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cule en j devant un participe actif, signifie lorsque 3tandis que : comme, en me parlant 3 il penfoit à autrechoje ; c’est-à-diie lorsqu il me parloit : fe vous le di-rai en allant 3 c est-à- dire , pandis que f irai 3 ou quenous irons , Scc. Voilà en deux mots toute la nature &les prérogatives du gérondif, qui a si fort occupé quel-ques-uns de nos Grammairiens. P. Buffier.
Le participe passif est d’un très-grand usage , & sertà former toutes les parties des verbes que j’appelle com-posées. M. f Abbé Dangeau.
Le participe palsif s’emploie comme un adjectif or-dinaire , excepté dans quelques verbes neutres, où il nepeut le joindre avec l'auxiliaire , jesuls. Il a des gen-res , aulsi-bien que des nombres divers ; un homme es-time, une femme estimée , des gens estimés.
Il s’emploie dans tous les tems composés des verbesauxiliaires, je fuis , tk f aï; comme , je fuis écouté 3setois écouté 3 j 3 ai écouté; f avois écouté 3 Scc. Danscet emploi, tantôt il est déclinable, Tantôt indéclina-ble ; on l’appelle déclinable, quand on le fait accorderen genre & en nombre avec ion substantif; mais demarquer précisément quand il lest, ou ne lest pas,t’est une des plus grandes difficultés de notre Langue.P. Buffier.
Le P. Buffier, qui faitprofclsion dans fa Grammai-re Françoise de ne rapporter que ce qui est certain, le ré-duit à ces points. i°Les participes à la fuite du verbeauxiliaire f ai , font toujours indéclinables , quand iln est point précédé d un pronom à 1 accusatif ; comme,f aï reçu vos lettres , & non pas reçues. i° Les partici-pes font toujours déclinables , quand ils font à la fuitedu verbe sjefuis 3 employé simplement comme subs-tantif; par exemple, ils font perdus 3 ou elle efl raviede paraître : ces deux règles ne souffrent ni doute, niexception. 3 0 Hors de ces deux occasions, il semblequonpourroit, fans commettre de faute, rendre tou-jours \e participe indéclinable; ce qui est important àsavoir, pour ne point embarrasser les commençans.Les participes font ordinairement déclinables à la fui-te de 1 auxiliaire j 1 ai 3 précédé d’un pronom à f accusa-tif; comme, que 3 la 3 les : ainsi on dira, le livre quefaisait , je vous le présente : la harangue que f ai fai-te 3 je vous la donne : les vers que j’ai faits 3 je vousles ai lus.
Il en est de même après f auxiliaire ,ye fuis 3 quandil sert à former un verbe réciproque, qui n’auroit pointpour régime un infinitif, un accusatif, ou un nomina-tif; comme ^ elles s’étoïent appliquées à la Musque :ils se sont consolés de leur disgrâce. Si le verbe n’avoitaucun régime, cette pratique feroit encore plus néces-saire , comme, elles se sont appliquées : ils se sont con-solés.
Quelques-uns croient néanmoins que même dans cesoccasions, les participes pourraient être indéclinables;& ils eu citent des exemples d’Auteurs distingués ; cet-te pratique íeroit commode, mais le contraire est in-comparablement plus autorisé, 8c plusieurs assurentqu on ne peut y contrevenir fans faire une faute. Quoiqu il en íoit, voici des occasions, où le participe 11cdoit point fe décliner.
i° Le participe est indéclinable , quand après foi ila le nominatif du verbe : Exemple , lapeine quesesontdonné mes amis 3 Sc non pas donnee : les peines qu ontpris les savans , 8c non pa s prises. Bien que cette règlesoit marquée par f Académie, par M. Corneille, par leP. Bouhours, Sc avant eux par M. De Vaugelas ; quel-ques-uns encore aujourd’hui n en conviennent pas gé-néralement. A la vérité, 1 e participe devroit fe décli-ner dans la phrase suivante 8c dans fes semblables :que font devenues vos entreprises ? Mais alors le que estinterrogatif, Sc non point relatif.
2° Le participe est indéclinable, quand il a pour ré-gime 8: à fa luite un infinitif pur ; c’est-à-dire, qui n’estprécédé d’aucune particule : comme, les personnes quej ai entendu chanter 3 8c non pas entendues chanter :les choses^ quon a dû & voulu faire 3 8c non pas dues &voulues faire. De même on dira; elle s 3 est fait peindre ,Sc non passade peindre. Si l'infinitif netoit pas pur 3le participe pourroit être déclinable ; comme des Sol-
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da t s qu on a contraints de marcher ; on diroit encore,elles se sont lassées de travailler : elle s 3 est exercee nchanter ; plutôt que, elles se sont lasté de travailler ;elle s 3 est exercé d chanter : ils font venus me voir 3 plu-tôt que, ils font venu me voir : au lieu quon diroit plu-tôt , ils me font venu voir 3 que , ils me font venus voir 3parce qu’en ce dernier exemple , voir 3 est un infinitifpur.
3 0 Le participe est indéclinable après un verbe réci-proque , qui a pour auxiliaire , je fuis , & pour régimeun pronom personnel au datif; ilsse sont donné un ridi-cule d eux-mêmes 3 8c non pas donnés , parce que se 3est ici au datif : de même une femme parlant d’eíle-mc-me diroit, je me suis prescrit cette règle 3 8c non pasprescrite , parce que me , est ici datif.
4 0 Le participe du verbe pouvoir , qui est pu. esttoujours indéclinable, parce qu’il est toujours suivid’un infinitif pur íous-entendu. On ne dit pas, j 3 ai faitles démarches que f ai pues, mais que j 3 ai pu ; car ostfous-entend manifestement que j 3 ai pu faire : par la me-ure raison , les participes des verbes vouloir 8c devoisfont d’ordinaire indéclinables, comme en ces phrases.II a dit toutes les raisons qu il a voulu , fous-entendantvoulu dire 3 ou j 3 ai donné fur cela les avis que f ai dû 3fous-entendant dû donner.
5 0 Lcsparticipes font indéclinables, quand ils fontsuivis dans la même phrase de que , ou de qui : com-me , les raisons qu il a cru que j 3 approuvais : 8c non pasqu il a crues ; de même, les personnes que j 3 ai vû quiétoientprévenues 3 8c non pas que j 3 ai vues '; le que 8Cle qui suppléant ici pour un infinitif : savoir, qu il acru être approuvées de moi 3 ou que f ai vû être préve-nues.
6° Les participes font indéclinables dans les verbesimpersonnels : les pluies qu il a fait 3 & non pas qu’ila faites.
Hors des cas que nous avons marqués, 6c même cilquelques-uns de ceux-là, l’ufage n a rien de bien dé-terminé touchant la déclinaison des participes dontnous parlons. Ainsi on demande encore s’il faut dire ,la résolution que s ai pris 3 ou que f ai prise d 3 aller; Scc.Des personnes qu on a soupçonné , ou soupçonnées d’a-voirvole' : elle s 3 est fait , ou elle s 3 est faite Religieuse :ils se sont rendu, ou rendus maîtres de tout’, les chosesqu on lui a donné 3 ou données à entendre , &c. P. Buf-fier. Je me fuis trouvé trop heureuse qu’un honnêtehomme ait voulu une chose qui dépendoit de moi. Ma-demoiselle De SÉ vigny , écrivant au Comte de Buffy'•Je ne leur trouve point cette ignorance balle 8c stupi-de , quon a voulu depuis leur attribuer pour décrierles Mémoires qu’ils m’avoient donné. Marsoeier-Voye-ç ausiì dans la Grammaire de M. l’Abbé Régnierdes Marais , le Traité des participes 3 p. 4.84. 3 & sui-vantes.
M. l’Abbé Dangeau , I’homme du monde qui a jymais mieux iu notre langage 8c fes principes, ne croîtpas que l’uíage íoit aulli indéterminé que le P. Buffierpense. Voici quelques règles que cet illustre Académi-cien nous donne.
I. Quand avec un verbe actif prenant le verbe atí'xiliaire, avoir , on nomme le substantif ou le pronomqui marque le sujet fur qui tombe Faction ava>Vque de mette le verbe, alors le participe peut avoir u 11pluriel, ou un féminin : par exemple, je dirai fort bie^j 3 ai chanté des Pfeaumes , parce que le verbe j 3 ai chut 1 "té, est mis avant le mot de Pfeaumes, qui marq 1 '®l’objet de Faction de chanter j ou le sujet fur qui tom-be cette action ; mais si dans ma phrase j’avois mis ' emot de Pfeaumes avant le verbe , il faudrait dire, ifPfeaumes que f ai chantés. Tout de même si ce fmQtantifest féminin, je dirai, j 3 ai chanté une Hymnfhparce que le verbe f ai chanté ; est avant le fubst antlHymne ; mais si le mot d 3 Hymne précédoit le verbe »il faudrait que le participe suivit le genre du fubstmQ’8c je dirois, f Hymne que j 3 ai chantée : Sc tout de 111 cme au pluriel féminin, je dirai, j’ai chanté dessBy 111 ^nés j & les Hymnes que j 3 ai chantées. M. l’Abbc Dan'geau. r
U. Dans les verbes neutres Sc dans les verbes pa