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de long. Les peuples de cette ile comptent, panni lesoeuvres mét itoires, daller viliter cette trace, 8c de seprosternerdevant , & généralement vers le commence-ment de leur nouvelle année, qui est dans le mois deMars, les hommes, les femmes , les enfans vont àcette grande & haute montagne, pour y faire leurs dé-votions.
PASAGE. Voye^ Passagin.
PASAVA. Voye% Passava.
PASCAGE. Voye^ Pacage.
PASCAL , ou PASCHAL, ALE. adj. ( Prononcez l’j )Qui appartient à la Fête de Pâques. Paschalis. L’A-gneau pascal est un agneau que les Juifs mangeoientavec grandes cérémonies en mémoire de ce qu’ilsavoient été retirés de la servitude d’Egypte. Ils le dé-voient manger proprement, étant debout ayant desbâtons à la main, leurs robes troussées avec des cein-tures j &c. Voye^ Pâque. Les cérémonies pascales.L’eau bénite pascale. On chante Alleluya au remspascal. On dit cierges pascals , 8c non pas cierges pas-caux.
L’Epître pascale , dans l’Histoire Ecclésiastique ,est une Lettre circulaire que le Patriarche d’Alexan-drie,6c ensuite le Pape écrivoit autrefois à tous les Mé-tropolitains , pour leur indiquer le jour auquel la Fêtede Pâques fe devoir célébrer. Nous avons des modè-les de ces Lettres pascales dans S. Léon, Ep. ])/, &dans l’ouvrage de Buchérius, fur le Canon pascal , &c.
On écrit aulll paschal. Le teins de Carcme íe passa endes exercices continuels de piete 8c de pénitence , quilervirent de diípoíitionala coitíïíiuìiìoxi pascale. Bou-hours.
PASCAL, ou PASCHAL. f. m. Nom d J homme. Pascha-lis. Il y a deux Papes du nom de Paschal. Paschal Igouverna l’Eglsse depuis S17, jusqu a 824, & PaschalII depuis 1099, jusqssen 1118.
PASCALINE. s. f. Machine d’Arithmétique, ainsi ap-pelée de 1 illustre M. Pascal Ion Auteur. Madame Pier-rier, femme de grand mérite & de grande vertu , dansla Vie de M. Pascal, qui étoit son frere : La Pascalineest une machine d’Arithmétique , par laquelle on faitnon seulement toutes sortes de supputations, fans plu-me & tens jetons, mais on les fait même fans savoiraucune régie d’Arithmétique, 8c sans pouyoir se trom-per. Cette Pascaline a été considérée comme une chosenouvelle dans la nature, d’avoir réduit en machineune science qui réside toute entière dans lesprit, 8cd’avoir trouvé le moyen d’en faire toutes les opéra-tions avec une entière certitude , fans avoir besoin deraisonnement. M. Pascal n’avoitque dix-neuf ans lors-qu’il inventa cette machine. Ménage Etym. J’ai véri-fié ce passage de Madame Perrier. Il est à la page xivde la Vie de M. Pascal, de sédition.de Paris, in-1117a y, mais je n’y ai point trouvé le mot de pascalinequi n’a peut être été ainsi nommée,que depuis la com-' position de cette Vie. Cette machine est appelée Rouepascaline dans les Observations fur les Ecrits moder-nes , t. XVIII,p. 228 , d’où est tirée la remarquesuivante. « M. Gersten dit que le Chevalier Samuel-> Morland est le premier qui a pensé à faire les opéra-„ rions arithmétiques fur une machine avec des roues ;-, mais la gloire de la première idée appartient incontes-» tablcment au célèbre Biaise Pascal, qui inventa pour-, son pere cette fameuse roue ( quota voit à la Biblio--- theque du Roi ) long-tems avant les deux machines-, du Chevalier Morland , publiées à Londres en-- 1 G~j 3 .... „
PASCASE, ou PASCHASE. prononcez Ys , & dites Pascase. f. m. Nom d’homme, que nous disons autre-ment Pasquier. Pascasius. Saint Pascase ou Pasquier,surnommé Radbert, Abbé de Corbie, naquit dans laville ou dans le diocèse de Soissons, vers la sin du VIII esiècle. Il íè fit Religieux à Corbie encore jeune, 8c en822 il alla avec l’Abbé Adelard , 8c Wala Ion frere ,fonder en Allemagne la nouvelle Corbie , ou Corweyen Saxe. En 844 il fut élu Abbé de Corbie en France ,8c mourut vers fan 86y. Nous avons quelques ouvra-ges de lui. Voyez les Bollandistes , April. T. III, p.462 &suiv. où l’on trouve une Dissertation du P. Hen-
PAS
schenius fur Pascase ,8c fa Vie par le P. Sirmond. V)yeqnulìì Acl. SS. Bened. Szc. IV.Paschase Radbert,Abbé de Corbie, dans le IX e siècle a écrit un livre del’Eucharistie , qui excita des troubles dans son tems.Le Ministre Claude & les Calvinistes ont prétenduqu’il avoir introduit dans FEglise de nouvelles opi-nions fur ce Sacrement, 8c qu’il étoit sauteur de lacréance de la réalité, mais il ne s’agissoit nullement dela réalité, dans cette dispute. Les deux partis la rccon-noiíloient également ; & il est clair par les Peres dessiècles précédens, que Pascase n’a rien innové fur cela.Dans des ouvrages d’érudition on l’appelle toujoursPascase en notre langue, 8c non point Pasquier, quiest cependant la même chose. Voyez encore Pas-quier.
PASCASE, ou PASCHASE. s. f. Nom de femm c. Pas-cìuifia. Chast. Martyr. T. I,p. 14s, / 49. Grégoirede Tours dit que Sainte Pascase fut inhumée à S. Béni-gne de Dijon.
PASCATIR, PASCHATIR, BÉSEGERT. C’cst, selonSanson, une partie du Royaume de Bolgar , en Mos-covie. Pdscatira. Elle est au couchant de la rivière deKam, entre le Royaume de Casan , & la Sibérie. Pascatir 8c Sagutin en font les lieux principaux. Ce payssemble être celui que M. Witscn, dans fa grande carte,appelle Bakron, en Latin Baskiria , où il met les villesde Kamaífina, Nifne , Ufolia, Vergno-Ulolia, ou Pe-récop , Kungur , Usinskoy ,Bir 8c Osa. Maty.
PASCH. í. m. Terme de Calendrier. Nom du cinauiètnemois des Abyssins. Les Coptes l’appellcnt Paschnes,o\iBasnes . Fabr. Menol. p. 16q.
Ck?,PASCHMKLYK. Mot Turc, qui signifie sandale.C’est ainsi qu’on appelle le revenu assigné à la SultaneValidé, ou Sultane mere de l’Empereur regnant.
PASCHNES. Voye-^ Pasch.
PASCHON. Voye ^ Pachon. C’est la même chose. Pro-bablement même que Paschon est une faute de Co-piste.
PASIPHAÉ. s. f. Terme de Mythologie. Nom d’une filledu Soleil. Pafiphaé. Elle épousa Minos Roi de Crète.Les Fables disent qu’éprise de l’amour d’un taureau,ayant été enfermée par Dédale dans une vache de bois,elle conçut de ce taureau , & enfanta le Minotaure.Servius dit que la vérité de cette Fable est queayant conçu de l’amour pour un Secrétaire du Roi sonmari, nommé Taureau, elle satisfit fa passion dans lamaison de Dédale, êc qu elle eut de Taureau deux ju-meaux , dont î’un ressembloit au pere, & sature à Mi-nos. Voyeq cet Auteur sur le VI e L. de VEnéide , v*24,8c Natalis Cornés, L. VI. c. j. Cicéron, L. IIEDe naturâ Deorum , dit que la mere de Pafiphaé ,8c de Cercé fut Perséïde, fille de l’Océan.
PASITHÉE. f. f. Terme de Mythologie. Nom propred une des trois Grâces. Pafithaa. Elle étoit fille de Ju-piter & d’Eurynomé , 8c sœur deThalie & d’Eupro-syne.
Il y a aussi dans Hésiode, Théog. v. 332. une Nym-phe marine, fille de Nérée & de Doride , qui s’appelkPafithée. On trouve encore une fille d’Atlas & d’ss-thra qui porte le même nom.
PASLE. Voyez Pale.
PASLEUR. Voyez Pâleur.
IssT PASLEY. Ville d’Ecosse, dans la province de Cuti-;ninham. ’■
PASLIR. Voye■q Pâlir.
PASLIS , ou PALLIS, f. m. Vieux mot. Mur, murailleMarot.
PASLISSANT. Voyez Palissant.
PASMER. Voyez Pâmer.
PASMOISON. Voyez Pâmoison.
PASQUE. Voyez Paque.
PASQUIN, f. m. ( Prononcez lT. ) Statue de marbre foritronquée 8c mutilée qui est à Rome à un coin du Palaj sdes Ursins. Pasquinus , statua Roma samofisscrip tlS .percelebris. Ainsi nommée d’un savetier de Rome, st 111étoit grand railleur, 8c qui se plaisoit, aullì-bien d i;Cses gens, à donner des brocards à tous les passai'Après fa mort, comme on fouilloit fous le pave de'J. ntfa boutique, on trouva une statue d’un ancien Gtedia-
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