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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Í94 „ PAT

il n a pas été'le plus patient de tous les hommes.

.|£CF Patient , signifie aussi celui qui supporte avec bontéles dé simts., les fautes de ses inférieurs. Q n dit qu un,pere est patient à,1 égard de ses enfuis, un Maître à l’é-.gard de.ies domestiques. Un Dieu qu on fait à fa mo-de, &: aulsi patient que nos passions le demandentqi’in-commode point, Boss.

-fìCF C’est en ce sens que FEcriture dit que la charité estpatiente ; charitas patiens eji ; que Dieu est patient 8cmiséricordieux.

Zp? Patient signifie encore, qui attend sans agitation,fans dépit, quj persévère. Il faut être patient z. la Cour,quand on demande quelque grâce. Il faut être patientdans les affaires.

AT PATIENT. Derme de Physique. C’est ce qui reçoitl’imprefsion d’un agent physique. Voye^ Agent. Tousles êtres à l’égardles uns des autres font agens ou pa-tiens.

|JCF II est aussi substantif. L’agent 8c le patient, c’est-à-dire , le sujet qui agit, & celui fur lequel il agit. Toutagent devient patient par la réaction.

tjfT Patient en Jurisprudence. Criminel livré à l’Exécu-teur pour subir son jugement. Gn mène les patiens encharette au lieudu supplice. On ne donnoit point au-trefois de Confesseurs aux patiens pour les alsistcr àla mort.

^5 “ Patient, dans le langage ordinaire , fe dit figuré-ment de celui qui est entre les mains des Médecins &cdes Chirurgiens , pour être guéri de quelque ma-ladie : sger. Elus particulièrement de celui fur le-quel les Chirurgiens font quelque opération doulou-reuse.

ffT En parlant de deux hommes qui ont eu querelle en-semble , on dit de celui qui a reçu les injures fans lesrepousser, qu’il a été le patient.

PATIENTER, v. n. Attendre patiemment. Patienterexpeclare. Il faut patienter un peu, & l'on verra lesmédians punis & confondus. Patiente £ un peu, 8c onvous payera ce qui vous est du.

PATLEN1IA CAPO , ouïe cap de Patience. PatientUpromontorium. Ce cap est furia côte orientale du Yu-pi, contrée de la grande Tartarie , vis-à-vis de la ter-re de JeíTo, à cent lieues des détroits de Picko 8c deWries, vers le nord. Maty.

■PATIER, ( on prononce ler comme dans mortier. ) f. m.Nom d homme. Paternus. Saint Paterne, que le vul-gaire de France appelle S. Pair, ou S. Pae'r, & quel-quefois S. Partie r , naquit à Poitiers , lan 481. Il futélu Evêque d’Avranches en yyz , étant alors âgé de 70ans ; il mourut en y6y , le 16 d’Avril. Voye% les Bol-landistes, Avril , T. II. 42y.

PA1IN.. f. m. Soulier de femme qui a des femelles forthautes, & garnies de liège, asm de paroître de plusbelle taille. Altior calceus } vel cothurnus , Cette femmeen quirtant ses patins perd une bonne partie de ft taille.La trop courte beauté monta fur des patins. Boit.

Muse , prene% vos plus hrìllans atours ,f^OS j-atins neufs , y os habits des bons jours.

P.Du Cerc.

PAT

ísT Patin , fe dit auísi d’une certaine chaussure garniede fer par-dessous, dont on fe sert pour glisser fur laglac e. Calopodius. Les patins font de grand usage enHollande. Les happons ont des patins fait de planchesde trois ou quatre piés, pour marcher fur la neige.Ceux qui vont bien aux patins , en patins , fur des pa-tins , devancent les chevaux de poste : quelques-uns■ont gagé de faire une lieue en moins de dix minutes.Mis son, Lettre première.

Patin , en termes d'Architecture , fe dit de ces pierresqui font fous le piédestal des colonnes, quand on lesveut avoir un peu élevées, comme celles d’un maîtreautel. Bases , fulcra. On ledit quelquefois du piédes-tal même. Stylobata.

Patin , fe dit auísi des pièces de bois qui se mettent sousles fondations, soit fur des pilotis, ou plates-formes,soit fous des escaliers. Substrati fundamentis afferes-C’est la pièce de bois qui soutient tout Fefcalier, q UJest couchée de champ , & sur laquelle les noyau* •font posés à plomb. En Latin Calx f c api , selon V 1 'truve.

Íf 3 ‘ Les Imprimeurs appellent auísi patins , ou sabots,deux pièces de bois posées de champ , qui, au moyende mortoifes , reçoivent & retiennent d’aplomb lesdeux jumelles d’une presse.

PATINABLE.adj.de .tout genre. Quoi contrectari pro~test. Ce mot est bas 8c signifie , qu on peut manier.Beauté patinable. Scar.

|CT PATINER, v. a. Manier mal-proprement. PalpasCe terme est d’un service assez rare à cause de l’idceaccessoire qu’il réveille. On dit en style de libertina-ge , patiner une femme, prendre & manier indiscrete-ment fes mains , ses bras, &c. Fœdè palpare. Dans c esens il est proscrit du langage des honnêtes gens.

PATINER, v. n. Aller fur la glace avec des patins. Calopo -diisferreissuper glacie ambulare. Dans le Nord, c’cftune partie de divertissement que daller patiner } fyvoir patiner.

PATINEUR, f. m. Qui patine. Les Provincialfont grands patineurs. Palpator. Bon pour la placeMaubert.

Patineur , se dit auísi de ceux qui glissent fur la glaceavec le secours des patins. Ces patineurs font potFmoi d’une grande ressource. M. le B. de Polnitz. CcSpatineurs vont comme un éclair. Id.

ffT PATIR. v. n. Je pâtis , tu pâtis , il pâtit , nous pá' ,tissons. Je pâtiffois. Je pâtis , j’ai pâti , je pâtirai }je pâtiste , je pâtirois. Avoir, souffrir du mal, de bmisère. Pati. Les pauvres gens pâtissent beaucoup du-rant l’hiver. Les criminels pâtisent dans les cachots-L’Enfant prodigue ne fe reconnut qu après qu’il cutbien pâti.

ísF PATiR, signifie auísi , endurer quelque chose qui ^causée par autrui ; souffrir du dommage. Sufferre , t0 llerare. Les paysans pâtissent beaucoup pendant le paf'sage d’une armée. Les peuples pâtissent des fautes dcsRois ; les soldats, deS fautes de leurs Capitaines.

Quidquid delirant Reges , plectuntur Achivi-

£CT L usage des patins étoit autrefois fort commun enFrance , & il fe fuioit un si grand commerce de ces fe-melles toutes taillées, que les droits en font tariféspour la Douane de Lyon à raison de y fols 6 den. lemillier.

Borel dérive ce mot du Grec 71 ait a, calco , je fouleaux piés, d’où dérive aussi patte, qui signifie un grandpié.

fCT Patin , en termes de Manège, c’est un fer de chevalfous lequel on a soudé une demi-boule defer conca-ve. Il sert dans plusieurs accidens ou maladies des che-vaux. Solea medio globo inferius inftrucla.

A la Chine le peuple en public 8c les gens de qua-lité dans leur domestique, chaussent, au lieu de sou-liers des patins de toile noire, ou d etosse de foie très-propres, 8c très-commodes. Ils tiennent d’eux-mêmesaux piés par un rebord qui couvre le talon, fans qu’ilfoi t besoin de les attacher par-devant. P. Le Comte,

On voit que de touttems ,

Les petits ont pâti dessottises des Grands. La Fo* ,s '

jfT Vous avez fait la faute de vous obliger pour ce gr 3 ss^Seigneur, tous vos biens en pâtiront. Il ne pouv°s ■abandonner cette contrée, fans que File en p^ tlí 'Hist. d’A u b.

fCT En parlant d’un homme qui fe fait violence pour c3cher le ressentiment d’une injure, on dit qu’en cet etanature pâtit. On peut dire la même chose de celui q 11connoissant le péril, ne laisse pas de s’y exposer.

PATiR , en style de Dévotion mystique, c’est être da 1 ^l’inaófion,& dans une contemplation paisible & Psssive. Divina patiens. Pâtir n’empo.rte pas une ffranco opposée à la joie, 8c accompagnée de d°leur. C’est simplement un état tranquille opp 0 ^mouvement 8c à Faction. d-sent

On dit proverbialement, que les bons F‘ ís f tl!lpour les mauvais, quand on refuse de prê tet