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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Paranymphe , apostrophoit chaque Licencie par uncompliment, plus souvent par une épigramme mor-dante , à laquelle le Licencié répliquoit par une piècesemblable. Ces épigrammes qui contenoientle portraitde chaque Licencié, s’appeloient auffi Paranymphes.On diloit faire le paranymphe de quelqu’un , faire lesparanymphes de la licence. Cet abus a été réformédans ces deux Facultés, & les paranymphes ont étéréduits à de limples harangues.

Régnier a dit paranymphe pour panégyrique.

Car quand un Charlatan relève son langage,Et de coquin faisant le Prince revêtu 3Bâtit un paranymphe à sa belle vertu.

Régnier.

Il fe dit quelquefois de l’éloge qu’on fait de quel-qu’un dans une compagnie, de tout ce qu’on y dit àla louange de quelqu’un. On a fait votre paranym-phe en bonne compagnie.

PARANYMPHER. v. a. Louer dans un paranymphe.Sixte V. défendit qu’on fit son éloge en public, ni qu’onle paranymphât à l’ouverture des thèses qui furent sou-tenues à un chapitre général de son Ordre,deux des-quelles lui furent dédiées. M. le Pelletier , Vie duPape Sixte V, T. II > p. i j j.

PARAO. f. m. Terme de Relation Sc de Marine. C’estun petit bâtiment, ou vaiíleau des Indes que l’on ar-me quelquefois en guerre. Navis Indica , Myoparo. Larivière qui baigne les murs de la ville de Bouton dans1 île de même nom, est en tout teins couverte d’ungrand nombre de petits bâtimens, que l’on nommeparaos , & dont il y en a cinquante armés en guerre ,& montés de pie mers. Le Roi de Bouton se sert de cesparaos, pour lever le tribut qu’il exige des petites îlessituées autour de Bouton. Mem. de Trévoux, On dé-couvrit un parao , dont on prit le maître pour servir depilote.

PARAPET, s. m. Terme de Fortification. C’est une dé-fense ou couverture de lìx à sept pieds de haut, pourmettre les soldats & le canon à couvert des ennemis.Peribolus , lorica . Il s’en fait à tous les ouvrages, íoitdu dedans, soit du dehors de la place, Sc même auxtravaux qu’on fait pour en approcher. Le parapet royalou du rempart, est de terre à l'épreuve du canon, Scdoit avoir dix-huit à vingt pieds d'épaisseur. Le parapetdes murailles est de pierres. Lc parapet des lignes detranchées est de terre remuée, de gabions, de fascines,de sacs à terre, &c. Le parapet du corridor est le glacisou l’esplanade.

Parapet , est aussi un petit mur, à hauteur d’appui, quoifait sur le bord des ponts, des quais , ou des murs élevés , pour servir de garde fou, & empêcher qu’on ntombe. Peúbolus. Borel rapporte un curieux recueide s noms anciens Sç modernes qu’on a donné à ceparapets , tirés de Joseph-Maria Subreíius, EveoutLes Latins les ont appelés subarra , basiia ; d’où sonvenus les noms de baflioit Sc bastille , Sc celui de bailhqui signisioit en vieux François, la même chose qumaintenant parapet. On les appeloit aussi pagineumita y loriç«,, antemuralia. Les Espagnols les ont appelébarbacanes ; les Italiens parapetti , à cause qu’ils défendent la poitrine, d’où. enfin nous avons fart le mede parapet.

PARAPHAGÈNE. On donna ce nom à un canton dcimetière de Caliste, près de Rome, parce que lccorps s’y consumèrent cn peu de tems. Chastelain.PARAPHE , PARAPHER. Foyer Parafe , ParafefPARAPHERNAUX. adj. pi. Terme de Jurisprudencequi ne se dit qu’cn cette phrase : Biens paraphtrnaui§3“ Suivant les Loix Romaines, il est permis à une fenme qui se marie, de ne porter en dot qu’une partie cles biens, & de retenir l’autrc, pour en avoir la proprite,& la pleure & entière jouissance . tant du fond qvdes fruits, lans que le mari y puisse tien prétendsCes biens que la femme réserve en se mariant, poien dilpoíer a la volonté, Sc indépendamment cion mari, Iont appelles paraphernaux. Les biens qifont échus a la lemme pendant fon mariage, p

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succession, donation ou autrement, qUe l’on appelleproprement, biens adventices, íont aussi compris fousle 110 m général de biens paraphernaux , parce qu’ilsne font point partie de la dot. Parapherna , quafi ex-tra dotem . Ainíì, l’on peut dire que les biens para-phernaux font ceux que la femme a réservés , ou quilui font échus pendant le mariage. C’est proprementle pécule des femmes.

ffT Cette espèce de biens est inconnue dans la Francecoutumière , où la femme apporte tous ses biens endot, Sc en transporte la jouissance & l’administrationau mari , sans se réserver la jouissance d’aucunes cho-ses j à moins que par le contrat de mariage, il ne soitconvenu qu’il n y auroit point de communauté, Scque la femme jouirait de ses biens, en donnant unepension à son mari pour les charges du mariage.

La Coutume de Normandie , art. donne à cemot un sens bien différent. Elle appelle biens parapher-naux , les meubles & linge, & autres bardes à (usa-ge de la femme, & qu’on lui adjuge au préjudice descréanciers , lorsqu’elle renonce à la succession de sonmari. ^

Cc mot vient du Grec pd, au-delà , çmà , dot ,

au-dela de la dor.

fp- PARAPHIMOSIS, s. m. Terme de Chirurgie. Para-phimosis , de 7tctf>à, contre, Sc tpiporriç , obflrucliorì.Cest une maladie du prépuce, qui arrive lorsqu’il estretiré, & tellement enflé ou ulcéré > qu’on ne le peutrabattre sur le gland, comme il est dans son état na-turel. C’est souvent un symptôme de maladie véné-

rienne.

Ce mot vient du Grec w*pa, beaucoup,6c çt/Aw ,serrer , étrécir. Voyc% Phi mo s i s .

PARAPHONE. adj, m. Sc f. Terme de Musique. Para-phonus, vicinus. Il se dit des sons qui font distans deTintervalle dune quatrième ou d’une cinquième, oude leurs répliques, Sc qui par conséquent sont con-íonnans. Les Italiens diíent, Suoni parafoni. Bros-sard.

Ce mot vient de -na.pl , proche , & tpmò , voix.fr PAR APHONIE, f. f.Temie de Musique. Espècede consonnance qui résulte de sons réellement dif-ferens , comme la quinte & la quarte.PARAPHONISTE. f. m. Chantre. C’est le nom qu’ondonne aux Chantres dans l’Ordre Romain. Para-phomfla , Cantor. Les enfans, paraphonises , infan-tes paraphoniflu ; c’est chez les Grecs, ce que nousappelons enfans de chœur. U J rch ìparaph enfle , Ar-chiparaphonifia j c’est le grand Chantre.

PARAPHRASE, f. f. Explication d’un texte en ter-mes plus clairs & plus étendus, par lesquels on sup-plée ce que l’Auteur auroit pu dire & penser sur le mê-me sujet n«f áçpcttM. Paraphrasis. Il y a cent sortes deParaphrases fur les Pfeaumes Sc íur les autres Livresde rÊcriture. M. Godeau a fait en Vers plusieurs bel-les Paraphrases des Pfeaumes de David. Le Cardinalde Richelieu trouva les Paraphases de M. Godeau ílbelles, qu’il lui fit avoir l’Eveché de Grasse. Les Para-phrases d’Eraíme fur le Nouveau Testament parais-sent si belles à Colomiès qu’il faut, dir-il, que l’Au-teur fut inspiré du ciel, quand il composa cet ou-

;e.

a appelle Paraphrase Chaldaïque, une ancienneion de la Bible faite en Chaldéen. L’ignorancc oùt le peuple Juif de la Langue Hébraïque depuis laivité de Babylone, avoir, à ce qu’on croît com-lément , donné lieu à cette version. Il y a troisaphrasts Chaldaïqucs fur le Pentateuque : cellenkelos, que quelques-uns croient être le mê-qu’ Aquila , & que d’autres disent avoir été cet On-is , que les Thalmudisles dans le Traité Gittin y:-à-dire, des Contrats , font neveu de l'EmpereurL’aucre Paraphrase Chaldaïque de Jonathan, Sctroisième qu’on appelle Targum de Jérusalem La■aphrase Chaldaïque fur les premiers & les secondsHières, est de Jonathan, fils d Uziel, queque l ques .onfondent avec Iheodotion. L’Auteur de la Và-

agiographes est

ontonuem ;ivu, x iu.xjxxvh\ju.

•ase Chaldaïque fur les Livres H;mu. Ouelques-uns l’attribuent à -