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bares, il revint encore en France ; 8c après différentescourses, il y repaíìà en 42 3 , revêtu de l’autorité Apos-tolique j & comblé de bénédictions par le Pape Cé-iestin, qui setoit opposé à son dessein une année oudeux auparavant, 8c par Sixte III son successeur. Iltravailla à la conversion de cette Ile avec des fruitsincroyables, qui lui acquirent une vénération quidure encore, & que fesprit de shéréíle n’a pû étein-dre. Saint Patrice mourut vers fan 460 . Il y a biendes actes de ce Saint qui font faux. Voye £ les lon-gues 8c savantes Dillertations des Bollandistes, Mar-tyrol. T. //, p. pi j , &suiv.
PATRICE. Voye% Principe.
PATRICIAT. f. m. Dignité dans f Empire Romain de-puis Constantin. Patricii dignitas. Le Patriciat setrouve auffi chez les anciens Francs , ou François, &fous les Bourguignons. Dans l’Empire Romain, le Pa-trïciat dor.noitTe pas fur les Préfets du Prétoire. SiTon en crut Zozime, c’est Constantin qui institua lePatriciat ; car ce mot ne fe dit point en parlant desPatrices institués par Romulus , & dont la qualitépasta à leurs deícendans pendant tout le tems de laRépublique & des premiers Empereurs. Cependantplusieurs bons Ecrivains emploient ce mot, & de-puis peu le P. de Longueval l a mis en usage.
Le Patriciat de Saint Pierre , dont parlent les livresCarolins ,ep. 6p , est la même choie que le patrimoi-ne de 1 Eglise Romaine, ou les terres que Pépin 8cCharlemag e donnèrent au Pape.
fCF PATRICIEN, f. m. Celui qui étoit issu des premiersSénateurs, & institués par Romulus. Les ículs Patri-ciens ont été pendant long-tems en possession du Con-sulat. Voye% Patrice,
Patricien , enne. adj. La race patricienne. Une famille
- patricienne.
■ Les Consuls avec nous affrontent les hasards.
s. Le sang patricien essous nos étendards. Brébeuf.
Et ce Barbare mêle au gré de fa colère >
Le sang patricien d celui du vulgaire. Ibid.
Patricien , enne. s. m. 8ç f. Nom de secte. Patricianus ,a. Ce sont des Hérétiques qui troublèrent 1 Eglise aucommencement du troisième tiède. Leur chef & fau-teur de leurs erreurs fut un nommé Patrice , eu Patri-cius, qui fut Précepteur d’un Marcionite nommé Sym-maque. L’hérétique Patrice prétendoit que la fubstan-ce de la chair ssétoit point f ouvrage de Dieu, maiscelui du diable. C’est pourquoi ses sectateurs-avoientune haine excessive, qui dégénérois en fureur contreleur propre chair. Elle les portoit quelquefois jusqu’àfe tuer eux-mêmes. Saint Augustin , hares. 6 ;. Baro-nius, à fan 203 , n. XVI. On les appelaauíli Tatiens ;8c ce fut une secte d’Encratitcs.
^PATRIE, f. f. Le pays 011 son est né, 8c il se dittant d’un lieu particulier , que de la province , & def empire, ou de 1 état où l'on a pris naissance. Patria ,natale solum. Les Romains & les Grecs avoient unviolent amour pour la patrie , 8c fe dévouoient pourla patrie. Quintus Curtius, Chevalier Romain, feprécipita dans un abune pour le salut de sa patrie.Epaminondas diloit qu il ne falloir non-plas fe ven-ger de ía patrie , que de son pere. Ablanc. Que mesert que ma patrie soit puistante & formidable, sttriste & inquiet, je vis moi-meme dans fopprelîìon &dans findigence 5 La Brut. Dans les premiers temsde la République Romaine, on étoit furieux de liber-té , 8c du bien public ; f amour de la patrie ne lais-soit rien aux mouvemens de la nature. S. Evr. L’a-mour de la patrie est une paillon rarement tine 8cingénieuse. Id. Tout f univers est la patrie du Sage.Id. Voyer Patriotisme.
££? On dit figurément, que le Ciel est notre véritablepatrie. Considéré comme le séjour des bienheureux ,on lappelle la céleste patrie.
IsJ* On dit proverbialement la patrie est partout où sonest bien. XJbi benè , ibi patria.
fiCT PATRIMOINE, s. m. Patrimonium. Ce mot se |
PAT
prend quelquefois pour toutes sortes de biens. Dansune signification moins étendue, c’est un bien de fa-mille : quelquefois même on'n’entend par-là que ce quiest venu par succession de pere ou de mere , ou dequelqu’autre ascendant. Son pere &: sa mere lui ontlaisté un grand patrimoine , un patrimoine opulent.Manger , dissiper, ion patrimoine.
On appelle en certains lieux , patrimoine paternel,les biens qui viennent du côté du pere ; & patrimoi-ne maternel, les biens qui viennent du côté de lamere. Ac. Fr. On appelle les Duchés d’Urbin & deSpolette , le patrimoine de Saint Pierre. On donnoitautrefois ce nom aux biens en fonds de chaque Egli-se. Ainsi, on disoit, le patrimoine de l’Eglise de Ri-mini ■ le patrimoine de l’Eglise de Milan ; le patrimoi-ne de 1 Eglise de Ravenne. L’Eglise Romaine avoirdes patrimoines on divers pays, comme en France,en Afrique, en Sicile, dans les Alpes, 8c en plu-sieurs autres endroits ; & pour faire respecter davan-tage ce qui appartenoit à 1 Eglise, on donnoit d’or-dinaire à chacune le nom du Saint qu elle avoir enplus grande vénération. Ainsi l’Eglife de Ravenne ap-peloit ses héritages, le patrimoine de Saint Apollinai-re ; celle de Milan, le patrimoine de Saint Ambroise,&c. comme remarque Fra-Paolo, dans son Traité desBénéfices. On dit aulsi que le bien de fEglise est lepatrimoine des pauvres. Bona Ecclesiasica sunt pabu-la pauperum , seu patrimonia.
fCP Patrimoine du Roi. C’est son Domaine particulier.Voye 1 Domaine.
Patrimoine de Saint Pierre. Terme de Géographie.Province de f Etat de l’Eglise, en Italie. PatrimoniumSanclí Petri. Elle est séparée au couchant du Duchéde Castro , par la rivière de M art ha ; 8c au couchantde la campagne de Rome , & de la Sabine par le Ti-bre. Elle a au nord le Duché de Spolette, 8c f Or-viétan; & au sud la mer de Toscane. Sa plus grandeétendue est de seize lieues du couchant au levant, 8Cde douze du nord au sud. Se s principales villes fontViterbe, capitale ; Civitavecchia, Bracciano , Corne-to , Monte-Fiascano , Bolséna , Or ta, Népi 8c Sutri.Cette Province renferme le Duché de Bracciano , 8Ccelui de Ronciglione ; 8c quelques-uns même y com-prennent le Duché de Castro 8c f Orviétan. Maty.
PATRIMONIAL, ALE. adj. Qui vient de succession depere, mere, aïeul, &c. On ne peut disposer par testa-ment des biens patrimoniaux , mais seulement de sesmeubles & acquêts. C’est ce que nos coutumes ap-pellent autrement , biens propres. Bona patrimonia-lia , feu propria.
Patrimonial , ale. adj. Le premier Canon qui parle detitre patrimonial , ou de patrimoine , au lieu de titreEcclésiastique , est le cinquième du Concile de Latrantenu en 1179 . Il porte, que íi un Evêque ordonne unPrêtre , ou un Diacre , fans lui aísigner un titre cer-tain , dont il puillc subsister, il lui donnera de quoivivre jusqu’à ce qu’il lui aísigne un revenu Ecclésias-tique , fi ce n’est que le Clerc puisse subsister de sonpatrimoine.
I fr PATRIOTE, s. m. & f. Celui ou celle qui chérit Lpatrie , qui cherche à lui être utile, qui met son bon-heur & ía gloire à la servir. C’est un bon patriote.
Ct? PATRIOTIQUE, adj. m. & f. Qui appartient a*patriote. Sentiment patriotique.
$OT PATRIOTISME, s. m. L’esprit, le caractère d’unbon patriote , 1 amour de la patrie. Amor patria. L epatriotisme doit etre fondé sur de grands princip eS& fur de grandes vertus. On se plaint que le patrio'tisme s’éteint en France. L’Anglois est celui des pe u 'pies modernes où le patriotisme est le plus en recoin'mandation.
ff? Le Patriotisme , ou f amour de la patrie, est le res-sort secret qui maintient si constamment f ordrenous admirons dans une machine aussi compo* e ?qu’un Etat, & dans un si grand nombre d’Etars ndiftérens , répandus dans le monde, les uns plus forts,les autres plus foibles ; ceux-ci Monarchiques, ce . aX
là Républicains ; tous naturellement satisfaits de ^
partage , pourvu qu’on les laisse jouir en P alX