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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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honnête homme , parce qu’on z été excroqué par desfripons. Probi pro improbis plectuntur.

PATIS. f. m. Lieu où Ton méne paître des bes-tiaux. Cette métairie consiste en bois & en pâtis.

Mes freres , leur dit-il 3 ne me décile 5 pas :

Je vous enseignerai les pâtis les plus gras.

Fable de la Fontaine.Part. II. L. IF. F ab. 21.

Un âne de la riche taille 3Tenté de l’herbe fraîche 3 & pour faire ripaille ,

Foyant dans un pâtis un grand troupeau de bœufs ,Se mie à paître au milieu d’eux.

Part. V. L. I. Fab. 18.

Ce mot vient de pafticium Latin à pascendo.ifT Ce terme d’Agricukure paroît désigner une mauvai-se pâture : au lieu que pâturage délìgne un terraingras & abondant.

■PATISSAGE, f. m. Vieux mot. Pâtis, pâturage. Pas-cuum.

Pâtiílages & truages 3Tailles pour payer les gages.

Alain ChArtier.

ft? PATISSER, v. a. Faire de la pâtiíîerie, des pâtés, destourtes, des gâteaux , biscuits, &c.

PATISSERIE. s. f. Préparation de pâte avec plusieurs as-saiíonnemmens de viande, de beurre, de sucre, defruits , comme font les pâtés, tourtes, tartes, bit—cuits j brioches , ctc. Dulciarius panis. On ne doit

Î ioint s accoutumer à 1 usage des pâtisseries 3 non-feu-ement parce qu’elles font presque toutes pelantes furl’estomac & difficiles à digérer , mais encore parcequ’il faut toujours préférer autant qu’on le peut lesalimens les plus simples aux composés. Lémery.

|tCF Pâtisserie , signifie aussi Fart de faire de la pâtisse-rie 3 d’assaisonner & dresser toutes les préparationsde pâtes que font les pâtissiers. Ouvrages de pâtisse-rie. Cet homme entend bien la pâtisserie. Ars dulcia-

ria.,

PATISSIER, IÈRE. Qui fait & qui vend des pâtés & au-tres pièces de four qui dépendent de ce métier. Dul-ciarius piflor. Le Pâtissier François est un livre où l’onapprend Fart de Pâujfier.

PATISSIER-BOUCHE. Officier chez le Roi, qui fait lapâtisserie pour la table du Roi. Il y a dans la Cuisine-bouche quatre P âtissi.ers-bouche servans par quartier ,& ayant 300 livres de gages. Quand le Roi fort, lePâtïffier-bouche fournit au Coureur du vin pour la col-lation du Roi, deux grands biscuits, huit prunes deperdrigon, six abricots à oreille, & deux lames d’écor-ce de citron, & pour cela lui est compté yo fous. Etatde Fr. Le Pâtsfier-bouche donne au conducteur de la'haquenée , quand le Roi s’en sert, vingt grands bis-cuits , à r 8 s. pièce, 8 liv. six douzaines de petits choux,3 liv. Id. Les jours maigres le Pâtsfier-bouche augmen-te un pâté de poires de bon Chrétien, de 40 fous, unpâté d’œufs brouillés 40 í. deux grandes tourtes de fro-mage à la crème 40 f. 2.4 talmouses 48 s. 24 brioches48 s. Idem.

On dit proverbialement d’une personne effrontée ,qu’elle a toute honte bue , quelle a passé par-devanthuis du Pâtissier. Impudens , procax 3 petulans 3 in-verecundus. Cela vient de ce qu autrefois les Pâtissierstenoient cabarets : & à cause qu il ctoit honteux de lesrequenter, les gens prudes n’y entroient que par laporte de derriere, & c’étoit une effronterie d’y entrerja boutique, ou par le devant.

ÎP connI ISSOIE - s - £ Etoffe de U foie de la Chine , sa-isi Cnnm ëlOS dc d ours de 12 ou 14 fils; au lieu que

PATOÏE'T'“ 8 à '0 . aL». Fa.

M020I en As U V llle du Royaume de l’Empire duj. g en r re 1 e p 0 ’ Pa s n, s ^ cd au midi de celui de Pi-tan , entre le Gange & le Perfely , vers leur confluent ;

sdy. MatT qUC VlUe de P « tn * - est sor le Per-

î>ATOIS. f. m Langage corrompu & grossier , tel que

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celui du menu peuple, des paysans. Incultus plebis ser-mo 3 vel vernacula lingua.

On le dit aussi des étrangers dont on n’entend pointla langue. J’ai dîné avec des Allemands, mais ils onttoujours parlé en leur patois 3 je n’y ai pu rien com-prendre. Vernacule loqui.

|CT On le dit aussi de certaines façons de parler qui échap-pent aux gens de province, qui ont conservé un goûtde terroir.

Il y a des Savans qui prétendent que ce mot vientde lapatavinité que Pollion reprochoit à Tite-Live.

i£T PATON. f. m. Morceau de pâte taillée en long, pré-paré avec du beurre & autres drogues pour engraisserles chapons, les poulardes. Massa compacta ad sagiçnandos capones.

ífT Paton , terme de Cordonnier, se dit d’un certainmorceau de cuir, dont on renforce le bout d’un sou-lier , en dedans, afin de le rendre plus ferme. Coria-ceum fulcimen. Mon pâton me blesse.

PATORÉALE. f. m. Nom d’un oiseau qui se voir au Chi-li. C’est une espèce de canard qui a une crête rouge surle bec. Fréz. p. 74.

PATOS. Petite île d’Aiìe, dans la mer Orientale, une desiles des Larrons.

PATRAQUE, f. f. Breloque, curiosité de peu de va-leur. Vieille machine qui n’est plus à la mode. Unevieille patraque. La plupart des montres de cuivre fontdes patraques. Sa tabatière n’est qu’une patraque. Cemot n’est que du style familier.

fssp On dit populairement d’une vieille femme, que c’estune vieille patraque. '

PATRAS. Nom d une ville du Duché de Clarence, enMorée. Patra 3 anciennement Aro'è Sc Neopatria.Elle est située sur une colline ; à un quart de lieue dugolfe de Patras 3 Sc à trois lieues du détroit de celuid ^,h d P ante -Cette ville estassiez grande, & bien peu-plée ; les Juifs qui font le tiers de ses habitans , y ontquatre synagogues, Sc y font valoir le commerce. LesGrecs y ont un Archeveche. Patras est fortifiée , & dé-fendue par une bonne citadelle ; elle a été plusieurs soisprise, & reprise par les Turcs & parles Vénitiens. Cesderniers s’en rendirent maîtres en 1687 , mais ils l’ontcedée par la paix de Passarovitz. Patras est la feuleville le long de la côte de Morée , où les Grecs des îlesvoisines qui font sujettes aux Vénitiens, & les Anglois& quelques François trafiquent. Elle est commandéed’un Château qui ne se rendit à Constantin Paléolo-gue , qu’après le siège d’un an, & qui depuis se défen-dit fortement contre les assauts d’Amurat. D u Loir ,L. X. p. 349.

On dit que l’air de Patras n’est pas sain , à cause duvoisinage des montagnes, qui font couvertes de neige,& de la quantité des eaux qui font aux environs. Id.Ibid.

Le golfe de Patras . Patra sinus. Ce golfe qui prendson nom de la ville de Patras , est séparé de celui deLépante par le détroit des Dardanelles, & il est renfer-mé entre les côtes de la Morée , & de la Livadie, Scdes îles de Céfalonie , Sc de Zante.

Le Cap de Patras. Foyez Rio, Cap.

PATRASSO. Foyeq Leucos.

PATRAT ou P ere Patrat. Pater Patratus. C’est le nomd’un Officier chez les anciens Romains qui etoit le1 chef du Collège des Féciaux qui composoient un con-seil de guerre pour examiner la justice ou 1 injusticed’une nouvelle entreprise militaire. Il ne se melon quedes guerres du Peuple Romain, fans s inquieter decelles des Peuples étrangers. Tite-Live parle du PercPatrat comme d’un Officier qui répond a peu prés ànos Hérauts d’armes. C etoit lui qu on envoyoit poul-ies traités & pour la paix , Sc qui hvroit aux ennemisles violateurs de la paix & des traites. A cause du vio-lentent du Traité fait devant Numance , dit Cicéron,par un-décret du Sénat, le Patrat livra C. Mancinus

aux Numantins. , ...

PATRE. f. m. Celui qui garde des bestiaux à la cam-pagne , qui les mene paître. Il le dit particulièrementde ceux qui gardent des troupeaux de gros bétail, debœufs, de vaches, de chèvres , &c. Pastor armenticius.

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