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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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raiíins secs qne Ton mange avec leurs pépins, ont unepropriété astringente 3 ce qui a obligé Diofcorïde deles ordonner pour la dysenterie. On dit auiîl passe-rilles.

%£T Les Anciens nommoient pajsum , un vin fait avecdes raisins secs, c’est-à-dire, à demi-cuits au soleil. Onlaissoit ces raisins fur la vigne jufqu’à ce que la chaleurdu soleil les eut à moitié delléchés. Ils faisoient ungrand usage de ce vin dans les maladies.

PASSY , ou PACY. PaáaCum. C est un gros villagede Pile de France _, au-deísous & près de Paris, furla rive droite de la Seine , remarquable par íes eauxminérales, & par ses belles maisons.

PAST. Voyez Pat.

PASTE. Voye% Pâte»

PASTÉ. Voyeq Pâté»

PASTÉE. Voye\ Pâtée. r

PASTEL, f. m. Pare frite de plusieurs couleurs gomméesSc broyées ensemble, ou séparément, dont on fait tou-tes fortes de crayons pour peindre lur le papier, ou leparchemin. Pastillus ex hématite ujlo . Il y a des Pein-tres qui réuffillent merveilleusement à faire des por-traits en pajîd, fC? On ne íe sert guère du pastel quepour ces fortes d’ouvrages. Voye% Peindre.

ftCF On appelle aullì pastel, l’ouvrage même, ce c si estpeint avec le pastel. On dit en ce sens : voilà un beaupastel. Les pastels de Nanteuil.

Pastel , qu’on nomme autrement guesde, en Latin isa-tis , ou glastum , est une plante dont il y a deux eípè-ceSjle cultivé, ou le domestique, Sc le sauvage. Le pas-tel cultivé a les feuilles longues, larges, semblables àcelles de la langue de chien , de couleur verte-brune.Il poulie des tiges à la hauteur de trois pieds, grossescomme le petit doigt, accompagnées de feuilles plusaiguës & plus petites que les autres. Ces tiges fe divi-sent vers leurs sommités en plusieurs branches, furlesquelles naissent quantité de petites Heurs jaunes ,composées de quatre feuilles diípoíéesen croix. Il leursuccède un huit en languette, qui contient une se-mence oblongue, jaunâtre. Sa racine est simple Scblanche. En Latin isatis sativa , vel latifolia. C. Bauh.Le pastel sauvage ne distère du cultivé que par la cul-ture. En Latin isatis Jylvestris 3 vel angustifolia. C.Bauh.

ísT Ce mot vient de pastellus 3 qu’on a dit pour pastil-lus j parce qu’après avoir pilé cette plante, on la ré-duit en tablettes, ou en boules. Le pastel vient d unegraine qu’on seme au commencement du printems. Scdont on fait quatre récoltes par an , Sc quelquefoiscinq ou six. Il est d un grand usage dans les teinturespour préparer les étoffes à recevoir toutes les autrescouleurs ; Sc en augmenter le lustre & la durée. Il leurdonne d’abord la teinture bleue. Il en croit beaucoupen Languedoc. Le meilleur a la feuille unie Sc fanspoil ; & le mauvais, qu’on appelle bâtard, a la feuillevelue. Le petit pastel est celui de la quatrième ou cin-quième récolté. Le pastel de la dernière récolte s’ap-pelle marouchin. Le plus vieux pastel est le meilleur.On laisse quelque tems Hétrir fa feuille, puis on le metfous la roue pour le piler, après on en fait de petitspains, qu’on appelle coqs , ou cocaignes, qu’on fait sé-cher à sombre sur des claies, jusqu’à ce qu’on leveuille mettre en poudre ; ce qu’on fait avec des mas-ses de bois. On le laisse tremper pendant quatre moisdans de seau fort croupie, ou çn le^remue environquarante fois, & puis il est en état d etre emballé Scemployé. Plusieurs le confondent avec le pastel d'Inde,ou l’indigo, qui est bien diílérent. Voye £ Indigo.Une forte couleur de pastel est quasi noire , Sc est labase de tant de sortes de couleurs ; les Teinturiers ontune certaine échelle, avec laquelle ils comptent laclarté Sc la profondeur de cette couleur.

On appelle orangé pastel 3 une forte de couleur■orangée, qui tire un peu plus fur le brust que 1 oran-gé ordinaire. Ac. Fr.

Pastel. 1 . m. Terme d’Histoire Ecclésiastique. Petit re-pas. Pastellum. Quelques-uns semblent dire que l’e-xaction d argent qui se faisoit pour ce petit repas, s’ap-peloic aullì pastçllutn. Uu abus s’introduiiu au YP ou

c’est la racme chose.

PAS

VII e siècle dans les Ordinations, pour lesquelles onexigeoit quelque chose, ou au moins fous le prétextéd’un petit repas qui se faisoit, & qu’on nommoi tpaj-tellum. Saint Grégoire le défendit.

PASTELIER, ou PASTILIER. Voyei Patelier, ouPá-

TILIER.

PASTENADE. Voye-q PanaisPastinaca.

PASTENAQUE. f. f. Est un poisson de 111er qu on• appelle autrement taroronde, qui est de la figure d’uneraie. Il est bon à manger, hormis la tête & la queue,que fondit être fort venimeuses. Pline dit qu’il n’y arien de si dangereux que l’aiguillon de fa queue, le-quel est de cinq pouces de long. Sa piquiire cause auxhommes une douleur continuelle, Sc un engourdisie-nient de tout le corps , qui fait quelquefois mouriravec convuliion. Oppian écrit que ce poisson gardeson venin , encore qu’il soit mort, Sc que son foieposé sur la plaie en est le contrepoison. Il y a des pystenaques qui ont jusqu’à cinq pieds de long. Elles íontsemées de petites boucles, ou pointes, semblables àdes étoiles fort aiguës, Sc ses aiguillons font en formede scie, garnis de dents des deux cotés , qui lui fer-vent à prendre les poissons dont elle vit. On l’appelleen Latin pastinaca 3 Sc scorpio marinus. Quelques-uns 1 appellent aullì glorin, Sc baflango, Sc scorpeno-La chair de la paftenaque est plus humide , plus ten-dre Sc plus aisée à digérer que celle de la raie. Elle aun goût fort agréable, Sc nourrit médiocrement. LÉ-mery. Rondelet dit quelle est molle Sc d’aísez mau-vais goût.

PASTÈQUE, f. m. Le pastèque fe nomme autrementMelon d’eau. Le pastèque est gros comme la tête d’unenfant, fa figure est ronde, fa couleur d’un vert brun ,Sc tachetée de quelques marques blanchâtres. Il a lachair un peu rougeâtre, ainsi que ses semences qui res-semblent à celles des citrouilles, mais plus petites ; ellesfont aulîî quelquefois noirâtres. Les pastèques ne vien-nent bien que dans les pays chauds. On en cultivebeaucoup en Elpagne Sc en Italie, & même en Pro-vence. Ce fruit est extrêmement rafraîchissant, SCd’une eau fort agréable. Bélon qui parle des pastèques,dit qu’il y en a en Égypte d’extrêmement gros ; on envoir auffi dans le Brésil. La plante où viennent les paftèques a quelque ressemblance avec celle de la ci-trouille, mais les feuilles qui font plus petites , fossdécoupées profondément, au lieu que celles des ci-trouilles font arrondies.

PASTER. Voyez Pater. .

sT PASTEUR, f. m. Ce mot signifie proprement m 1 'Berger , celui qui garde & fait paître les troupeaux*Pastor. On 11e le dit plus guère qu’en style d’Écriture,Sc en parlant des histoires anciennes. Les PafieufSd’Abraham , de Loth. La plupart des anciens Patriar-ches étoient Pasteurs. Les Anges annoncèrent laventdu Messe aux Pasteurs. L adoration des Pastels’Quand Romulus voulut bâtir Rome, il assembla l eSPasteurs de la contrée.

|C? On s’en sert quelquefois dans les églogues, dans j eSdiscours graves. Pan a foin des brebis ; Pan a foin fPasteurs. Ségrais. Les brebis connoissent la vois d

Pasteur. . , , . Ác

ffcF Par analogie, on a donné dans l’antiquité, le nomPasteurs aux Rois, parce qu’ils doivent veiller au h 011heur de leurs Sujets.

AH Ce mot s’applique figurément aux mystères de *glisse j auxquels le foin des âmes est confié. Les P 1miers Pasteurs 3 c’est-à-dire , le Pape Sc les P- V ^p a ,font distingués des Pasteurs du second ordre. L e , Spe a autorité & juridiction fur tous les fidèles,,Evêques fur une portion considérable , les Cures ^une moindre portion. Le Pasteur est fait po lU , . [í ,glisse, Sc non pas l’Églife pour le Pasteur. f tE ° eS#Jésus-Christ est le Souverain Pasteur de nosC’est le bon Pasteur qui ramène la brebis égaree*^fus-Christ s’est appelé lui-même le bon P a fî eU s jnCPaul l’appelle le grand Pasteur des brebis;

Pierre , le Pasteur Sc l’Évêque de nos aines*

§CT Pasteur. Terme d’Histoire ancienne. C cí q U e