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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PAR

Parquet des Huistìers. C est le lieu où fe tiennentles Huistìers pendant la séance des Juges.

Parquet , en termes de Marine, est un petit retranche-ment fait fur le pont avec un bout de cable, ou d autregroile corde. Septum. On met dans le parquet des bou-le ts^ de canon , pour les avoir tout prêts quand on en aaffaire. Aubin.

C est austì le retranchement où l’on tient les bouletsdans un magasin. Le Commilïaire général de l’Artille-l'ie de la Marine doit tenir la main à ce que les canonsài les mortiers, qu’on tire desvaifleaux qu on déíar-nae, soient portés où ils doivent ctre, que les canonsíoientmis dans leurs parquets , &c. Aubin.

§ 3 “ On appelle austì parquet ou parc, chaque séparationdes marais salans.

Parquet , fe dit austì parmi les Protestans , d une certai-ne clôture de Menuiserie qui est dans leurs Temples,ôc qui sépare les bancs des Ministres & des Anciens,d’avec les bancs du peuple. Septum. Vous irez vousmettre dans le parquet.

On donne encore le nom de Parquet à un espace en-touré de planches , que les Opérateurs font construireau-devant du Théâtre où ils distribuent leurs drogues,ôc jouent leui s farces. Il y a des bancs dans ces parquetspour allêoir ceux qui y veulent entrer, & les Opéra-teurs ou les Baladins tirent une rétribution de chaqueperíonne.

PARQUETAGE. f. m. Ouvrage de parquet. Seclilibusvariatum. Ceparquetage est fort beau.

A ARQUE1ER. v. a. Mettre du parquet en quelque lieu ;pour le rendre plus propre & plus beau. Cubìlum , velconclave variis figuris insternere. Parqueter une cham-

. bre. Parqueter un cabinet.

PARQUOI. Conjonction illative , ou qui infere quelqueçjiose , qui signisioit autrefois donc , par ainsi. Proin ,ergo, quâ de re y proindè , quarè y quocirca _, quamobrem.

PARRAIN, f. m. Celui qui tient un enfant fur les Fontsde Baptême , qui lui impose le nom. Pater lustralis ,lustricus parens y sponsor _, patrinus susceptor. On nebaptise personne en cérémonie lans un parrain ôc unemarraine. Le parrain contraste une alliance spirituel-le avec les pere & mere de Pensant. On a austì des par-rains ôc marraines en la Confirmation. Le nombre desparrains a été réduit à deux ; car autrefois on en pre-noit tant qu’on vouloit. Les Allemans s’en servoientpour s’enrichir ; car ils prenoient des Princes pour par-vins , qui leur fuioient de fort beaux préíens. EnFrance , on en prenoit trois, deux parrains ôc une

marraine pour un garçon, un parrain ôc deux marrai-nes pour une fille. Les cloches qu’on baptise ont austìdes parrains ôc marraines. En Espagne, un Evêque que1 on íacre a austì un parrain. Dom Chrysostôme de Var-gas fut sacré Evêque d’Aitorga, ayant le Duc de Naxé-ïa pour parrain. Gazette 171 $ ,p. jjo .

Ce lont les persécutions des premiers siècles, quidonnèrent occasion à l’institution des parrains , quejon prit comme des témoins du Baptême. Le Ministredu Baptême , au sortir de 1 eau, donnoit le nouveau ba-ptifé a ses parrains , qui lui fiiisoient goûter un peu dem >el. Dans le Traité de Tertullien sur le Baptême, ch./ ^ on voit l’usage des parrains , qui répondent pourle s enfans. Il paroît par l’Assemblée ou Concile de Ca-rihac, ou Q u ì e rcy fur Oyse, tenue en 7J4, c. 4 qu’ilF avoir alors des parrains pour la Confirmation commeP°ur le Baptême, Ôc que cette coníanguinité spirituellePortoit le même empêchement pour le mariage, queTv < ì Ue ^ on contracte au Baptême. Le Concileor ck, tenu en 1 iyy , ordonne, Can. 4 , stu’il n yotsd aU àprême que deux parrains ôc une marraine ,c ^ ux uiarraines & un parrain.

Parrain 11 °c V * ent du Latin patrinus. Ménagé.

Baptcin' 9 austì du Saint dont on a reçu le nom ausappellent^A^ ^ nt0 * ne I e parrain de tous ceux qui

Anciens3è nC ‘ i- 'r 1

eveux à leu lSs ? f allte fcisoient couper les premierslité qu’ils appeloienr nS par r d . ^ P críbnn “ ^ &

toire rapporte l*SmW^ͰT 7 r‘ s ‘

Vnvi m,,/71 , v xcm Pfè' de Charles Martel, qui en-Tome FI^ ìn * ^ Ult P 1 ' au d - boi des Lombards,

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asin qu’en lui coupant les cheveux, il devint Ion perespirituel. On en a usé de même à Tégard de la premièrebarbe.

Parrain , s'est dit austì de ceux qui astìstoient de leurptéíence un Chevalier dans un tournoi, ou dans uncombat singulier.

Les parrains de duels étoient ceux qu’on avoit choi-sis comme Avocats des deux combattans, pour repré-senter aux Juges les raisons du combat. Patromachuî.On en prend encore, par cérémonie, dans les Car-roulels. Il y en a deux en chaque quadrille, ou davan-rage.

Parrain , le dit austì burlesquement de ceux qui ontdonné un nom, ou un sobriquet à quelque chose. C’estun tel qui a été le parrain de la Fronde.

£CP Parrain , íe dit austì d’un soldat choisi par celui quidoit être paífé par les armes, pour lui tirer le pre-mier coup.

0 CF On appelle encore parrain , dans les Ordres Mili-taires, celui qui présente le novice à sa réception.

Les parrains anciennement étoient de jeunes gens,qui dans la pompe du Cirque,conduifoienr les chariots,les représentations, ôc les images des Dieux. Ils étoientnommés patrimi ôc matrimi 3 ôc Cicéron en fait men-tion dans fa Harangue , de Aruspicum responsis. Ilsfuioient une fonction semblable à celle des jeunesenfans qu’on habille en Anges dans les cérémonies ec-clésiastiques j pour y jetter des Heurs, porter des en-censoirs & des lumières, accompagner les reliques ôcles images des Saints.

PARUE. 1 . m. Nom d’homme. Patroclus. S. Patrocle ,que les peuples appellent S. Parre. Baillet. S. Par-re j après avoir fait profeíîìon des armes , mena unevie retirée dans une terre de son patrimoine, près dela ville de Troyes , où il fut décapité pour la foi lanzjp , le 21 e Janvier, íous l’Empire de Maximien.Voye% Grégoire de Tours, de Glor. Mart. L. I. ch.64. A Troyes íaint Parre 3 Martyr, qui du rems de1 Empereur Aurclien, obtint la couronne dû à la con-fession. Chast. Martyr. T. I. p. 46 /. S. Grégoire deTours parle de S. Parre au Livre de la Gloire des Mar-tyrs j lans désigner le rems où il a vécu. Ses Actes mar-quent la mort un vendredi , ce qui ne fe peut accorderavec l’année de Tarrivée d’Aurélien dans les Gaules,274, en laquelle le 21 Janvier, auquel S. Parre mou-rut , étoit un mercredi, ni avec la suivante , en laquel-le il étoit le jeudi. \x>.p. 468.

PARRE. Voye-4 Pareau, ci-dessus.

PARREIN. Foyei Parrain.

D CT PARRICIDE,(on prononce les deux rr) f. m. C’est lenom qu’on donne à celui qui tue son pere. Parricidaou patricida. On le dit par extension de celui qui tuefa mere, son frere sa íœur, ses enfans. On qualifieaussi de parricides les meurtriers de ceux qui tiennentlieu de pere ôc mere, comme oncle, tante grand on-cle , grande tante , &c. Au reste je ne vois pas pour-quoi Ton ne diroit pas matricide, fratricide, sororici-de, comme on dit parricide ou patricide ; comme ondit homicide, suicide, régicide. Des crimes differens nedevroient pas être désignés par le même nom.

(sT Le mot de parricide signifie également le crime duparricide. Parricidium. ,

fié? Solon interrogé pourquoi il n’avoit point prononcede peine contre les parricides, àátosiil n’avoit pas cruqu’il fe pût trouver quelqu’un capable de commettreun crime si énorme. Les Romains eux-mêmes par lamême raison n’avoient point fait de loi contre les par-ricides. Ce ne fut que plus de 600 ans âpres la fonda-tion de Rome que les parricides furenr condamnes àêtre noyés, couíus dans un sac de cun de bœuf$fT Pompée ordonna longtems âpres qu on enrermeroitdans le même sac quelques animaux vivans, un chien,un singe, &c. Or este commit un parricide involontai-re , en tuant fa mere fans la connoître.fT? Néron fut le parricide de la mere. Caracalla ayant tuéGeta son frere,voulut faire autoriser son crime parPapinien. Mais ce grand Jurisconsulte lui répondit,qu’il étoit encore plus ailé de commettre un parricideque de Texcufer.

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