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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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j'io PAR

nommé le Louche ; d’autres à Rabbi Akilas ; d’autresprétendent qu’il y a une li grande variété de style, qu’el-le ne peut être toute du même Auteur.

Pab.aphrase , íe dit auíìî dans le dilcours familier , &principalement en parlant des interprétations mali-gnes que des gens mal intentionnés donnent aux cho-ses qui font d’elles-mcmes indifférentes. On avoit ditla chose du monde la plus indifférente , il est allé fairelà-deíîus une Paraphrase maligne. Ac. Fr.

|£ 3 “ PARAPHRASER, v. a. Ecrire des Paraphrases. Ex-plicatione pleniori illustrase. Ce Pfcaume est bien para-phrasé. Paraphraser FEcriture. On a paraphrase lesinstitutes de Justinien.

fJCf PARAPHRASER, signifie austì augmenter dans le récit.Vous ne rapportez pas le discours comme il est , vousle paraphrase-p. Et l’on dit absolument de ceux quiajoutent quelque chose à une histoire, ou à une aven-ture qu’ils racontent, qu ils paraphrasent.fCT PARAPHRASTE, f. m. Celui qui fait des Paraphra-ses, comme Métaphraste , celui qui fait des Traduc-tions , , paraphrastes. Qui explique plus au

long Sc plus intelligiblement. Qui interprète íelon lesens, Sc non selon les paroles.

Le Sieur Godeau le Paraphraste ,

Le bon Baudouin le Métaphraste ,

Ont maintenu tous ces bons mots. Ménage.

fCF PARAPHRÉNÉSIE , ou PARAFRÉNÉS 1 E. f. f.Terme de Médecine. Espèce de phrénesie dont les An-ciens attribuoient la cause à Finstammation du ven-tricule , du foie, & fur-tout du diaphragme : ils Pap -peloient austì Pause frénésie pour la distinguer de lavéritable qu’ils fuioient consister dans l inflammationdu cerveau Sc de ses membranes. On ne doit pointdistinguer ces deux eípèces de frénésies , puiíquel’uneSc l’autre viennent du mouvement déréglé des espritsanimaux; Sc que Finstammation du cerveau, non plusque celle du ventricule & du diaphragme, ne peuventpoint les causer.

Ce mot est Grec ; il vient de waps par de-là , Sc detppiìv, entendement. Voye 4 Frénésie.

PARAPLÉGIE. í. f. Terme de Médecine ; qui se dit dela paralysie qui succède à Fapoplexie. Il íe dit austì dela paralysie particulière d’une ou de plusieurs parties.Il íe dit encore de la paralyíie univeríelle qui attaquetoutes les parties situées au-deílous de la tête. P am-ple fia.

Ce mot est Grec; il vient de na.pá, beaucoup , Sc dewXMTÎí/iq frapper.

PARAPLUIE, f. m. C’est presque la même chose qu’unparasol, qui sert à défendre de la pluie, austì-bien quedu íoleil. Manuarium umbraculum , umbella. Voye%Parasol.

PARAPRÈS. adv. On Fa averti de se sauver,,on y a étéparaprés , Sc on ne l’a point trouvé. Posteà. Cela frap-peFcsprit d’abord , & tout ce qu’on dit, & qu on ré-plique paraprés } n’est que du second bond , Sc ne faitpoint d impression. Ce mot ne fe dit plus, mais en íaplace on dit après.

fCF PARASANGE. f. f. Danet le fait mal-à-propos masculin. Ancienne mesure de Perse , différente suivant letems ou les lieux, de trente, de quarante, ou de soixan-te stades. Parasanga.

L’espace que les Persans appellent Firsenk , & quenous nommons, après les Grecs & les Latins, para-fa nge j est de quatre mille pas. D Herbelqt ; Bibl.Or. p. 2 j p. B. Ce pas géométrique, que les Arabesappellent Khathonat, comprend trois akdam , ou piés,dont il faut douze mille pour faire une parasange. Id.p. q p 2. A. Abulféda, Géographe Arabe, dit, que tantselon les Anciens que selon les Modernes , la para-sange contient trois milles. Hésychius dit qu elle est dequatre milles. Hérodote la fait de trente stades. Strabonvarie fur cela, quelquefois il donne à la parasange soi-xante stades , quelquefois quarante, Sc quelquefoistrente. Voyex l’Epítrc Dédicatoire que Gréavesamisa la tête de son Traité Anglois du pié Romain. OstheRomain Foot.

PAR

PARASCÉNIUM, ou POSTSCÉNIUM. f. m. C etoicanciennement un lieu derrière les théâtres, où les Co-médiens íe retiroient pour s habiller, Sc pour répéterles Ballets Sc les Comédies. Félicien. Le derrière <FunThéâtre.

PARASCÈVE. f. f. Terme de Bréviaire. C’est la sixièmeférie de la dernière semaine de Carême, auquel jourJéfus-Christ a coníomméle Mystère de la Rédemptionfur l’arbre de la Croix, napatrmvìì,préparation. Isido-re Sc Papias disent que ce mot, qui est Grec, signifiepréparation , à cause que ce jour-là les Juifs prépa-roient ce qui étoitnécelîaire pour célébrer le Sabbat.

Dans le Nouveau Testament, nos Traducteurs nefe fervent point du nom de Parascève, que f Ecrituredonne au jour qui précédoit le Sabbat , ou une Fête.Parasceve.hu traduction de Genève , celle de Louvain,Le P. Amelot, Mons, Simon, disent toujours la pré-paration. Le P. Bouhours , en S. Marc, XV, 4.2 , tra-duit le jour de s préparatifs, S. Luc , XXIII, p 4. La.veille du Sabbat ; Sc de même en S. Jean , XIX , 14>pi , 42. Mons traduit la préparation du Sabbat, estS. Matthieu, XXVII, 6 2, Sc en S. Jean , XIX ,pi. Veille & préparation. M. Simon Test pourtant ser-vi du mot de Parascève dans ses Notes, Sc on peut lefaire dans des discours d érudition. Les Juifs appellentle Vendredi, Parascève, ou préparation du Sabbat,parce qu’ils préparent ce jour-là tout ce qui leur est né-ceffaire pour pafferle jourdu Sabbat, auquel il est dé-fendu de travailler, & même d’apprêter à manger. Si -M o fy, Mate. XXVII, 62. Le mot Parascève sc prendtoujours quand il est seul, pour le Vendredi, parceqifon préparoit ce jour-là ce qui étoit néceílàire pourle jour du Sabbat : mais quand on y joint le nom d’unefête, c’étoit la préparation pour cette fête-là. Id. enS. Jean j XIX j 14. Parascève , c’est-à-dire, le Ven-dredi , auquel l’on préparoit tout ce qui étoit néceílai-re pour le jour du Sabbat. Id. Ib. pi. Le P. Daniel aaustì employé le mot de Parascève dans fa Traductiondu système de Louis de Léon, fur la Pâque de Jéfus-Christ, pag. 11. Selon S. Jean, dit-il, le jour queNotre-Seigneur Jéfus-Christ fut mis eri Croix, étoit laParascève de Pâques; c’est-à-dire, íelon la significa-tion de ce mot Parascève , c’étoit le jour qu’on fe pré-paroit à la fête de Pâques.

PARASCHE. f. f. Portion du Pentateuque que les Juifslifoient chaque jour du Sabbat. Ils ne divisoient pointles cinq Livres de la Loi en Chapitres, comme nous rmais ils en fuioit 54 parties , qu’ils nommoient Pa-rasches. Chaque Sabbat ils en lifoient une, Sc cela du-roit toute Fannée. Pendant la persécution d’ AntiochusEpiphanès, qui fit brûler le volume de la Loi, Sc estdéfendit la lecture aux Juits , ils lifoient quelquesVersets des Prophètes qui avoient du rapport avec laParasche qffìls auroient dû lire ; mais ayant été déli'vrés de cette tyrannie par la valeur des Machabées»ils reprirent leur ancienne coutume, Sc ajoutèrent à blecture des Parasches quelques Versets des Prophètesqu’ils avoient coutume de lire durant le tems qii’s*croient privés de la lecture de la Loi. Goerée , Trd ’de Cunaus. Le mot de Parasche, signifie donc Divisi osl>comme il est marqué dans le Dictionnaire au n l0£Ave Maria. Les Juifs ont donné aux Livres Sc a>ffParasches Sc divisions de l’Ecriture , pour nom, ^premiers mots par où elles commencent.

PARASÉLÉNE. f. m. Terme de Physique. Parafil^sC’est un météore ou apparence qu’on voit autour *Lune, qui est un cercle lumineux qui Fenvironne, da> lSlequel on voit quelquefois une ou deux images de j'Lune apparentes, qui fe font de même que le pasi' ieautour du Soleil. Voye% Parélie. ,

Ce mot vient du Grec 7rupòc,proche, Sc dc< rí * >v>l>lune. Juxta lunam. A

fF? PARASITE, f. m. Ecornifleur, celui qui va d>stfaux dépens d’atitrui, fans être invité, 7Mpd<nToç,parsJtus , qui cherche les mets. Un art étant un reci )CjJpréceptes mis sn pratique pour une fin utile à 1 si 01 - sme, il est clair que le métier de parasite doit être n ’ ^entre les arts libéraux. Ablanc. L’art de pasis e ^ 0 .Fart de vivre aux dépens d’autrui, dont la bu ^