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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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P A R

tre la campagne, rcconnoître l’ennemi, &c. Militumagmen , turma , caterva. Un parti de Cavalerie a en-levé un grand nombre de bestiaux. Commander unparti , défaire un parti. Les gens qui vonr en parti ,doivent avoir un ordre par écrit des Commandans ,& erre du moins au nombre de vingt-cinq fantassins,ou de vingt Cavaliers ; linon ils íont réputés voleurs.Ordonnance de iji o.

* , On appelle Partisans les Officiers qui commandent1 zs partis.

l* e Général envoie auffi des partis pour lever descontributions dans le pays ennemi.

1 A ^ TI B ' LE / U 3 un parti qui marche lans commistîondu Général. Le Commandant ainlì que les Soldats ,font pendus, quand ils font pris.

1 àtr, signifie auffi, profession qu on embrasse , genrede vie. P rojeflio^ flatus , vita conditio. Il a pris le partide 1 Eglise, le parti dés Muses, le parti des armes. Ence sens, on dit qu’un homme a pris parti dans lesTroupes ; pour dire , qu’il s’est enrôlé, qu’il s’est misau service. Et son dit absolument prendre parti , pour

_dire s’enrôler dans les Troupes.

Parti , se dit auffi d’une personne à marier , consi-dérée par rapport à son bien ou à sa naissance. Bonparti j grand parti, parti riche & sortable. Cette fillea trouvé un bon parti. Luculenta optimaque conditioCl obtigit. Ce jeune homme s’est mésallie, il n’a pasPHs un parti sortable. Cette Demoiselle est une richehéritière ; c’est le meilleur parti , un des meilleurs par-tis de la Province.

I ARti , est auffi un emploi, une condition qu’on proposeavec certains avantages , certaines conditions. Si vousme suivez, je vous ferai un si bon parti , que vous enferez satisfait. Il a eu regret d’avoir refusé le partiqu’on lui offroit. On lui ostroit une Compagnie deCavalerie : c’étoit un bon parti pour lui, c ctoit luifaire un bon parti. Il est quelquefois synonyme d’avan-vantage. On dit tirer parti, d’une chose, d’une affaire.Utilitatem , emolumentum percipere. Et l’on dit figu-rément , tirer parti de la vie, en faire un bon & agréa-ble usage. Lucro apponere.

Parti , se dit auffi des résolutions qui se prennent en déli-bérant sur des affaires douteuses. Son esprit a été long-tems irrésolu entre deux partis differens. Diu claudi-cavit in duas partes. Un grand Capitaine doit prendreson parti & sa résolution sur le champ. C’étoit le seulexpedient quil y avoit à prendre dans cette affaire. Necraignez point de prendre des partis trop rudes & tropdifficiles ; quelques affreux qu’ils vous paraissent, ilsseront plus doux dans les fuites , que les malheursd’une galanterie. P. de Cl. Entre deux panis , il vau-drait mieux prendre le mauvais que de n’en prendrepoint : l’incertitude gâte tout. De Langlade. La raisoncontre l’amour est un foible parti. M. Scud. Un hon-nête homme se sait honneur de quitter un mauvaisparti , quand il s’est malheureusement engagé à leM. Scud.

Ï^Parti signifie auffi, en termes de Finance, un trai-té que l’on fait avec le R.oi pour des affaires de finan-ces > un recouvrement de deniers dont on traite à for-à>t. Le parti du tabac, le parti des vivres, le partides poudres , &c. On a mis quelquefois les tailles enparti.

Par T i . Terme de Blason. C’est la division de 1 écu enueux parties égales depuis le haut juíqu’au bas. Bi-partitus }V el in palum diffeclus. Il y a quatre divisionsde 1 écu, le parti, le coupé, le tranché, & le taillé.Colomb. Il porte parti d’or & de gueules.

O» dit proverbialement d’un homme peu hardi," ' e met toujours du parti du plus fort ; & d’unqu’iÏÏ C ^° UX ^ P'úfble , qui ne prend point de parti,1 Emeute neutre. On dit auffi, qu’on a joué unlui z f l-S P artL à quelqu’un, lorsqu’on l’a attrapé, qu’on

Parti f vilain tour.

_ ^ j tme de Lansquenet. On appelle faire le

j í f or >ner l e p art i lorsqu’il n’y a pas d’égalité

ÍZÍZ C T S a h «artc du joueur est double ; parP 1 E obligé pour faire le parti de jouer troisntre deux, parce qu’il l u j reste en main trois cartesTome Fl,

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en gain , & qu’il ne lui en reste que deux en perte.

§CT Offrir , donner, prendre , tenir, faire le parti ,c’est parier d’une carte double ou triple contre unecarte simple , ou d’une carte simple contre une cartedouble ou triple , en proportionnant à peu-près lasomme que joue chacun des joueurs , au risque plusou moins grand que court l’un plutôt que l’autre. Onjoue quelquefois le parti forcé, & pour lors on estobligé de prendre & de donner le parti.

PART1AIRE. adj. Qui n’est guère en usage qu’en cettephrase : Fermier partiaire, c’est un Métayer qui prendles terres à labourer, à la charge d’en rendre au maîtrela moitié, ou autre partie des fruits. Colonus agri eâlege ut fructuum ei cedat pars dimidia. Foye% Mé-tayer & Admodiateur. ( Dans ces mots & dans lesquatre luivans, où la syllabe ri est suivie d’un a , pro-noncez le t comme un c. )

PARTIAL , ALE. adj. Qui n’est qn’en partie. On ne íesert guère de ce terme en ce Cens qu’au féminin, &pour exprimer une éclipse qui n’est pas totale, maisfeulement en partie. Le terme de partial en ce senssemble être consacré à ce seul usage. Une éclipsepartiale.

Partial, ale. Celui qui se déclare ouvertement pour unparti. Faciioflus , sectarius , seditiosus.

AO” PARTIAL. Dans cette exception, se prend toujoursen mauvaise part, & désigne celui qui s’attache auxintérêts d’un parti ou d’une personne , par préférenceà une autre, ou par esprit de prévention, ou par desraisons qui ne font pas prises de l exaCle équité. Pro-pensior in unam partem. Je veux un Juge, un Arbitrequi ne soit point partial. Un Historien partial ne doitpas être cru. Foye^ Neutre, Impartial.

Partial, se dit en Musique des quatre notes, la blanche,la noire, la croche, & la double-croche : elles fontainsi appelées , parce qu’il en faut plusieurs de chacu-ne pour faire une mesure. Brossard. On doit y ajou-ter la triple croche, qui n’est pas de l’ancien usage,mais qui a ete ajoutee par les Modernes.

PARTIALEMEN f. adv. Avec partialité. Se conduirepartialement dans une affaire. Agir partialement.

£K? PARTIALISER, avec le pronom personnel, v. récip.Prendre tellement le parti de quelqu’un, qu’on a pei—-ne à écouter ce qui lui seroit contraire. Il ne faut pasqu’un Juge se partialis.

Partialiser. v. a. Sans pronom , c’est rendre partial,introduire des partialités, des factions. In factionesdividere. Ils avoient partialsé les villes de l’Empire ,jusqu’à rendre les peuples ennemis mortels les uns desautres avec tant de fureur, que les femmes mêmes envenoient aux mains. Du Loir , p. Dans ce sensil n’est pas reçu.

§CT PARTIALITÉ, f. f. Faction, division, attachementaux intérêts d’un parti. Voye\ Partial. Factio, di-viso. Il y avoit alors des troubles & des partialitésdans l’Etat. Les partialités de la dévotion erigent au-tel contre autel. Le P. Gail. Les partialités fontdangereuses dans un Etat.

IfT On le dit aussi d’une grande préoccupation , ou af-fectation à témoigner qu’on est dans les intérêts dequelqu’un ; c’est un attachement aux intérêts d’unepersonne, par préférence à une autre. On ne le pren-dra pas pour Arbitre de ce différend ; il a témoignétrop de partialité. Avec quelle partialité 1 ame s ac-quitte-t-elle de l’examen de ses devoirs? Ablanc.Un Juge ne doit point montrer de partialité dansles affaires.

LN PARTIBUS. Terme Latin, que l’usage a renduFrançois. On appelle un Evêque in f ar f L us > ce U1 au ~quel on a donné un titre d’Evechc, dans un pays oc-cupé par les Infidèles. On sous-entend toujours Lnflde-hum , & même on l’y ajoute quelquefois. Cet usagede donner des Evêchés m P anibus commença lorsqueles Sarrasins chasscrent les Chrétiens de Jérusalem 6cde l’Orient. L’cspcrance de reconquérir ce pays-là, fit

, qu’on continua de nommer des Eveques dans les lieuxoù il y en avoit eu , & ^cela a servi depuis aux Coadju-torics ; car on ne peut etre Coadjuteur, fans être Evê-que , puisqu’un Coadjuteur ordonne, confirme, Sc fut

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