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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Sceau , pour pouvoir mettre à exécution dans le res-sort d’un Parlement, un Arrêt rendu dans un autreParlement ; soit du petit Sceau, pour faire exécuterune Sentence hors de la Juridiction d’un Tribunal oùelle a été rendue.

ft? Comme le pouvoir de tous les Juges est borné &restraint dans le ressort de leur siège, Sc que 1 autoritédu sceau des Chancelleries des Parlemens ne s’étendpas au-delà du rellort des Parlemens où elles fontétablies , il faut prendre des lettres du grand Sceau,appelées paréatis ■ c’est-à-dire, obéissez. Le pareatisdu grand Sceau est exécutoire par toute la Francefans qu’il soit besoin de demander aucune permissionaux Cours de Parlemens & autres Juges , dans le testorcdefquels on veut les faire exécuter.

Cependant, on peut prendre un paréatis de la Chan-cellerie du Parlement où l’on veut mettre à exécution

1 un Arrêt d’un autre Parlement. On ne peut refuser ceslettres de paréatis à ceux qui les demandent.

On peut austi, au lieu de paréatis , prendre la per-misti on du Juge des lieux, qui se met au bas d’une re-quête , fans qu’on puisse la refuser, & fans qu on puis-se en empêcher l’exécution, suivant L’art. FI , du tit,

2 j ,de /’ Ordon.

|sT On appelle paréatis rogatoire, une commistìon dugrand Sceau, pour mettre à exécution un Jugementhors de l’étendue du Royaume. Par cette commistìon,le Roi prie le Souverain de permettre que le Juge-ment émané de France, soir mis à exécution dans lesEtats j comme il feroit s’il en étoit par eux requis. Cessortes de paréatis ne lont en usage qu’entre Princesqui font particulièrement alliés.

PAREAU. f. m. Grande barque des Indes qui a le devantfait comme le derrière, & où l’on met indifféremmentle gouvernail, quand on veut changer de bord. Ozan.Navicula Indica , scapha. Le pareau a le devant & lederrière fait de la même façon. Aubin.

On dit austi parre. Les parres lont des vaisseaux donton se sert vers Ceylan , qui ont beaucoup de rapportaux caguets de Hollande. Ce font des bâtimens decharge qui ne perdent point les côtes de vue. On s’ensert principalement dans la Tuto.corie, aux côtes deMalabar, où les habitans qui vivent de l’industrie qu’ilsont à pêcher les perles, s’appellent Parvaes ( Paravas )à caule qu’ils vont à cette pêche avec cette forte de bâ

riment. Aubin.

Les corsaires de Malabar se fervent austi d’un bâti-ment à rames , qu’ils nomment para , ou pareau. Cepeut bien être le même. Aubin.

Pareaux , f. m. pi. signifie , en termes de Pêcheurs, degros cailloux ronds, pefans, & percés par le milieu,qu’ils attachent de distance en distance le long de lacoulure d’en-bas du filet qu’ils appellent une Seine,afin de la parer, quand ils l’ont jetté à l’eau, c’est-à-dire , pour en arrêter le bas au fond, tandis que le hautî à cause des lièges qui le soutiennent.çfT PAREDRE, s. m. Paredrus. Terme d’Histoire an-cienne , qui signifie proprement Astèsseur. C’est ainsiqu on appeloit à Athènes , des gens consommés dansles affaires & versés dans la connoìssance des loixque les jeunes Magistrats choisissoient pour siégeravec eux fur le banc, & pour les diriger dans leursjugemens. Ces Assesseurs, après l’expiration de leurcharge , rendoient compte de leiw conduite dans leposte qu’on leur avoit confie, de meme que les autres

Magistrats.

PARÉE. f. f. Terme de Coutume. C est la même choseque parcours. Foye^ ce mor. Droit de parée , est ce-lui par lequel les Seigneurs voisins peuvent suivre enla terre l'un de l'autre leurs sujets 8 c hommes serfs,lans qu’ils se prétendent être affranchis, pour êtresortis de la terre de leur Seigneur. Jus Domini in ho-mmes suos etiam in Dominio alieno.

PARÉGORIQUE, adj. m. & f. Terme de Méde-cine. C’est la même chose qu'anodin. Qui appaiíe ladouleur. Paregoricus , a. Des remèdes parégoriques.On dit substantivement , faire uíàge des parégori-ques.

OfT PAREIL, EILLE. adj. Terme de comparaison, fy-

PAR

nonyme d’égal, semblable. Il s’applique aux choses& aux períonnes. Par , compar , parilis , aqualis.Ces deux hommes font pareils en âge , en science, enmérite. Ils font de pareil âge : ils ont une pareille ar-deur pour l’étude. Ces deux étoffes ne font pas pareilles ;j’en veux de pareille à celle dont vous m’avez envoyél’échantillon.

|LT II est austi substantif. Cet homme n’a pas son pareil ,il a trouvé ion pareil , il en use mal avec ses pareils.Rendre la pareille , traiter quelqu’un comme on en aété traité.

0 CF A la pareille, adv. Dune manière semblable. Il íedit en bien & en mal. Faites-moi ce plaisir, je vous lerendrai à la pareille. Parem gratiam tibi referam. Uest familier.

A nulle autre pareille ; pour dire, qu’une chose n apoint de pareille , & qu’elle est incomparable, incom-parabilis j est une phrase niée, Sc qui paíle pour che-ville. Ménage. Boileau s’est moqué de Jans pareil lors-qu’il a dit, en parlant des pièces Hatreuses :

Ouvrages mercenaires ,

Oà toujours le Héros passe pour fans pareil. Boit.’

On dit proverbialement, qu’un homme est fans pa-reils qu’on ne peut trouver son pareil ; pour dire,qu’il a des qualités excellentes Sc au-dessus des autreshommes; qu’on n’en trouve point qu’on puisse luicomparer. Parem habet neminem vel &qualem. On ditausti, à billes pareilles , les choses étant pareilles ;pour dire , fans aucun avantage de l une fur l’autre.Pareil , vient du Latin par , ou parilis.jsT PAREILLEMENT. adv. De comparaiíon. Parker.Semblablement. Similiter. Ils font si unis dans cettemaison, que quand l’un veut une chose , l’autre leveut pareillement. Vous le voulez , Sc moi pareille-ment.

|CT PAREIN. Foye% Parrain.f£X PAREÏRA BRAVA. f. m. Racine qui vient du Bré-sil , & que les naturels du pays appellent Botou , oi*.Botava. Ce nom de Pareïra brava , est celui que lesPortugais lui donnent. Il signifie vignesauvage. FitïSsylveftris , convolvolus Braslianus , flore octopetalo .Le pareïra brava est un spécifique pour les coliquesnéphrétiques. Il en est peu qu’il ne guérisse. M. Geof-froi attribue cet effet à la propriété qu’à le pareïra bra-va , de diffoudre les glaires qui collent ensemble lessables Sc les-graviers dans les reins. C’est pour la mê-me raison qu’il fe donne avec succès pour dissiper l’af-thme humoral Sc la jaunisse. La doíe est de deux groscoupés en petits morceaux, que l’on fait bouillir eutrois demi-fetiers d’eau , jusqu a ce que la liqueursoit réduite à une chopine. On coule cette décoction,& on la partage en trois verres, que l’on fait prendrechauds comme du thé, avec un peu de sucre. Pour pré-server ceux qui lont sujets à la gravclle, on leur en faituser tous les mois pendant huit jours, 24 grains feule-ment à chaque dose, que l’on fait légèrement bouilli 1 ’dans une taise d’eau. On peut austi donner cette racineen substance , pulvérisée à la dose de 12 ou 18 grains*Les Portugais disent encore qu’elle guérit la dyssente-rie, les crachemens de sang, l’esquinancie , les morsu-res des bêtes venimeuses, les fièvres malignes,Foye\ les Mém. de /’ Acad. des Sciences , 1 7 0 /. L spareïra brava reflémble à la racine du thymelœa, ex-cepté qu’elle est plus dure 8 c plus noirâtre. Elle nosvient du Mexique où elle croît. Cette racine étant prif cen poudre dans du vin blanc, est fort apéritive, ^très-propre pour la pierre. Son nom lui vient de ctqu’elle pouffe des tiges longues, rameuses, semblableà celles de la vigne, rompantes, Rattachant auxrailles 8 c aux arbres.

fG? PARÉLIE. f. m. Faux soleil, ou lumière fortqui paroît quelquefois aux côtés du soleil par laxion de la lumière dans une nuée. C’est la répréle nt ‘ ltion du íoleil dans une nuée opposée d une certaine rnanière. Parelium, exprejja solis imago in nube. L es pi nordinaires fe voient en mcrne teins que les grancouronnes , 8 c font placés dans la même circonK-