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toutes les autres fonctions épiscopales : ainsi, quandle Roi nomme fin Coadjuteur, il le fait en même-teins Evcque in Panibus.
PARTICIPANT j ANTE. adj. Qui a part à quelque cho-se , particeps , participans. La bonté de Dieu a promisde rendre les hommes participans de sii gloire. Il n’y aque les Chanoines qui assistent à l’Office, qui soientparticipans aux distributions manuelles. On distingueen Italie, les Officiers participans , comme les Pro-tonotaires, & autres qui font en fonction , d’avecles honoraires , qui n’ont seulement qu’un titre sansexercice.
ffT PARTICIPATION, f. f. Action de participer àquelque chose , d’y avoir part. Participatio , commu-nio. Il a fait des aumônes, des fondations , pour avoirparticipation aux prières des Fidèles. La participationaux Sacrcmens nous confère la grâce. Participation aucorps & au sang de Jésus-Christ.
Participation , lignifie auffi , communication d uneaffaire dont on donne part, où I on prend part. LeRoi a fait cette affaire de son chef, fans en donnerparticipation à ses Ministres. On a trouvé mauvaisqu’on ait fait un tel traité fans la participation desAmbassadeurs. Ce Seigneur accusé de conjuration, n’ya jamais eu aucune participation.
On dit à peu-près dans ce sens, que la lune Sc lesautres planettes n ont point de lumière propre, qu el-les n’en ont que par participation , par emprunt, parréflexion du soleil. Lumen suum a Joie mutuantur.
fCr On appelle société en participation , ou participe,une des quaue sociétés anonymes que font les Mar-èhands. Ccst celle qui fe fait par lettres missives entreun Marchand d’une ville, âc an Marchand d’une au-tre ville. Il arrive à Nantes par exemple , un vaisseauchargé de marchandises. Un Marchand de cette villequi en a la cargaison , 1 envoie à son ami de Paris , Sclui demande s’il veut participer avec lui dans lâchâtSc la vente qu’il espère faire de telles Sc telles mar-chandises de ce vaisseau. Son ami accepte la proposi-tion ,Sc répond qu’il veut bien entrer pour une telleportion dans lâchât qu’il fera d’une telle .forte demarchandise. Sc participer dans les profits Sc dansles pertes qui pourront arriver fur la vente de cesmarchandises , à proportion de la part qu’il y prend.En conséquence de cette réponse, le Marchand deNantes fait lâchât, ensuite la vente , du produit delaquelle il compte avec son ami de Paris. C’est cequ’on nomme ordinairement compte en participation
Voye-ç Société.
On appelle parmi les Religieux, lettres de partici-pation , des lettres qu’un Ordre Religieux donne à unepersonne séculière , pour participer aux prières Sc aux .bonnes oeuvres de i’Ordrc. Ac. Fr.
PARTICIPE, f. m. Terme de Grammaire. Partie d’orai-son. C’est parmi nous un adjectif qui est formé d’unverbe , Sc qui retient le régime du verbe dont il estformé. Participium. Il y a de deux sortes de participes ■l’un actif, qui est indéclinable, Sc l’autre pastis, qui sedécline comme les autres noms adjectifs. Les parti-cipes passifs servent à former plusieurs rems des ver-bes avec les veibes auxiliaires, avoir Sc être.
Il n’y a rien de plus important, ni de plus ignoréen toute la Grammaire Françoise, que l’usage àespar-ticipes passifs. Nous avons deux verbes auxiliaires :être Sc avoir. Le participe se joint toujours avec l’unou avec l’autre. Avec le verbe être, il a régulièrementdeux genres & deux nombres ; se singulier & le pluriel.Avec le verbe avoir , le participe est indéclinable. J’aireçu vos lettres. Voilà ce qui se fait, selon la pure rai-son dc la Grammaire. Mais il y a des occasions où 1 ondonne des genres Sc des nombres, afin de mieux sou-tenir la prononciation; comme, la liberte que j’aiprise ,• cependant, si l’on ajoute quelque choso aprèsle participe , il redevient indéclinable, comme le com-merce , cn parlant d’une ville, Va rendu puissante : ou,la peine que m’a donné cette affaire. Tour le contrairearrive à lcgard du verbe être. Son participe redevientindéclinable au milieu d’un sens, pour empêcher Japrononciation de languir, Sc de traîner trop ; comme
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elle s’eflsaít peindre ; elle s’ejl venu asseoir. Cela s e-loigne peut-être un peu des règles de la Grammaire :
& 1 exemple qui fuit est encore plus fort. Ces appro-bations m’ont confirmé dans la vénération que ] aitoujours eu pour les Anciens. En voici un autre,pour peu que nous sentions de ferveur dans nos priè-res , Sc pour une larme que nous y aurons répandu ,nous nous regardons aussi-tôt comme des gens d’orai-son. Ces exemples peuvent autoriser ceux qui f croientscrupule d’écrire ainsi. Bouh. Quand le prétérit va de-vant le nom qu’il régit, le participe est indéclinable*J’ai reçu vos lettres; & fi le nom va devant le prêtent,il se décline : les lettres que j’ai reçues. Si lc prétéritest passif , le participe prend toujours un genre & unnombre. Par exemple, on dit à l’actif : les habitansnous ont rendu maîtres de la ville ; & au pastis, nousnous sommes rendus maîtres. Mais, lorsque le prétéritactif ou passif, est suivi d’un verbe, au lieu d’un nom,il est indéclinable : comme , elle s’ejl fait peindre; oula Reine la plus accomplie que nous eussions vu seoirfur le trône. Vaug. Tout le monde ne demeure pasd’accord de ces règles, & des personnes intelligentesdéclinent le participe dans les derniers exemples-Corn. Voyeç les Auteurs ci-deí!us cités. Dans lechoix des phrases contestées, je suivroislesloix de hGrammaire. MM. de l'Académie , cn effet, n’.ipprou-vent pas la règle de Vaugelas. Ils tiennent que lc parti-cipe , soit à l'actif, soit au passif, est le même ; ct- parconséquent, que se substantif qui précédé déterminese participe, Sc lui donne son genre, & son nombre.Ainsi, on doit dire, ses habitans nous ont rendusmaîtres de la place. Je l’ai vue belle ; Sc non pas , jel’ai vu. belle. A legard des participes qui sont suivisd’un verbe , il est certain qu’ils font indéclinables. Jel’ai fait peindre, & non pas, je l’ai faite peindre , cnparlant d’une femme. Mais quand ses participes sontsuivis d’un autre participe , les sontimens sont encorepartagés. Les uns veulent, elle s’est trouvée guérie ;Sc les autres, elle s’est trouvé guérie. M. L. T. On dis-pute encore, comment, après deux substantifs de dif-fèrent genre, on doit construire le participe. Quand iln’y a point de verbe qui suive, il faut qu.: lc participeprenne loi du dernier substantif, & quand il y a unverbe qui suit, il faut prendre le genre masculin, ilfaut dire, les hommes Sc les femmes ont été assujettisaux mêmes loix.Leplussur est d’éviter ces phraíès-là»Sc de bien consulter soreille avant que de se détermi-ner. Id. Les participes des verbes qui sont véritable-ment neutres, Sc qui ont la conjugaison passive par severbe être , s’accordent toujours en genre, en nom-bre & en cas , avec 1e substantif. Par exemple, clses’est prévalue de l’amitié que je lui témoignois. Io*Remarquez que les participes en ant, ne font disse-rens des gérondifs qu’en ce qu’ils ne marquent point1e tems. Mén. Les participes en ant , font indéclina-bles. On dit, j’ai trouvé cette Dame lisant , Sc non paslijante. Réfl. On confond assez souvent cette sorte departicipe avec le gérondif. En général, il est certainque le gérondif est toujours indéclinable ; mais le par-ticipe en ant ne l’est pas toujours.
Ce que ses Grammairiens appellent communémentparticipes des verbes , sont de véritables noms adjec-tifs , mais avec de certains rapports aux verbes. Leurdénomination se prend de ce qu êtant noms, ilsparticipent à quelques propriétés du verbe dont ihtirent leur signification, Sc dont ils ont le régime : cCrapport des participes avec les verbes est ce qui se sfait si communément confondre avec ses verbes, seBuFFiER.Tout cela est vrai, sur-touyt des participes passifs. M. l’Abbé Dangeau.
On les nomme participes, parce que ce font <se smots qui participent quelque chose de la naturenoms, Sc quelque chose de la nature des verbes : i‘ sparticipent de la nature des noms, parce qu’ils ont d eSsinguliers , des pluriels, & même des genres cost 111,cses noms ; ils participent de la nature du verbe, ps cequ’ils en ont la signification, Sc qu’ils marquent 1 aC ~tion signifiée par se verbe. M. l’Abbé Dangeau-
11 y a deux sortes de participes , l’un iiom 11,c ’