PAT
Patron , chez les Vitriers, ou table à patron. C’estune table cìc bois blanchie íur laquelle ils tracent &<1 ellìnent avec de la pierre noire les disterentes figuresdes compartimcns d’après lesquels ils veulent coupel-les pièces de leurs panneaux.
Patron , au figuré , pour modèle, n’est que du stylefamilier. Se former fur un bon , fur un mauvais pa-tron j c est- à-dire , íur un bon, fur un mauvais modèle.Vjye^ Modèle.
Patron , fe dit en Musique pour règle ; loi qu’on doitsuivre ; exemple. Régula 3 Canon. Voyer l Règle.
Patron , en Peinture. Papier fin, imbibé de cireì fondue íur le feu , & évidé aux endroits où la couleurqu’on emploie doit paroisse. Les cartes à jouer fontpeintes avec de pareils patrons.
PATRON, PATRONNE , & PADRON. Ville de la
Sourie , fur le bord de la mer , entre Gébail & Tri-poli , près du Promontoire nommé par les Anciens laFace de Dieu , par les Pilotes modernes Capo Pagro ,<Se par les Matelots de Provence le Cap Ponge.
PATRONAGE, f. m. Droit qui appartient au Patrondune Eglise, ou d un Bénéfice. Jus patronatus 3 nomi-nationis. Ce droit consiste à avoir la nomination,ou présentation au Bénéfice par lui fondé , ou doté, àavoir les droits honorifiques dans l'Eglise, à être enter-re dans le chancel, à avoir des litres & ceintures funè-bres , &c. Le Patronage est un droit dans une Egfìié,en conséquence duquel on y a les premiers honneurs,& l’on présente celui qui doit être pourvu du Bénéfice.Le droit de Patronage se peut hériter , quand mêmeon ne se porteroit pas pour héritier des biens. Cour-Tin. Il y a des Patronages Laïques , d autres Ecclésia-stiques. Le Patronage Laïque est un droit attaché à lapersonne , soit comme Fondateur , soit comme héri-tier des Fondateurs , soit comme possédant un fief au-
quel le Patronage est annexé. Le Patronage Ecclésia-stique est celui qu’on poísède à causé d un Bénéficedont on est pourvu. Si un Ecclésiastique avoir un droitde Patronage de son chef, & non en vertu de son Bé-néfice , ce seroit un Patronage Laïque. Le PatronageLaïque est réel, ou personnel. Le Patronage réel , estcelui qui est attaché à la glèbe , & à un certain héri-tage. Le Patronage personnel , est celui qui appartientdirectement au Fondateur, de 1 Eglise, & qui est traní-
' milsible à ses enfans & à fa famille , fins être annexé àaucun fonds. Le Patronage personnel , ne peut êtrealiéné , ni vendu ; mais feulement le Patronage réel 3avec la glèbe à laquelle il est attaché. Il lui faut donnerun corps, & une matière pour le fixer , & le transpor-ter à un autre. Quelques Canonistes regardent le droitde Patronage comme une servitude de l’Eglise. Le Pa-tronage dort, & n’est pas perdu, quand un Patron esthors de la Communion de l’Eglise. Le Roi prétendpourvoir aux Abbayes par droit de Patronage. JurePatronatûs.
On volt les commencemens du droit de Patronaaedans le io e Canon du premier Concile d’Orange , ence qu’un Evêque Fondateur, peut présenter au Diocé-sain les Clercs qu’il demande pour son Eglise. Une Loide Justinien ordonne que les Fondateurs des Eglises ne•ptiiífent y mettre de leiír autorité des Clercs pour lesservir; mais seulement les présenter à l’Evêque, où1 on voit encore l’origine du droit de Patronage. Lisezencore le IV e Concile d’Orléans, tenu en yqr. Le Pa-tronage des Eglises se trouve bien nettement & bien.constamment établi dans le io e Canon duIX e Concilede Tolède, tenu en 6yy.
A ys ON p GE - ost auílì le titre d’un Bénéfice en plusieurs
ioce es:, dont il y a grand nombre d’exemples dans lePouilQ des Bénéfices. Patronatûs.
iranien ^ blason, on appelle Armoiries de Pâ-ques de fujét 7 on U & dí d ' ' dC / écU U Y a qUelqUCS mar “trois sieurs de hs = “‘"T ^ P ° ne
.Roi. Patroni info nia c s montrer salnienon aui-rnren rhef i a cíl cnteU. Les Cardinaux met-tent en chef de leurs armes, celles des Papes qui lesont honores du chapeau nn,„- ■ m r
leurs créatures. ' P ^ voir qu ils font
63 -Patronage ,^,1 Peinture. Sorte de peinture faite
PAT 6oi
avec des patrons évidés dans les endroits où les figuresque l’on veut peindre doivent recevoir de la couleur.Voye% Patron , & Patronner.
PATRONAL , ALE. adj. De Patron. Il y eut un remsque les Prêtres avoient pour fête Patronale le jour deSaint Jean l’Evangéliste. Quelques personnes assurentque dans les plus bas siècles ils ont choisi la Transfigu-ration pour leur fête. Patronale. Mercure de Janvier 31732 ,p. 24. Il y eut du partage dans le choix du jourqui paíleroit pour la solennité Patronale , p. 2p. Cemot n’est pas du bon usage.
PATRONNER, v. n. Enduire de couleurs par le moyend’un patron. Ce mot fe dit particulièrement chez ceuxqui font les cartes à jouer, qui ont des patrons pourmarquer & faire leurs carres, en pasiant par-desius unenduit de couleurs. Applicito archetypo sguram deli-neare. Ce font d’autres carrés percées à jour, & dontles pièces font emportées aux endroits où il faut qu’ily ait certaines couleurs marquées fur la carte.
Patronner , en termes de Peinture, c’est lorsque par lemoyen d’un papier ou d’une carte découpée & a piècesemportées, qu’on applique fur une toile ou íur autrechose , on imprime avec de la couleur les figures quifont enlevées íur la carte , de la même manière quefont les faiseurs de cartes à jouer, qui ont disterens pa-trons pour patronner les figures , & y mettre les cou-leurs. Félibien.
fCF PATRONNEUR. f m. Terme de Rubanier , syno-nyme de Dessinateur. Celui qui range les deíseins furle papier, réglé, de façon à être exécutés fur le métier.
PATRONYMIQUE, adj. Patronymicus. Les Grammai-riens appellent Noms patronymiques , des noms queles Grecs donnoient à une race, lesquels étoient for-més de celui qui en étoir le chef. Noms communs àtoute une race, tirés de celui qui en est le pere. Par
. exemple , on appeloit Eacídes , les descendans d’Éa-que ; Heraclides , les descendans d’Hercule. Les Ro-mains appeloient ces noms Gentilitia. Cela revientaux surnoms. Ainsi on appelle Bourbons , tous ceuxde la Branche Royale qui régné aujourd’hui.
tfJ Ce nom vient du Grec rarif, au gén. Sc enjua,
nom. patrium nomen.
PATROPASSIEN. Foye% Patripassien. Le Conciled’Antioche, terni par les Eusébièns, Fan 34J, dit dansfa formule de Foi, appelée Macrostiche , que ceuxque les Romains nommoient Patro p assens , font ceuxque l’on nommoit en Orient Sabeíliens. Et il marquela raison du nom Patropajfiens en les condamnant,parce que par l’Incamation ils rendoient paisible lcPere, qui est impalsible.
PATROUILLAGE. s. m. C’est 1 a même chose que Pa-tjouïllis , dans Furetiére, c’est à-dire, un salmigondis,un ragoût bizare de differens mets rassemblés ; ragoûtmal propre & dégoûtant.
Les Chanoines venus , on servit sur la tableCe patrouillage épouvantable.
Poésies de Baraton , p. S.
.ouillage est expliqué dans lc Dictionairede l’Aca-nie, par saleté, mal propreté qu’on fait en patrouil-it. Au reste c’est un terme populaire.
ROUILLE, f. f. L’ancien mot étoit Patouille. Ron-, ou marche que font 1a nuit les gens de giieuc,de guet, pour observer ce qui fe P x s e ^ans les rues,veiller à la tranqmlité & Orete de la ville , ou du.np. Excurrentes cxcubu. Faire h patrouille. Excu-is exploratorias agitare .
Il fe dit de ceux qui font la patrouille. Lu patrouilleun corps de cinq ou six soldats détachés d’un corps--garde, commandes par un sergent. Commander latrouille. Excubiis noclurnis praese. La patrouillearche par la ville. Rencontrer la patrouille.r ouille , qu q n nomme ordinairement Ecouvillon.pece de halai fait de vieux drapeaux , dont on fe sertur nettoyer 1 atre d un four avant d’y meure le pain.ROUILLER, v. n. On disoit autrefois Patouiller:Ménage 11e le condamne point. Marcher dans de laipe, dans un lieu marécageux. In aquâ cœnosâ ver-