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teur assez bien faite, mais mutilée, & à demi-gôtée.On la dressa à l’endroit où elle avoit été trouvée , aucoin de la boutique de défunt Maître Pasquin & d uncommun contentement on la nomma de son nom.Depuis , toutes les satires ont été appliquées à cettefigure, comme si on les eût voulu attribuer à un Pas-quin ressuscité. Pasquin s adresse d ordinaire àMarso-rio : autre statue de Rome , ou Marforio à Pasquin ,que 1 on fait répliquer. Ses réponses sont d’ordinanecourtes , vives & malignes. Quand on attaque Mar-forio , Pasquin vient au secours ; Ôc quand c'est à Pas-quin que 1 on en veut, Marforio le défend , ôc la ré-ponse est toujours piquante ; c’est-à-dire, que l’on fait
f arler ces deux statues, & qu’on leur fait dire ce queon veut. Voyeq Marforio. Pasquin , tout estropiéqu’il est, fans nez, fans bras, fans jambes ; mais animéde l'efprit le plus malin qui fût jamais , fait la loi dansRome, à Rome même & à toute la terre, &c. Vign..de Marv. On rapporte qu’Adrien VI, ne pouvantr souffrir les statues de Pasquin & de Marforio , que lesEsprits? malins ont choisis pour les confidens & poul-ies auteurs de leurs médisances , avoit ordonné qu’c-nles j ettât dans le Tibre: ce qui auroit été exécuté, sile Duc de Sella Ambassadeur d Espagne, ne lui eût ditfort sagement: Que faites-vous,S. Pere ? Encore vaut-il mieux pardonner à ces deux personnages muets, quede faire parler toute la ville. Quand vous les jetterezdans 1 eau , les grenouilles nous chanteront les rail-leries qu il nous faiíoient lire en passant , ôc ce quedeux pierres ne diront plus,toutes les bouches vivantesle publieront. Fléch. Vie de Xim. Lív. VI, p. 616.Libelles ôc Pasquins diffamatoires. Mascur. LilioGiraldy, Hifi. Deor. Synt. VI, p. is o, édit. de Thom.Guarin , 1580 , dit Pasquillus , ôc non pas Pasquinus.Pasquin , se dit parmi nous d’une satire courte ôc plai-sante. Famosa pr&scriptio. Faire courir un pasquin. Lespasquins eurent grand cours en France du tems de Char-les IX ôc de Henri 111 . Brantôme. Mélin de S. Gelais aintroduit le mot de pasquin dans notre Poésie, à causede la statue dont il est parlé dans l'article précédent.Nous disons pasquinade.
PASQUINADE. f. f. Placard satirique qu’on attache à lastatue de Pasquin. Progamma maledicum. On le ditpar extension de toute satire, raillerie, ou bon mot,qu’on dit contre contre les Puissances, les personnes enplaces ou contre les particuliers quoiqu’on ne les aitpoint attachées au Pasquin, ôc qu’on les ait seulementfait courir dans le monde. Et on le dit aussi bien à Parisqu’à Rome. Il y a cette différence entre la pasquinadeôc la satire, que la satire n’a point d’autre but que decorriger, au lieu que la pasquinade a pour but de mor-dre & de déchirer les particuliers. Les Italiens ont faitplusieurs livres qu’ils ont appelés Pasquino in es as.PASQUINISER. Faire des pafquinades, des satires, ôcMarsoriser, censurer son prochain, médire du tiers& du quart, à l’exemple de Marforio. Pdsquinisons ,là dessus. Marfonsons. Pasquin & Marforio Médecinsdes mœurs , Acie II, Sc. II, Tom. III, du ThéâtreItalien , p. m. 2JJ.
Ces mots font absolument factices.
■PASSABLE, adj. m. ôc f. Qui peut passer, dont on peutsc servir, quin’est ni bon, ni mauvais. Ce logis, cetappartement est passable. Mediocris vel tolerabilis ,non rejiciendus. Ce repas est passable. Ces vers, cesMelons font passables ; il y en a de meilleurs, il y ena de pires. ftCF Cette femme n’est pas lî laide que vousse dites ; elle est passable.tE» On le dit aussi substantivement.
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qu’il n’y a qu’à s’expliquer passablement pour devenirbon Historien. Abjlanc.
tfT PASSAC AILLE. f. f. Terme de Musique. ( Brossardécrit pasecaille dans son Dictionnaire j, rnâis l’uíageest pour pasacaille. ) Composition de Musique; airqui se commence en frappant, qui a trois tems lents,& quatre mesures redoublées. Musca modulatio. C’estproprement une chacone ; toute la différence est quele mouvement en est ordinairement plus grave quecelui de la chacone , le chant plus tendre, & les ex-pressions moins vives; c’cst pour cela que lespassa-cailles font presque toujours travaillées fur des modesmineurs, c’est-à-dire , dont la médiante n est éloignéede la finale, que dune 3 e mineure. Brossard.
A? Ce mot nous vient des Italiens, qui appellent cettepièce de Musique, pasacaglia , ou plutôt les Espa-gnols , pafíar , paller , & calle , chemin , rue, parceque les Espagnols jouent cet air fur leurs guittaresen passant dans les rues. C’est de-là que les ItaliensPont pris, & nous deux. Pasacaille lignifie Vaude-ville.
|C? Passacaille , signifie aussi une forte de danse surPair d’une pasacaille. Danser une pasacaille.
Passacaille. Présentement ce mot lignifie aussi, unporte-manchon. Turda manicaria. C’est un ruban, ouune espèce de ceinture dont se servent les jeunes genspour loutenir leur manchon.
îf3“ PASSADE, f. f. Passage d’un homme dans un paysqu’il traverse, fans y séjourner. Decursus , transitus,transgresus. Un Voyageur ne fait qu’une pasade dansles villes qui ne font pas si considérables. Ce gîte estfort mauvais ; cela est bon pour une pasade.
On dit familièrement, cela est bon pour une pas
•sade c’est-à-dire , pour une fois ; mais à l'a charge den y. plus retourner.
Passade, signifie aussi les charités, les assistances qu’ondemande en pallant , en voyageant. Les Pèlerins deSaint Jacques , de Saint Michel, demandent la pasa-de. Stipem erogare . Il y a des Hôpitaux où l’on re-çoit les pauvres, où on leur donne la pasade. Tran-seunti ftipem dare.
PASSADE, se dit aussi entre les nageurs, lorsqu’en se ren-contrant ; l’un enfonce l’autre dans Peau, & le faitpasser entre ses jambes. Ils appellent cela, donner kpasade. Jocosa natantium colluctatio. ,
§CFPassade , en termes de Manège, est le chemin quefait le cheval en passant ou repassant plusieurs fois furune longueur de terrain. Converso quinque motibusperfecit , uno motu conflans. Les pasades font diffé-rentes , selon la disterente manière de changer demain, 8 c de fermer la pasade ; c’est-à-dire , de tour-ner pour repartir & revenir sur la piste.
Pasade d’un tems en pirouette, ou demi-pirouette',est un tour que le cheval fait d’un seul tems, de sesépaules & de ses hanches.,
Pasade, ou demi-volte de cinq tems , est un demi-tour que le cheval fait au bout d’une ligne droite encinq tems de galop.
Pasades furieuses , ou à la Françoise , font cellesqui se font par une demi-volte en trois tems, en mar-quant un demi-arrêt. On s’en sert dans un combat sin-gulier. ,
Pasades relevées , font celles dont les demi voltesse font à courbettes.
Passade ,*se dit aussi en termes d’Escrime. Voy. 1 asse.In adversarium infiltre. . r
Brcbeuf a dit aussi pasade, en parlant des vaisseaux,& des évolutions des navires dans un combat.
Vous trouvereç dans cet ouvrage-ci-Du passable, du bon & du médiocre austVoila le portrait de tout Livre. Du Cer.
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ble desortequon peut S > cn ^tenter. Medioce eco ter a soutenu ses Thèses pasahlement.vocat a plaide pasahlement. Sat bene. Ils se figiTome VI.
Mais celles des Grégeois fimontrent mieux msruites.,A provoquer l’attaaue , à feindre des lefuites ,
A couper la passade avec égalité , ,
■ Et suivre du timon l ordre précipité. Brebeuf.
PASSADO. Le cap de Pasado. C’est un cap de la côtedu Pérou , dans la mer du Sud. On Pappelle cap dePasado, comme qui diroit, cap du passage, parcequ’il est au passage de la ligne. Nos cartes ôc quelques-uns de nos Voyageurs le mettent eh effet immédiatc-
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