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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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dero, avec un autre grand lac qu’on nomme Titicaca.Maty.

Paria. Rivière. Voye■q Orénoque.

PARIADE. s. f. Terme de Chaise. C’est la saison oùles perdrix Rapparient. Perdicum coitio . La c halle estsévèrement défendue au tems de la panade.Pariade, signifie auffi les perdrix appariées. Il y a cinqsx panades dans ce champ. Ac. Fr.v 3 * PARIAGUE. f. m. Terme de Coutumes. Du LatinPariatio , qui signifie asiociation. C'est une espèce desociété entre le Roi, ou quelque grand Seigneur, Scun petit Seigneur, un traité fait entre deux Seigneurs,par lequel le plus grand accorde, aííùre fa protectionau plus petit. Cette espèce dissociation étoit autre-fois pratiquée par les Ecclésiastiques, pour avoir laprotection des grands Seigneurs auxquels ils cédoientune partie de leurs droits, afin de se mettre à couvertdes violences qu ils avoient à craindre, & d’avoir eux-mêmes la force en main, pour jouir plus sûrementde la portion qu’ils se réservoient. Consotiatio , vtl so-cietas. y

fie? L’Académie écrit partage ou paréage. Égalité dedroit & de possession, que deux Seigneurs ont parindivis dans une même Terre. Un tel Seigneur, un telÉveque, tient ce Comte en paréage avec le Roi, enparlant de certains Domaines, dont la Seigneurie ap-partient , par indivis , au Roi 8 c à l’Evêque. Nous di-sons la même chose en remontant à Longine.

PAR-ICL adverbe. De ce côté. Il faut passer par-ici.Hac.

£CP PARIER, v. a. Faire un pari ; gager'qu’une telle pro-position est vraie, qu une telle chose arrivera, qiPuntel joueur gagnera. Sponfione certare. Il a parié dixpistoles que la nouvelle qu’il a débitée étoit vraie. Il&parié qu’il sauteroit ce fossé à piés-joints. Cet hom-me ne veut pas jouer, mais il parie tantôt pour Fun,tantôt pour Fautre.il faut paner,- cela n est plus vo-lontaire ; vous êtes embarqué ; Sc ne parier point queDieu est, c’est parier qu’il n est pas. Paries -donc qu ilest, fans hésiter. Pas c.

ístCe mot vient de pariare , parce que quand on parie, onmet de part & d autre des choses semblables. Ce-pendant on parie le double contre le simple, dix contreun, cent contre un, &c. Et cela est même nécessaire dansla plupart des jeux, pour paner but à but : car pourparier avec un avantage égal, il faut que la mile duparieur soit à celle du joueur, comme les coups quipeuvent faire perdre ce dernier, font aux coups quipeuvent le faire, gagner. Si un homme parie , parexemple, d amener ia avec deux dez, comme ilu’y a qu une feule combinaison possible qui amene cenombre, & qu’il y en a 3 5 autres, il faut que lamise du parieur soit à celle du joueur comme ; y esta 1.

Parier, v. n. Le Continuateur du Roman Comique deScarron , Pan. III } ch. 10 , p.10 p , a dit parier pouraller de pair. L’argent mefaisoit parier avec une tren-taine de Cadets de grande maison , qui portoient tousle mousquet aulsi-bien que moi. Mais c 5 est un mauvaisexemple qu’il ne faut pas suivre.

PARIÉTAIRE, s. f- Plante qui pousse des tiges rondes,rougeâtres, rameuses. Ses feuilles font oblongues,pointues, velues , rudes , Rattachant facilement auxhabits, disposées alternativement. Ses sieurs font pe-tites , composées ordinairement de quatre étaminessoutenues par des calices de différente structure. Illeur succède une semence noire , fort petite, lui-lante, couverte dune enveloppe velue. Sa racine estfibreuse, rougeâtre. En Latin Parietaria officinarum ,&Diofcoridis. C. Bauh. Cette plante est émollienter* laxative, on s’cn sert beaucoup dans les lavemens

dans les dcmi-bains détersifs & adoucissons ; sonïiic ra

tt passer les urines, & débouche tout-à-fait les

q " a quelques autres elpeces de pariétaire.

'Jr™* Vlent de paries , muraille ,- car on trouve le

A t , n'I ;,? V v n ,h CCs fortes deplantes fur les murailles.

, Tl r os di t que Constantin avoit donné le 110mde «M herbe à f Em * pcrcur Trajall , à Cimsc qut

L , CS J 11 cn Pdons sc trouvoient fur routes les mu-railles de Rome, de même que la pariétaire.

PAR jT33

PARIÉTAL, ALE. adj. m. & f. Qui appartient aux parois,qui fait les parois, c’est-à-dire, les côtés de quelquechose. Parietalis. On íe íertde ce mot en Anatomie,& on supplique à deux os de la tête. Le troisième 8 c lequatrième des os du crâne íont les pariétaux , ainsinommés, parce qu’ils forment les parois de la tète. Osasincipitis. Ils font d’une insistance plus déliée, plus min-ce , & moins dure que le coronal & l’òccipital. Lafigure des pariétaux est carrée ; leur grandeur surpaílccelle des autres os de la tête , leur situation est :ux par-ties latérales , qu’ils occupent toutes. La sature sagit-tale les joint ensemble par leur partie supérieure ; lacoronale les unit par leur partie antérieure a l’ os dufront ; la lambdoidc les joint par iem partie posteri ni eà l’os occipital ; & enfin la suture squammeuíe les unitpar leur partie inférieure aux os paitreux. Ces os ontleur partie externe sort polie , mais l’interne est iné-gale à cause des impressions que les artères de L du-re-mere y ont faites pat leur battement continuel, dansle tems qu’ils n’étoient pas encore ossifiés. Dionis.

PARIEUR, f. m. Celui qui parie. Sponsor , ve/sponsionecertans. A la Paume, il y a plus de Parieurs que deJoueurs.

On dit proverbialement , quand on volt arriverquelque coup de partie , qùelque beau coup , voilàun vilain coup pour les Parieurs : ce qui se dit nonseulement dans le jeu, mais aussi dans les autres affai-res , quand il arrive quelque chose qui doit faire crain-dre un succès fâcheux à l’une des deux parties inté-ressées.

PARILI, f. m. grand arbre qui croît dans le Malabar. Laracine & les feuilles passent pour corriger la disposi-tion mélancolique du sang, Sc pour adoucir les hu-meurs acides & salées. On prépare avec ses feuilles,Sc celles du caretti, cuites dans le suc laiteux du ca-cao , une potion qui appaise les douleurs des hémor-rhoides , íoit internes ou externes.

PARILIES. f. f. pi. Parilia. Fêtes Romaines. On confondordinairement les Parilies , avec les Palilies. Je croisnéanmoins qu’il y a de la différence , Sf que les der-nières se célébroient en l’honneur de la Déesse Palès ;au lieu que les premières tiroient leur dénominationdu verbe Latin Pario , f enfante. C’étoit une espècede fête que les femmes enceintes fuioient célébrer dansleurs maisons, pour obtenir des Dieux un heureux ac-couchement , 8 c pour les remercier après lavoir ob-tenu. Fragmentée Festus, expliqué par Joseph Sca~liger. §CP D’autres prétendent que les parilies étoientdes fêtes en l’honneur de la fondation de Rome.

PARILL A. Ville de l’Amérique méridionale, au Pérou ,dans l’Audience de Lima, Sc dans la vallée de Senta,qui lui communique son nom.

PARIME. Nom d’un lac que l’on place dans la Guiane ,dans l'Amérique méridionale, íous la ligne; & on luidonne environ six-vingt lieues du couchant au levant,Sc cinquante du nord au sud. Parimus lacus. Mais lesplus habiles Géographes croient que ce lac Sc la villede Manoadel, Dorado, qu’on plape fur son bord occi-dental, sont des choses purement imaginaires, parceque nul Européen n’a pu les trouver jusqu’ici. Maty.

PARINA. La pointe de Parina. Cap dans la mer du Sud,fur la côte du Pérou, à huit lieues Sc demie au nord dePayta.

PARINACOCHA. Nom d’une Province du Pérou pro-pre. Parinacocha. Elle est à l’orient des montagnesdes Andes, entre la ville de Lima, & le lac de Titica-

ca. Maty.

ARIO, PARIS, PARADISO , ancienne visie de la My-sie, dans l’Asie mineure ; maintenant elle est dans la Na-tolie propre, fur la mer de Marmora , ou elle a unPort, vis-à-vis de Pile de Marmora , Sc a sept lieuesde Lampsaco , vers le levant. Parium. Maty.

ARIO, ou PAROS. Une des îles de l’Archipel, situéeentre celles de Naxi Sc d Antipano. Paros. Elle a en-viron dix-iept lieues de circuit, Sc elle étoit autrefoisrenommée à cause de son beau marbre blanc. Les Vé-nitiens Font poíiedée ; elle est maintenant fous la do-mination des Turcs. Il y a plusieurs villages, Sc la vil-le de Pario Episcopale, Sc suffragante de Naxi. Maty.