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Os? PARFUM. F m. Senteur agréable qui s’exhale decertains corps, & frappe l’odorat. Les Heurs répandentdans Pair un agréable parfum. Suffimen , suffimentum ,odores , odoramenta , thymiama , aromata. Le mulen’est pas un parfum , s’il est tout pur ; il entête fu-rieusement , lì on ne l'adoucit par quelque mélange.Elles achetèrent des parfums pour embaumer Jéíus.Port Ror.
Parfum , fe dit figurément des choses qui flattent agréa-blement l’efprit. Le parfum des louanges. La prièremonte au ciel comme un agréable parfum. Ce n’estpas mon deílein d’entrer dans d’inutiles curiosités, endécidant indiscrètement par où s’élève & s’exhale dansle ciel j le parfum de nos oraisons. Fléch.
ffT Parfum , en termes de Médecine, fe dit de toutesles vapeurs bonnes ou mauvaises, de toute exhalationdes parties volatiles d’un corps que l’on expose à lachaleur ; & qu’on fait élever en l’air pour la guérisondes maladies. On fait prendre le mercure, tantôt avecdes emplâtres, tantôt en parfum , ce qu’on appelleparfum de cinnabre. On donne à ceux qui-font trophumides du cerveau, du tabac en parfum ■ pour dire,en fumée. Il y a des parfums íecs qui font en trochif-ques Sc en pilulles , faits d’oliban, de mastic , d’aloe's,de clous de girofle, de benjoin, &c. les autres, hu-mides , visqueux Sc gras, qui fe font de jus d’herbes ,
ffcF Parfum, fe dit auflì des corps mêmes, dont s’exhalele parfum. Presque tous les parfums viennent d O-rient Sc des pays chauds. L’ambre est un excellentparfum.
|jCF Parfum, fe dit encore chez les Tireurs d’or , d’unecertaine composition où il entre plusieurs ingrédiens,dont ils fe fervent pour donner le fumage au fil d’ar-gent, afin de le faire palier pour du fil d’or. Le parfumest défendu par les règlemens.
Ifc/TARFUMER.v. a. Exhaler une odeur agréable; répan-dre une bonne odeur dans l’air. Les lis , les roses, lesfleurs du tilleul parfument l’air. Ces pots de refedaparfument toute la chambre ; c’est auflì donner l’im-preflìon de quelque parfum à un corps, lui faire pren-dre une bonne odeur. Vaporare , exhalare ,suffire, fu-migare. On parfume des gants, des peaux, des pom-mades , des chambres, avec force fleurs d’oranges ,jasmins, jonquilles, tubéreuses, &: autres fleurs odo-rantes. On parfume les liqueurs avec du musc, del’ambre gris.
Parfumer , fe dit auíîï en tems de peste, en parlant desfoins qu’on prend de chasser le mauvais air des corpsqu’on croit infectés , en excitant dans les lieux d épais-ses fumées de bois de genièvre , de vinaigre, de pou-dre à canon, Sc autres qui font de violentes impres-sions dans l’air, qui le chassent Sc le renouvellent.Fumigare , fumificare.
Parfumer. En terme de Marine. Parfumer un vais-seau j c’est faire brûler du goudron Sc du genièvre ;Sc jetter du vinaigre entre les ponts d’un vaisseau. Va-porare. Les bâdmens & les hommes feront parfumés.Aubin.
|GF Ce mot a ete employé au figuré , en parlant des pen-sées pleines d affectation. Sénéque parfume trop sespensées. Nimis afféclata sententia. Elles donnent dansla tête à la longue. Bouh. Cela est trop recherché.
tfT PARFUMÉ, ÉE. part. qui a reçu. l’impression dequelque parfum. Gants parfumes , peaux parfumées.
PARFUMEUR, EUSE. adj. Qui compose, ou qui venddes parfums, ou des choses parfumées. Unguentariuspropola , suffitor.
fp-PARFUMOIR. f. m. Petit coffre de bois garni d’unegrille fur laquelle on place ce qu’on veut parfumer, enfaisant brûler des pastilles dans une chauffrette pleinede feu, qui est au-dessous.
PARGA , ou LA PARGA. Ville dans l’Etat des Vé-nitiens , fur la côte de l’Albanie, vis-à-vis l’extremitéorientale de Pile de Corfou , avec un port assez com-mode.
PARGE. fi m . Vieux mot. Page.
PARGER. v. a. Vieux mot. Dans les Coutumes locales
d’Auvergne, parier héritages > c'est les fumer Sc les
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engraisser , en enfermant dessus des bêtes à laine dansun parc. De Lauriere. Stercorare.
PARGIE , ou PERGIE. f. f. En Ballìgny, c’est un droitgénéral dû au Seigneur pour toutes les amendes quiponrroient être adjugées à cause du dommage fait pardes bestiaux aux héritages des particuliers. Pargia.Voye’q le Glossaire de de Lauriere , Sc les Coutumesde Berri par la Thaumaflìère.
PARGUÉ, PARGUENNE. Sorte de serment burlesqueen usage parmi les villageois.
Vous ave^ fait sans doute en votre tems tPluseurs contrats de diverse nature.
Ne peut-on point en faire un ou les gensTroquent de femme ains que de monture ?Notre Pasteur a bien changé de Cure ;
La femme eft-elle un cas fi différent ?
Et pargué non - - - -
Or ça , Sire Oudinet 3Sera-ce trop , s’il donne son MuletPour le retour ? Mon Mulet ? (S’parguenne ,
Dit le premier des Villageois susdits ,
Chacune vaut en ce monde son prix. . . .
Les Troqueurs j T. //, des Contes de la Font. p. m.
11 o , III.
PARGUIENNE, par corruption de parisienne. Sermentburlesque.
I£F PARHÉLIE. Voye T PARÉLIE.
IfT PARHOMOLOGIE. f. f. Figure de Rhétoriquequ’on appelle plus ordinairement concession. Voye^ce mot.
|fCP PARHYPATE. Seconde corde des sept de la lyre,qui étoit dédiée à Mercure. Parhypate , es.
fCT PARHYPATE-MÉSON. Terme Grec, qui signifieproche la principale des moyennes. C’est en Musique,le nom d’une des cordes dé la lyre, ou du système desGrecs , qui répond à l’F -ut-fa de la seconde octave del’orgue, ou du système moderne , qui est proprementlésa ou Pat de la clef d’F -ut-fa. Brossard.
PARHYPATE-HYP AT OLE C -sol-ut-fa.
Ce mot est composé de wapd , préposition ,proche,d’vWTcç, le plus haut , Sc. falam , moyen. Parhypartéméfon. Proche du plus haut du moyen.
fCT PARI. f. m. Promesse réciproque par laquelle deuxou plusieurs personnes qui soutiennent des choses con-traires , s’engagent de payer une certaine somme à ce-lui dont la proposition fe trouvera véritable. Sommequ’on dépose ou qu’on promet de payer, quand on gfge qu’une chose est vraie, qu’elle arrivera , qu’un te*joueur gagnera. Pecuniaria sponfio. Certatio pignera'titia. On fait souvent des paris fur le succès des entre-prises importantes. Chaque nation en fait pour sonparti. Il y avoir un pari de cent pistoles à cette paru ede paume.
On dit que le pari est ouvert, pour dire, que toutle monde est reçu à parier. On dit qu’une personne enhors de pari , lorsque dans un pari fait entre plsssieurs personnes, il y en a une qui a perdu, & q 111n’a plus de droit aux enjeux que les autres fe dispute^encore. Ac. Franç.
PARIA. Nom d’une contrée qui s’appelle auflì la nou-velle Andalousie. Paria , nova Vandalitia. C’estgrand pays de, l’Amérique méridionale. Il est vers * cpays de l’Amazone, la Guiane Sc la Caribane, lede la rivière de Paria , dont il a pris son nom. On cSÍ 'tend cependant le plus souvent par le Paria , 011 3nouvelle Andalousie, la partie septentrionale de c . cgrand pays , laquelle est le long de la mer du nqj-Aentre le Gouvernement de Vénézuela, & la C& 1 ‘ne. Les Espagnols y ont établi un gouverness cil j e ’dont Comana, ou la nouvelle Cordoue est la c fP lt ^ cS :On trouve dans ce gouvernement de bellesSc on y pêchoit autrefois quantité de belles f clMat y. , i aC
Le lac de Paria , ou d’Aulagas. C’est un g r ? n edu Pérou. Paria , Aulaga. Il est dans la P l ° v ^ po-los Charcas, près des Andes, & de la vifl £ ,f a oua-rosi. Ce lac communique par la rivière d £ ^ *