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rctîce 8c dans Ia même élévation. lis ont des couleursà peu ptès semblables à celles de Tarc-en-ciel. Le rou-ge , & le jaune sont du côté du soleil, & le bleu & leviolet de l’autre côté. On volt souvent des couronnesentières fans parélie. On voicauíîì des paré lies lans cou-ronnes. En 1 année i6zq , on a vu à Rome un paréliede cinq soleils ; & en Tannée 1666, on en a vû un àChartres de quatre.
fK? Torique divers nuages épais Se glacés font tellementsitues qu ils reçoivent les rayons du soleil, Se les résié-chilfent comme autant de miroirs jusqu a nos yeux ;
1 on voir alors fur ces nuages disterentes images de cetastre. Tonvoitdes soleils nouveaux Se multipliés. Ce stce qu’on appelle parélies. La même chose arrive à Té-gard de la lune ; Se c est ce qu’on appelle paraíéline.
PARELLE. s. f. Plante qu’on appelle autrement Patien-ce j en Latin Labat hum. Voye\ Patience.
PAREMENT, s. m. Ce mot qui signifie proprementce qui pare, ornement, n est guère en usage qu en par-lant , loir des étoffes dont on pare le devant des Autels,soir en parlant de certaines étoffes riches ou voyantesque les hommes portent fur les manches de leurs ha-bits , 8c les femmes fur le devant de leurs robes.
Parement , ornement d’Eglise qui serti parer TAu-tel. Vefiíaria altaris ornamenta. Un parement de ve-lours , en broderie. Donner un parement à uneEglise.
Parement , en matière d’habits d’hommes & de femmes,se dit des extrémités, ou des parties qui font plus enévidence que les autres , & qu’on ennchi«lavantage.Ornatus , exornatio. Ainsi on appelle les paremens lebout des manches qui se retournent. Affatum vesti or-natus gratiâ textum alterum. Ce manteau n’est pas en-tièrement doublé de velours, il n’y a que les paremens ;les extrémités de devant qu’on retourne, & qui parais-sent. Les paremens du pourpoint Ion t les devans d unpourpoint que les Espagnols font de velours, n ayantque du treillis par derrière, ce qu’on a appelé Nihilau-dos.ffT Les paremens des robes de femmes íont lesgarnitures dont on décore le devant des robes & desjupons, soit en falbalas, soit en coquille.
Parement, en termes de Maçonnerie, est le devant du-ne pierre taillée fort uniment, ou la face qu’on exposeau-dehors, la partie qui est au-dedans du mur étantbrute,& fans être taillée; quand la pierre est allez grossepour faire toute i’épaisseur du mur, 8c quelle a deuxparemens dans deux faces opposées, on dit qu’elle faitparpin. Lapidis facies exteriàs obversa. Palladio re-marque qu’autrefois pour empêcher que le parementdune pierre ne s écornât, on la tailloir grossièrementen ronde bosse, qu’on ravaloit 8c rabattoit fur le tas.On appelle auísi parement de pave , la dispositionuniforme du pavé, sans bosse, ni Haches.
Parement de Menuiserie. C’est ce qui paraît extérieure-ment d’un ouvrage de Menuiserie avec cadres, 8c pan-neaux , comme d’un lambris, dune embrasure, &c. Fa-brica lignaria elegantia. Il y a des assemblages, tels queI e parquet, qui font arrasés en leur parement.
Parement , en termes de Rôtisseur, se dit de la graissequi est autour de la panse d’un agneau, 8c qu’on étendproprement sur les quartiers de derrière, pour leur don-ner plus de grâce. Carnium apparatio. Mettez le pare-ment à cet agneau. Ce parement est mal mis.
I arement , se dit encore en Fauconnerie de diversesfailles ou diversités de couleurs qui parent les ailesd un oiseau de proie. Accipitris peéloralcs macula.
1 arement. Terme de Vénerie, qui se dit dune cer-taine chair rouge, qui est attachée à la nappe ou peauu cerf. On ôte le parement du cerf, quand on fait lacuree aux chiens.
A? arement , se dit auísi dans le Commerce de boises gros barons ou morceaux de bois dont les bûche-rons parent les fagots enfile fnnr
PAREMENTIEIÌ £.Jv„ m ; t François qui %n-. n J" me c . , c i u ’ì présent Tailleur , parCe qu’iltailloir oC P ar psi Us habits, comme le dit Du Can-
°? rap P eloic en , Luin Parator.
$3* PARENCHYME, s. m. Terme d Anatomie , qui sedit de la propre substance, de plusieurs parties du corps
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des animaux, comme du cœur, des poumons, uu foie,de la rate, des reins, que Ton regardent comme une es-pèce particulière de substance, différente de la chair.Eraíïstrate la ainsi appelée, parce qu’il crovoit qu’ellen’étoit autre choie qu’un amas, & une confusion deíang coagulé entre les vailîeaux de ces parties. Les Mo-dernes rejettent cette opinion, & ils démontrent claire-ment que le cœur est un véritable muscle, que les pou-mons & la rate íont un amas de vésicules membraneuses8c de vaiílèaux, 8c que le foie & les reins font un com-posé de glandes par où la bile & l’urine se filtrent.
Ce mot est Grec, ’nas'yypu ., affaso , epanchemt .it,8c signifie engendré par Vamas & Vépaisffément dusuc.
M. Grew dans l’Anatomie des plantes, a appeléparenchyme , la partie du corps intérieur de la plantedans laquelle le suc est distribué ; si on le regarde avecun microscope , on voir qu’il ressemble à de la moelle.Le parenchyme de lécorce i e peur comparer à une épon-ge , parce que c’est un corps poreux , flexible, & qui sepeut dilater. Ses pores font innombrables 8c fort petits,8c reçoivent autant d’humeur qu’il en faut pour lesrempsir , & même pour les étendre : & cette disposi-tion des pores est celle qui fait croître la plante. Le pa-renchyme est blanc au commencement, mais il chan-ge de couleur à mesure que la racine groísit ; car il de-vient jaune dans Ta racine de la patelle, & rouge danscelle de la histoi re.
l£T‘ PARÉNÈSE. s. m. Exhortation à la vertu, commeSermons 8c Homélies, 8c autres ouvrages qui instrui-sent à la pratique du bien & à la fuite du mal. Parane-ss. Michel Néandre donna le titre de Parénèjes auxExhortations qu’il composa sous le nom de S. Nil,Evê-que 8c Martyr.
ifF PARÉNÉTIQUE. adj. Qui a rapport à la parénèíc.Discours, ouvrage parénétique. Pafaneticus. M. Bail-les divise tous les ouvrages qui tendent à conserver ouexciter la charité & les autres vertus en parénéùques ,ascétiques 8c mystiques. M. Du Pin divise les ouvragesde S. Aníelme de Cantorberi en dogmatiques, paré-nétiques 8c ascétiques. En ce sens ce renne est adjectif;mais il est substantif quand on dit abíolument les paré-néáques de Saint Chrysostôme.
P ARENS ANE. s. f. Terme de Marine, que les Levan-tins disent en cette phrase. Faire la parensane ; c’estappareiller, mettre les ancres, les Voiles & les ma-nœuvres en état de faire route. Parare , apparare na-
vem ad iter.
IfT PARENT, ENTE. f. m. &f. Terme relatif qui se ditde tous ceux qui font dune même famille, & sortisdune même source. Ceux qui descendent Tun de Tau-tre, sont les ascendans & deícendans. Ceux qui des-cendent d’une même souche, sont les frères & sœurs »oncles 8c neveux, & les couims, qui íont appelés colla-téraux. Consanguineus , propinquus , vel consanguini-tate cotijunclus , necessarius. Il ne signifie élégammentque ceux qui nous font unis par le sang , 8c en géné-ral , sans marquer en particulier le pere & la mere. ily a pourtant de bons Auteurs qui T emploient dans cefens-là ; mais il ne faut pas y déférer trop. Bouh. A sescôtés marchoient environ deux cens de ses plus pro-ches parens. Vauc. Les parens paternels font ceux aqui Ton est joint du côté du pere. A patre agnati. Lesparens maternels, ceux qui íont du côté de la mere.Cognati. Parens ascendans, le pere, Taieul, 1 oncle ;8c ainsi en remontant tant au masculin qu au féminin.Les deícendans font au contraire. On recuíe les Jugesqui font parens des parties jusqu au quatrième degre »suivant l’Ordonnancc. On évoque un proces d un Par-lement , où une partie a d es parens en certain nombre.L’Ecriture dir qu’il faut chercher ion lalut loin de sesparens Le Concile de Latran II, a réduit la prohibi-tion du mariage entr c parens au quatrième degré. Cet-te défense alloit auparavant juíqu’au septième degré.On ne peur aliéner les biens des mineurs, marier lesenfans mineurs, fans avis des parens , fans assembléedes plus proches parens. Cet homme semble être tom-bé des nues, il n’ani parens , ni amis. Tout le mondeveut être parent de celui qui est en faveur. Mén. Cor-