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íîís, quand on emploie le pluriel par politesse, 8c qivondit vous , au lieu de tu , le participe ne prend pas unes au pluriel, & l’on ne dit pas, Monsieur, vous êtesloues , mais vous êtes loué , quoique le pronom voussoit au pluriel, & que le verbe êtes soit auíîi au plu-riel. Dans ces occasions, le participe passif prend bienla terminaison féminine, quand il s’agit d’unc lemme;mais il n y prend pas lb, qui est la marque du pluriel ,& 1 on dit, Madame , vous êtes ejîimée , 8c non pasejlimees, parce qu’alors on emploie le participe parrapport à la personne dont on parle, 8c non par rap-port au pronom vous , & au verbe auxiliaire pluriel,dont on sc sert. M. l’Abbé Dangeau. C est ainsi queles Latins, en frisant attention à la chose signifiée &non pas au nom, disent, Centauro invehitur magna ,parce que Centaurus, là, est navis. Virgil. Énei'd. L.V > v. 122 . Et, In Eunuchum suam , cité par Serviusfur cet endroit de Virgile ; parce qu Eunuchus signifie-là la Comédie de Térence intitulée , Eunuchus. LesGrecs ont de semblables figures.
III. Les verbes neutres actifs n’ont proprementpoint de participes passifs, au lieu que les neutres pas-sifs en ont. Par exemple, les participes éternué 8c dor-mi , qui servent à former les parties composées desverbes neutres actifs, éternuer 8c dormir , font des es-pèces de mots indéclinables, qui peuvent bien sera-ployer avec le verbe auxiliaire avoir, pour former lestenis composés , f ai éternué , f ai dormi. Mais on neles peut jamais employer comme des participes & enmanière d’adjectifs, 8c dire, une femme éternuée , deshommes dormis , au lieu que les participes des verbes ,que je nomme neutres passifs s’cmploient fort bien enmanière d’adjectifs , & peuvent avoir des féminins &des pluriels, & l’on dira fort bien, uns femme venuefort à propos , des hommes descendus de bien haut. M.l’Abbé Dangeau.
IV. Dans les verbes neutres passifs qui font compo-sés du verbe être , 8c du participe passif, ou second
' participe du verbe njeutre , ces participes ont un plu-riel , & un féminin, comme les verbes actifs pris aupassif; Id.
V. M. l’Abbé Dangeau appelant verbes pronomi-naux ceux qui font toujours formés des pronoms iden-tiques , me , teste , &c. 8c divisant ces verbes pronomi-naux en quatre classes , les identiques, les réciproques,les neutrifés & les paffivés, donne ces règles par rap-port au participe passif. Cest de la différence des cas ,ou 11 vous voulez, des sens dans lesquels on prend lepronom , que vient la manière dont se forment les par-ties composéeSjtant des verbes identiques, que des ver-bes réciproques.
i 0 Quand le pronom est pris à l’accufatif, les secon-des sections du verbe marquent le nombre & le genredans le participe : par exemple , dans le verbe identi-que , cette femme s’ejl blessée elle-même, ces hommesf e font blessés eux-mêmes , ces femmes fe font blesséese lles-mêmes. Et tout de même dans le verbe récipro-que, ces hommes fe font blesses Cuti & C autre, ces fem-7n stfe font blessées l’une & Vautre. Mais si le pronomc u pris au datif, le participe qui sert à former les se-condes sections, demeurera toujours indéclinable , &
. °n dira dans le verbe identique, cette femme s’estl ffaginé que, 8cc. Ces femmes fe font imaginé que ,Et tout de même dans les verbes réciproques, ceshommes fe font donné des louanges V un à Vautre, cesJ fmmesfe/ònt donné des louanges tune à Vautre. M.1 Abbé Dangeau.
, z ° Dans les verbes neutrifés 8c dans les verbes passi-ves le pronom ne se prend jamais au datif, & les parti-c fP e f qui fervent à former leurs parties composées, felier nif nt ’í àa-àe , qu’ils font employés au singu-nature rT ^ m * £ ' au masculin ou au féminin : selon la8r l’on r° m ° U â" Pronom auquel ils se rapportent:
ffhstlTfiJVst . s 'f .
chandifes fe Von ri! pe f LS - & au passive, ces mar-
J J J bien vendues , ces grains fe font débitésfore promptement. M 1'AbW DaLm. vS dcsrè-gles suies J & routes les réstcxions de cet illustre Abbéfa notre langue sent des chef-d'eeuvres en fait de
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Grammaire, 8c ce qui â paru de plus parfait fur quel-que langue que ce soit.
Participe , est aussi un terme de Finance, qui se dit dccelui qui a part dans un traité, dans une affaire de fi-nance. L’Arrêt porte que tous les Traitans & leursparticipes seront obligés de. Consors , particeps.
ifT La différence qui se trouve entre un traitant, 8c unparticipe, consiste en ce que le traitant s’engagc vis-à-vis du Roi,& s'oblige fous son nom à être la caution del’Adjudicataire ; au lieu que le participe n’a part à laferme que par un traité qu’il fait avec le traitant, 8cnon pas avec le Roi. Dict. de Comm.
Participes , en termes de Marine de Levant, fe dit deceux qui ont part au corps d’un navire marchant. Con-sors. On les appelle aussi Parfonnìers, de même que furl’Océan on les appelle Combourgeois.
Participe , fe dit aussi dans le Commerce, d’une desquatre sociétés anonymes, que les Marchands ont cou-tume de faire entre eux. On la nomme aussi sociétéen participation. Voye\ Participation.
PARTICIPER, v. n. Avoir part à quelque chose, Parti -cipare , vel partem capere. Un Conseiller présent parti-cipe aux épices, y partage avec les autres. Un associéparticipe à tous les droits d’une société. Une femmeparticipe à tous les acquêts du mari.
Participer, Tenir dc la nature d’une chose. Ce mi-néral participe du vitriol. Le mulet participe de lane8c du cheval, il tient de l’un & de l’autre, de tous lesdeux.
Participer , fe dit aussi en matière criminelle. Cethomme n’est pas le principal auteur du crime, mais ily participe , il en est complice. Conscium este. Parti-ciper au mauvais dessein, à une conjuration.
Participer , fe dit figurément en choies spirituelles 8cmorales. Alienorum peccatorum conscium este . On par-ticipe aux péchés des autres quand on les y engage parde mauvais exemples. Nicoi. Celui qui est d’une Con-frérie , participe à toutes les p.,; ères des Confrères. Iln y a que ceux qui demeurent dans la communion de1 Eglise , qui puissent participera. la gloire éternelle.
Participer, se dit aussi pour prendre part, s’intéreíser, &alors c’est ordinairement un terme de civilité & de com-pliment. Partem capere , vel venire in partem. Je par-ticipe à votre douleur. Je participe à la perte quevous avez faite. J’ai été chez vous pour vous témoi-gner que je participe à votre joie. On dit beaucoupmieux , prendre part.
PARTICULAIRE. f. m. Nom d’un Officier des anciensMonastères. Particularius. Le P articulaire étoit celuiqui distribuoit les portions aux Moines. Eoye^ DuCange.
$êT PARTICULARISER, v. n. Dire beaucoup de me-nues circonstances d’une affaire , en marquer le détail,les particularités. Remfingulatim edisterere. Les histoi-res qu’on particularise trop, dont on dit trop de dé-tails , font ennuyeuses. Particulariser un événement,un fait.
En matière criminelle, en parlant d’un crime com-mun entre plusieurs personnes, comme une sédition ,&c. on dit, particulariser , une affaire, pour dire, lapoursuivre contre un seul de ceux qui y ont part. Ac.Fr.
PARTICULARISME, s. m. Terme de Controverse.Opinion des Particularistes. Opinionis sive sententiasingularitas. Les Luthériens regardent le Particularis-me comme une opinion monstueufe qui va a anéantir le
culte de la Religion. ,
PARTICULARITE, f. m. Terme de Controverse. Ce-lui qui tient pour la grâce particulier e ; c est-a-di-re , qui enseigne, ou qui croît que Jesus-Chnst estmort uniquement pour les élus , 8c non pas pourtous les hommes en général. F articularis J entendu te-
IfT PARTICULARITÉ, s. f. Circonstance particulière
, d’unc affaire qu’on examine ou qu’on récite en détail.Circumstantia , res circonftantes. Il faut observer cetteparticularité. Particularités d’un combat.
|yy PARTICULE, s. f. Diminutif de partie ; petite partied’un tout. Particula. Les particules dont les corps fontcomposés. C’est dans les plus petites particules des