CC? PANSEMENT, s. m. Terme relatif à la Chirurgie.Action de panser une plaie, une blcllure ; d’y appliquerun appareil propre à contenir les remèdes qui lui lontconvenables. Lc pansement est quelquefois plus dou-loureux que l'opération. On le dit de même des foins8c des remèdes qu’on emploie. On paye un Chirur-gien par pansemens. Cura , curatio. On donne aux ac-cusateurs , & complaignans en Justice des provisionsalimentaires pour leurs pansemens 8c médicamens. Cemalade est mort faute de bon pansement , ou autre-ment. M. Gottlieb Botticher , Médecin Danois deCoppenhagnc, finit son Traité des maladies malignes,par ce qui concerne le pansement des bubons & descharbons pestilentiels. Jour n. des Savans , /7//„P-39-
Pansement , se dit auffi à l’égard des chevaux qu’onpanse de la main. Cura. 1 ,e pansement de la main estnécessaire à un cheval, à un mulet, pour les entrete-nir en bon état.
Dé? PANSER, v. a. Relativement à la Chirurgie. Appli-quer un appareil propre a maintenir une parue en si-tuation, & a contenir les remèdes qui lui font conve-nables. U faut panser doucement, mollement & prom-ptement. Curare. Le Chirurgien panse un bielle ,pansecelui à qui il a fait une opération. Le Maréchal panseun cheval blessé, qui a pris un clou de rue.
Panser , se dit aulh des médicamens qu'on donne auxmalades 8c aux blessés. Les malades font bien pansés8c médicamentés dans les Hôpitaux de la Charité. ÚE-gjotisollicite curantur. Il meurt bien des gens à l’annéefaute d’etre panses 8c médicamentés.
On dit qu’on panse une plaie, lorsqu’on y met lepremier appareil, qu’on le lève, ou qu’on en change,Ou qu'on en nettoie les emplâtres ; ce qui se dit auffides cautères, des cancers 8c ulcères. Primos apparatusud vulnus adhibere. Sa jambe qui avoir été mal panséess première fois, ne le fut pas si bien la seconde, qu’ilUy restât une notable difformité. Bouh.
Panser j sedit aussi des animaux , dont on commet lefoin à quelqu’un pour les nourrir 8c nettoyer, 8c pourleur fournir leurs nécessités. Curare. On le dit des•chiens, des oiseaux , mais particulièrement des che-vaux , dont on recommande le foin à des Ecuyers,Palefreniers, Cochers, 8c Charretiers, pour les main-tenir en bon état. Aux Hôtelleries il se faisoit le valetde tout le monde, & pansait quelquefois les chevaux,par u n exces ferveur, qui lui fit oublier en ces ren-contres l a dignité de son caractère. Boun.
1a ^ser , lignine encore plus proprement, à l’égarddes chevaux, les étriller , les nettoyer, leur donnergénéralement tout ce qui leur est nécessaire. Strigiliequum defricare & detergere. Les chevaux ont autantbcíoin d’etre panses de la main pour le bien entretenir,Rue du son & de l’avoine. il saut qu’un bon Cavalierhu-même son cheval.
aV( é n dit,proverbialement, à ceux qu’on veut chasserss Ulc pris. Allez vous faire panser. Hinc procul dis
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? j 11 Populairement qu’un homme est bien pansé ,
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yscunas, Se ( i e £ m y rne . Ce lont de fort grosProvence ° n ^ Ut àher a u soleil, comme on fait en
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jp* PANSÉRÉTÉCHE, ou PAL ACHE. f.s. Épee lon-gue 8c menue que les Houílards portent quelquefoisle long du cheval, sur-tout dans les troupes de l’Em-pereur. Ils s’qn fervent pour percer, ou, comme ditle P. Daniel, pour embrocher l’ennemi. Voye\ le P.Daniel j T. II. de la Mil. Fr. p. 31 8.
PANSOPHE. f. m. Nomd’homme. Pansophius. Les Mé-nées marquent S. Pansophe Martyr fous Dèce, & lotisle Préfet Augustal, ce qui est parler problématique-ment ; car le Préfet d’Egypte n’a commencé d'être qua-lifié Augustal que fous Valens , en 367. Chastelain,Mart. T. 1 3 p. zSj.
PANSU, UE. adj. Qui a une grosse panse. On l’emploieauffi substantivement. C est un gros pansu. Ce termeest populaire. Ventrosus , ventácosus.
PAN ST, f. m. Sorte d’éroffe de foie de la Chine.
PANTAGAIIN. f. m. Nom que l'on donne à la côte dela Pêcherie , aux Chefs des Peuplades. Pagarchus inIndia. Les Dimanches assemblez les hommes dansl’É-glise, 8c prenez bien garde siles Pantagatins , ou lesChefs du Peuple y assistent. Bouhours, Vie de S. Xa-vier 3 L. IF.
PANTALARÉE , ou CAUSERA. Nom d’une île de lamer Méditerranée. Pantalaria , Datalaria , Coffyra jCofjura _, Cofira. Elle est vers les côtes du Royau-ma de Tunis , à dix-sept lieues du cap de Bône, versle levant. Cette île peut avoir dix-huit lieues de cir-cuit; mais elle manque d’eau, & est presque stérile.Elle a titre de Principauté , un petit bourg, & un forecontre les Pirates ; & elle dépend de la Sicile. Maty.
PANTALÉON. f. m. Nom d’homme , fait par corrup-tion de Pantéléémon, comme les Grecs disent Panté-lèémon. Saint Pantaléon , dont le vrai nom est Pan-téléémon , qui veut dire, tout miséricordieux ; au lieuque Pantaléon signifieroit un homme qui en tout estun lion, cruel en tout ; ce Saint, dis-je , est devenufort célèbre par le culte que l’Eglife a rendu à fa mé-moire, tant en Orient, qu'en Occident. V oye^rSuRius8c Baillet , au 2j Juillet.
•Ssi/z-PANTALÉON. Nom d’une île. Insula S. Panta-leonis. Cette île est fort petite. Elle est située environ àdeux mille pas de la côte occidentale de la Sicile, entrela ville de Marfala, & celle de Trapano. Il y avoir an-ciennement fur cette île une ville nommée Motya , quiest maintenant ruinée. Maty.
PANTALICA. Nom de la vallée de Noto en Sicile , furla rivière d’Anop, à cinq lieues au-dessous de Siracufe.Pantalica. Maty.
fp* PANTALON, f. m. Bouffon , ou personnage mas-qué , qui forme des danses grotesques, qui fait desgestes ridicules, & des postures irrégulières 8c extra-vagantes. C’est un personnage de la Comédie Italien-ne. Mimus j ludio.
|ÌGT On dit à la barbe de Pantalon. Je le soutiendrai à labarbe de Pantalon , c’est-à-dire, en présence 8c en dé-pit de celui que la chose intéresse davantage.
On le dit par extension de ceux qui n’ont pas La gra-vité convenable à leur état ; ainsi que de ceux qui pren-nent toutes sortes de figures, qui jouent toutes fortesde,rôles , pour venir à leurs fins; C’est un pantalon „un vrai pantalon.
Pantalon , se dit auffi de l’habit que porte d’ordinaireces bouffons, ou masques, qui est fait justement furla forme de leurs corps, 8c tout d’une pièce, depuis latête juíqu’aux piés. Feftis interior adftrictior. On ap-pelle Pantalons de Venise , ceux qui portent des ha-bits ainsi serrés fous leurs robes. ,
Pantalon , se dit auffi d’un caleçon, "qui est tout d unepièce avec les chaussettes, ou d un haut-de-chaullesétroit qui tient avec les bas. Interiora femoralia. Unpantalon de chamois, de toile , &c.
Cc mot vient des Vénitiens, qui portent cet ha-bit , 8c qu’on appelle pantaloni , à cause de Saint Pan -taléon , qui étoit autrefois leur patron. Ménage. LesVénitiens , en Italie , font regardés, comme les Gas-cons en France. On les appelle pantalons. Ils ontbeaucoup de vivacité & même de l’enthousiasme.Vign. de Marv.
Pantalon, Terme de Papeterie. C’est une des moyennes
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