Band 
Tome sixieme. [MIT - PRO.]
Seite
548
JPEG-Download
 

^48 PAR

jf? On le dit aussi du crime de celui qui attente à la viedu Souverain, parce qu’ilest regardé comme le peredeses peuples. Parricide abominable.

|f? Quelques-uns étendent le mot de parricide a tout cri-me énorme & dénaturé. Vaug.

A? Parricide est aussi adjectif. Main parricide. Desseinparricide. Cette main parricide a été trempée dans lesang de son pere.

Nommepmoi les perfides ,

Qui vous osent donner des conseils parricides.

Racine.

Rien n’étoit plus commun dans le Royaume deBungo , que des meres patricides. Bouh. Xav- L. V >

PARROIE. Vieux mot. s. m. Voye-^ Parage.

PARROISSE. Voye-q Paroisse.

PARS , se disoit autrefois pour pers , couleur perse.} r oye\ ce mot. C&ruleus ,a.

Puis venoit une haquenéeCouverte d’un beau cramoisi ,

Toute de fleurs de lis seméeSur un beau velours pars choifl.

Martial d’Auvergne en ses Vigiles. Borel.

|f?PARSEMER, v. a. Semer, répandre tXflcìl. Pers-pergere. Les manteaux des Chevaliers de 1 Ordre sontparsemés de flammes; le manteau Royal> de Heurs delis. Trabea liliis respersa est. Le chemin etoit parsemé defleurs. Ce mot ne te dit proprement que des chosesqui fervent d’ornement. On parleroit mal en disantqu’un chemin est parsemee de cadavres.

A? PARSEMÉ, ÉE. Participe.

PARSI. s. m. 8c f. Terme de Relation. Ce nom qui signi-fie proprement un Perfien en général, ne se prendmaintenant que pour un ancien Persan, un Idolâtre quiprofeste le culte du feu. Persa , ignis cultor. La plu-part de ces gens-là se font retirés dans les Indes, depuisque Schah-Abbas fit abattre les anciens temples du Feu,ou Pyrées, qu’ils avoient conservés fur la montagned’Alvend. On donne encore ce nom dans les Indes auxdesccndans de ces Perles, qui dans le XVII e íiècle seretirèrent là pour éviter la persécution des Mahomé-tans , & qui ont une religion particulière. Us recon-noissent un seul Dieu, créateur & conservateur de l’U-nivers ; mais qui a fous lui sept Intendans ou Ministres,qui en ont encore vingt-six fous eux. Ils adorent pres-que ces trente-trois Ministres comme des Dieux. Ilsn’ont ni temples ni mosquées. Ils font toutes les céré-monies de leur religion dans une chambre de leur mai-son , le premier 8c le vingtième jour de la lune. LesDocteurs ou Prêtres Parfis , portent une ceinture delaine ou de poil de chameau. Ils ont de la vénérationpeur le feu qu’ils regardent comme le symbole de laDivinité. Us ne mangent rien qui ait eû vie , non plusque les Brames & les Banians , sur-tout du bœuf, dela vache & du lièvre. Ils ne tuent point non plus leschevaux, les éléphans, ni les chameaux. Voye\ lesVoyages d’Oléarius, Tome II. D’Herbelot au motParfl. Il y a pourtant encore des Parfis dans un faux-bourg d’Hsspaham. D’Herbelot. Il y a encore quel-ques Parfis en Perse ; ce sont ceux qu’on appelle Gau-res, & dont nous avons parlé. Voye-q aussi Jo v et, dansson Histoire des Religions du Monde , 1. III, p. 1 0 0 ,&isp.

PARSIMONIE. f. f. Epargne. U y a de 1 excès dans fiparfimonie. Il n est guère d’uíàge que dans le style sou-tenu. A c. Fr.

|f? PARSONNIER , PARÇONIER , PERSONNIER ,

( qu’on prononçoit Parchonnier dans quelques provin-ces ) ERE. f. m. òc f. Vieux mot usité dans les Coutu-mes , &: qui signifie celui qui a part, stll'oc ie. Dans ledétail, il s’est dit de ceux qui tiennent ménage ensem-ble , Conturbernalis ; des Co-héritiers, coh&res. Deeeux qui font associés pour le même xtAnc, socius,socie-tate conjunctus , Composseíleur d’un même héritage ;contribuable aux mêmes droits, redevances, rentes,tailles ; qui a même droit en un procès, cn une action,

PAR

ce que nous appelons consors , complice d’un mêmecrime.

Et de mains autres prisonniers.

De leurs folies Parionniers.

Rom. de la Rose.

|f? Ce mot se trouve dans Nicod, Monet , Cotgrave,&c. Coquille le tire de portio , part, portion. D’autresle font venir de personne , persona , parce qu’on a ditaussi personnier, comperíonnier, parce que ceux quisont associés, sont regardés comme une même per-sonne.

|f? Parsonnier étoit aussi adjectif, 8c se disoit des cho-ses où plusieurs avoient part. Moulin parsonnier , héri-tage parsonnier.

|f? 1 PART. f. f. Portion d’un tout séparé en plusieurs mor-ceaux. Ce qui doit revenir à chacun d’un tout. Pars ,portio. Les successions des Bourgeois se divisent en au-tant de parts égales qu’il y a d’enfans ; on leur donneà chacun leur part. Les préciputs & droits d’aînesse scprennent hors-part,avant que de partager. Dans les so-ciétés , chacun a fa quote-part du gain 8c de la perte,à proportion de la somme pour laquelle il y est entreen part. On est obligé de payer les dettes d’un défuntsuivant la part 8c portion dont on est son héritier , sui-vant sa part héréditaire. Pro rata portionis parte, ll aété condamné aux trois parts des dépens.

ff? On appelle part héréditaire ce que quelqu’un prendà titre d’héritier dans une succession.

ff? On appelle part avantageuse une portion plus sortequi appartient à laine dans le partage des fiefs , outreson préciput. Suivant la Coutume de Paris, art. 1 S>après que l’aîné a pris son préciput, les deux tiers desautres fiefs & héritages tenus noblement lui appartien-nent , s’il n’y a qu’un puîné, s’il y en a plusieurs, ilprend la moitié, & les autres enfans partagent entreeux l’autre moitié.

A? Part d ensant le moins prenant, est la portion de lasuccession qui revient à celui des enfans qui est lemoins avantagé par ses pere 8c mere. Les peres & me-res qui se remarient ayant des enfans d’un premier lit,ne peuvent donner à leur second conjoint qu’une partd’enfant le moins prenant.

On appelle une part de pain-béni, une part de gâ-teau , de tourte, un morceau de ces choses partagées.Panis lustralis particula. La part à Dieu, dans le gâ-teau des Rois , est celle qu’on donne aux pauvres.

ff? PARTIE, PART, PORTION , synonymes. Lapartie est ce qu’on détache du tout. La part est ce qfien doit revenir. La portion est ce qu’on en reçoit. Lepremier de ces mots a rapporta l’assemblage ; le fé-cond au droit de propriété ; & le troisième à la quan-tité.

|f? On dit une partie d’un livre, 8c une partie du corpshumain ; une part de gâteau, & une part d’enfant dafl sla succession ; une portion d héritage, 8c une portioflde réfectoire.

|f? Dans la Coutume de Normandie , toutes les filles q^ 1viennent à partage _, ne peuvent pas avoir plus de 1®troisième partie des biens pour leur part , qui se p as 'rage entre elles par égales portions. Syn. Fr.

Part , signifie aussi l’intérêt qu’on a, ou qu’on peut av<? lscn quelque chose. Pars. Je prend part je prens inté-rêt à votre santé, à votre fortune. Prendre part à bgloire de quelqu’un. Voit.

ff?PART,íc dit aussi dans les choses spirituelles 8c mura-les j des choies qui, fans être divisées, peuvent I ecommuniquer à plusieurs. Je vous demande quelq 1 ^part à votre amitié, à votre estime. Tuam amicit La,rlvehementer opto. Ce favori a part à la faveur, aux b e* 1ries grâces du Prince. Faites moi part de vos lecrets-Les médians n’auront point de part à la béatituéternelle.

Part , signifie aussi , connoissance qu’on a dune afss lîe *participation à quelque chose. Ce Ministre n’a p 0 ’ 111de part à cette négociation. Non efl hujus aclion lS P aticeps. On accule un tel d’avoir eu part à cette con) ,ration, en cette entreprise. On disoit autrssoh, cde part ; pour dire , chef de parti.