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mais jamais qu en écho ; c’est-à-dire , après que sonmaître les lui avoir prononcés, & il íembloit qu il lesprononçât toujours malgré lui, & comme par force.«1 y avoir eu des récompenses arrachées, peut-être leseut-il prononcées motu proprio. U avoir fallu quelquesannées pour faire apprendre à ce chien une trentainede mots. Il avoir plus de trois ans quand il fut mis à1 ecole. Voye^ les Mémoires de Trévoux , /7 / f , p.p 08 . V)ycq aulîì l’Hifoire de l’Acad. des Sciences.
ífét En ternies du Musque , on dit que les tuyaux d’unorgue parlent bien, pour dire que le son qu’iis ren-dent est juste , clair & net. Pneumatici organi fiJiuUsonum justum , clarum & nitidum reddunt. On le ditauili de quelques autres instrumens.
Parler. Tenne de Piquet, d’Impériale , & d’autresjeux. CPest acculer ion point , le dire, le déclarer.On dit, c’est à vous à parler. Parles. Moniteur 11 ’apoint encore parlé.
Parler , en termes de Chaste, se dit de l’abboi deschiens. Le limier est un gros chien de chaste, qui neparle point. Ce chien parle trop.
En Vénerie on dit, parler aux chiens, quand, parquelque cri ou signal, on les excite à la chaste, ou àfaire quelque mouvement. Canes excitare. Les Livresde Vénerie contiennent les termes propres pour parleraux chiens. Voye% Chien.
flsé Parler aux chevaux, terme de Maréchalierie. C’estfoire du bruit avec la voix quand on les approche dans1 ccurie ; précaution souvent néceílaire pour éviter lescoups de pied.
ff-CpARLF.R , le dit proverbialement en ces phrases. Del’abondance du cœur la bouche parle ; c’est-à-dire,que nous parlons souvent de ce qui nous touche leplus. On dit des choses peu importantes : cela ne vautpas la peine d’en parler. On dit aussi, parler Latindevant les Cordeliers , pour dire, parler d’une choseà un homme qui la fait déjà fort bien, ou mieux quecelui qui parle. On dit austì, quand les ânes parlerontLatin, pour marquer un rems fort éloigné. On ditaussi, qu’on fera bien parler François à quelqu’un,pour dire, qu’on lui fera bien dire la vérité, qu’onle mettra bien à la raison, qu’on l’obligera à faire desoffres raisonnables. Parler à bâton rompu , c est par-lerions luite , lans ordre. On dit qu’un homme parleà tort & à travers, qn A parle comme un aveugle descouleurs, pour dire fans connoistance de la chosedont il parle. On dit austi, qu’il vaudroit autant par-ler à un sourd, quand 011 veut persuader quelqu’unde faire une choie dont il n’a point d’envie. On ditqu un homme parle le cœur dans la main, pour direqu’il parle sincèrement. On dit aussi, parler Chrétien ,pour dire parler nettement, clairement, fans ambi-guïté. On dit à peu-pres dans le même sens , parlerpar la bouche, comme Saint Paul. On dit aussi, qu’unhomme trouvera à qui parler ; polir dire qu’il trou-vera bien des difficultés en une> affaire qu’il a entre-prise. On dit austì, qu’il est aisé de parler , mais qu’ilest malaisé de faire. On dit encore , trop gratter cuit,trop parler nuit. il y a un teins de parler, 8 c un au-tre de se taire. On dit populairement, j’ai bien parléà sa barrette,pour dire, je l’ai réprimandé vertement.On dit aussi d’un homme habile qu’on envoie négo-cier quelque chose, qu’il lait aller 8 c parler. On ditencore, qui parle du loup en volt la queue , quandquelqu’un arrive dans une compagnie où l’on parloirde lui. On dit, parler de la pluie & du beau tems ;pour dire : diícourir , s’cntretenir de choses indisté-rentes. On dit parler à son bonnet, pour dire, ibparler a soi-meme , parler fans adrelïer la parole àpersonne. On dit, quandd’autrui tu parleras, songe àt°i > tu te tairas.
arler. se ut. Signifie le discours, la manière depar er. Locutio , elocutio , sermo. Il a le parler agréa-
f u , avi 0 c l ue ntia. Cet homme affecte un parler cí-íemine, un parler niais.
Ses regaids font par-tout des vainqueurs glorieux,
* i íl .,cs V a f orme un parler gracieux ,
A l éclat 6 ’ l odeur d’une rose vermeille. SarTome FI. '
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jéé On dit proverbialement qu’un beau parler n’ccor-che jamais la langue, pour dire qu’il n en coure riende parler honnêtement, que c’est une choie dont 011ne reçoit jamais de déplaisir.
On dit en termes de Palais , un parler sommaire ,pour dire, une instruction faite sommairement de-vant un Rapporteur. Injlruclio denuntiata. Les par-lers sommaires sont abrogés.
PARLERIE. f. f. Babil. Voila une grande parlerie , uneparlerie continuelle. Il est du style familier, Sc ne se ditqu’en mauvaise part.
PARLEUR, LU SE. f. m. & f. Qui parle beaucoup. Lo-quax , garrulus , verbosus. C’est un grand parleur. Lesgrands parleurs ne le sont admirer que des lots. Bell.Un grand parleur le vantant beaucoup ;li tu íavoisbeaucoup, lui dit Simonide , tu ne parierois pas tant.Abl. Il n’y a lien de íì accablant que d’entendre cegrand nombre de choses inutiles & fausses, que disenttous ces grands parleurs. M. de Scud. Une grande par-leuse est encore plus importune qu’un trop grand par-leur. Id. Ces parleurs éternels, qui ne lailsent rien di-re aux autres, sont insupportables en conversation.Perpetui garruli.S. Evr.Lcs petits génies sont ordinai-rement grands parleurs. Bell. Il n’y a point de plusgrands parleurs que les demi-savans. Abl.
Le portrait de Titus paroît fait au compas :
Cefifa parfaite rejjemblance.
Y pari e-t-il? Oh! non , il garde le flende.
II ne lut ressemble donc pas.
«
Ìfl‘ Ainsi, parleur est, comme on le peut voir par cesexemples, presque toujours pris en mauvaise part ; 8cne se dit que d une habitude à parler trop, 8c mal-à-propos, & seulement pour parler. Bouh. Ainsi, cemot ne peut être employé dans les endroits où il n’estquestion que d’un acte, parce qu’il marque nécessaire-ment une habitude ; 8c l’on parlcroit très-mal, si enrecommandant à quelqu’un d etre íuccint de parlerpeu dans une occasion particulière, on lui diloit,ne _ soy ez pas grand parleur. Une épithète en peut rec-tifier le mauvais sens. Un beau parleur , signifie unhomme éloquent, un homme qui s énoncé facilement,dune manière qui fait plaisir à entendre. Fir disertus ,dicendi peritus , lapidus verborum opijex. Ces parleurscélèbres imposent aux yeux 8c aùx oreilles ; ils déro-bent, 8c ils ravissent notre jugement. Balz.
l'CT La Fontaine a employé ce mot fans aucune épithète,dans le sens qu’il présente naturellement.
Nesoye\ à la Cour jf vous voule^y plaire ,
Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère.
Mais il ne pafferoit pas dans un antre style.
PARL1ER. f. m. Vieux mot qui signifie un Avocat. Ondisoit aussi , Amparlier. Caufdicus.
Parlier. Procureur. Ragueau , Borel. Celui qui parlepour un autre. Procurator, AElor. On les appdoic austìAvant -Parliers 8c Prélocuteurs. Id.
sT PARLOIR, f. m. Lieu où l’on parle. Exedra , ouexedrium colloquii , vel cella. Il ne se dit plus que deslieux où les Religieuses viennent parler aux gens dedehors, à travers une espèce de fenêtre grillée. fjf u ~torium. Il y en avoir austì autrefois aux Monastèresd’hommes, où les Novices s’astembloicnr pour par-ler aux heures de récréation ; mais il y avoit ca hautdes écoutes, d’où les Supérieurs les pouvoicnt enten-dre. On en voir encore un à l’Abbaye Saint Germaindes Prés, entre le chapitre 8c le réfectoire.
jfjs Le parloir chez les Feuillans est une petite chambreouverte de tous côtés , & qui est à chaque bout dudortoir , où les Religieux parlent ensemble , parcequ’il ne leur est pas permis de parler au dortoir. Lo-
■cutorium. . , .
ILT Parloir aux Bourgeois. C etoit autrefois à Paris cequ’on nomme présentement 1 Hôtel de Ville, c’est-à-dire , se lieu ou ses Bourgeois de Paris s’assembloientpour parler de leurs affaires, 8c ouïes Magistrats muni-cipaux tenosent leur juridiction, 8c terminoient les
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