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fan j h&rere. Les enfans, les cochons, les cannes pren-nent plaiíìr à patrouiller dans la boue.
Dieu sait la joie 3 on s’en donne d loisir ,
On efi à même 3 on tripotte , on patrouille,
Et jamais bain ne fit tant de plaisir.
P. Du Cerceau.
Patrouiller , v. a. fe dit de ceux qui manient quelquechose mal proprement, & sur-tout en apprêtant, oucn mangeant les viandes. Conspucare. Les gens délicatssont dégoûtés , loríqu’ils voient qu’on a patrouillé laviande , qu’on a patrouillé dans le potage. ífJ‘ Danslune 8c 1 autre acception il est populaire.
Patrouillé , Ée. part. Conspucatus 3 inquinatus.PATROUILLIS. s. m. Lieu où l'on a patrouillé ; il fe ditdes plats auxquels on a touché , qu’on a maniés mal-proprement. Je ne puis manger de ce patrouillis- là.
Cn le dit aussi d’un bourbier. Mettre le pié dans lepatrouillis. Il est populaire comme patrouiller.PATROUS. adj. m. Terme de Mythologie. Surnom deJupiter. Ce Dieu avoir à Argos, dans le Temple deMinerve une statue en bois ; qui outre les deux yeux,comme la nature les a placés aux hommes , cn avoirun troisième au milieu du front, pour marquer queJupiter voyoit tout ce qui íe paíloitdans les trois Par-ties du monde, le Ciel, la Terre 8c les Enfers. Les Ar-giens diíoient que c’étoit le Jupiter Patroiis 3 , qui etoitàTroye dans le Palais de Priam, en un lieu découvert,& que ce fut à son Autel que cet infortuné Roi se réfu-gia après la prise de Troye, 8c au pic duquel il sut tuépar Pyrrhus. Dans le partage du butin, la statue échut àStélénus , fils de Capanée, qui la déposa dans leTem-r pie d’Argos.
PATTALORINCHYTES. f. m. pi. Hérétiques qui Ele-vèrent dans le íecond siècle, 8c qui faisoient consistertout le service divin dans le silence, fans pratiqueraucune chose , ce qui leur avoir fait prendre l’habi-tude de fourer leurs doigts dans leur nez,& de les met-tre dans leur bouche, afin de s’empêcher de parler.
Ils prirent leur nom de là , wah-aAcí ou ■nivea.'hK ,
, signifient en Grec un pieu 3 un bâton 3 p?v , le ne% 3 8clyyfniVj infuser , comme s’ils fe fullènt bouché le nezavec une cheville. On les appela en Latin Silentiarii.fjfT PATTE. f. f. C’est ainsi qu’on nomme le pié des ani-maux à quatre piés, qui ont des doigts , des ongles oudes griffes , & de tous les oiseaux, excepté les oiseauxde proie. Pes. Patte du chien 3 du renard, du singe,d’un poulet d’Inde, d’une taupe, d’un perroquet. Lechat fait la patte de velours 3 de peur de bleíler. A-blanc. Il ne fe dit point ni des hommes , ni des bc-tes qui ont le pié fourché 3 comme cerfs , biches, &c.ni de celles qui ont des cornes, ni de celles qui pntde la corne, comme chevaux , ânes & mulets ; ni desinsectes , comme chenilles, car alors on dit des piés.En Fauconnerie, on dit des mains 3 8c en Autourseriedes piés. ÇfT On le dit aussi dune écrevilfe, dunearaignée.
Ménage tient que ce mot vient de plata 3 commequi diroit plate. Borel le dérive de patin ■ du Grec. nenia , qui lignifie fouler aux piés.
On dit figurément qu’un homme a une grossie vi-laine patte pour dire, qu’il a une grossie main mal faite.Donner des coups de patte , donner un coup de patteà quelqu’un ; pour dire , lâcher un trait vif & malincontre quelqu’un , fans paroitre avoir le dellein ni del’offenler, ni d’en médire. Grailler la patte à quel-qu’un ; pour dire , le corrompre, le gagner par ar-gent. ífE Mettre la patte fur quelqu un, le maltraiter.Palier fous la patte de quelqu’un , en etre maltraite.Être entre les pattes de quelqu’un, être soumis a 1 exa-men d’un homme dont on a lieu [de craindre la sévé-rité. U n’a osé rien dire pendant qu’il étoit entre sespattes. Il est bienheureux d’être sorti des pattes de ceProcureur. Ce filou a passié plusieurs fois par les pattesdu Lieutenant Criminel. Toutes ces façons de parlerne íont bonnes que dans le discours très-familier.Patte d’oie. En termes de Jardinage, fe dit dune di-vision d’allées qui viennent aboutir à une place, 8cqu’on ensile tout d’un regard, quand on est au centre.
PAT
J ferinus pes. Il n’y a rien de plus agréable dans unbois, que de trouver un patte d’oie.
fìCT On n’appelle patte d’oie , plutieurs allées qui fe réu-nifient à un centre commun, que lorsqu’clles occupentfeulement la moitié de la circonférence du cercle : sielles occupaient route la circonférence, elles forme-roient une étoile.
On appelle aussi en Charpenterie, patte d!oie , desenrayures qui sc font en certaines sortes de combles.
Les Charpentiers appellent encore ainsi certainstraits dont ils marquent les pièces de bois. FÉlibien. Lapatte d’oie est la quatrième de leur marque. Id. C’estune manière de marquer par trois hoches , les pièces^de bois avec le traceret. JÏ)aviler.
Patte d’Oie de pavé , c’est l’extrémité d’une chauffée depavé, qui s étend en glacis rond , pour fe raccorderaux ruisseaux d’en-bas. Da viler.
Toutes ces expressions 8c la suivante viennent dece que les choses qu’elles expriment, ont la figure dela patte d’une oie.
fCP Patte d’Ancre. On appelle ainsi les parties recour-bées d’un c ancre qui mordent dans la terre. Laiílertomber la patte de l’ancre , c’est mettre l’ancre per-pendiculaire à la mer , afin de la tenir toute prête àêtre mouillée. Aubin. On“dit que la patte de l’ancretourne, quand la patte quittant le fond, tourne esthaut, 8c que le jas va toucher le fond. Aubin. On ap-pelle pattes de voiles, des morceaux carrés de toile,qu’on applique aux bords des voiles proche de la ra- ,lingue , pour les renforcer, afin d’y amarrer les pattesde bouline. Aubin.
Pattes d'anspects. Ce font des pattes de fer qu’on metau bout d’un levier pour servir à mouvoir les gros far-deaux. Aubin.
On dit aussi fur la mer, qu’on mouille en patte d’oie>lors qu’on mouille avec trois ancres disposées en trian-gle , ou en patte d’oie ; ce qui fe fait de gros teins.Tribus anchoris navem obfirrnate. On appelle fur lamer, patte de bouline 3 des cordages qui fe divisesen plusieurs branches au bout de la bouline pour saisirla voile en plusieurs endroits. Les pattes de boulinefont des cordages qui partent de la bouline, 8c quivont s’attacher à différens endroits de la ralingue quiborde le côté vertical de la voile, pour, de concertavec la bouline, orienter le bord de la voile qui estdu côté du vent, quand on court au plus près.
En termes de Blason , on représente les pattes or-dinairement en barre. Pes transversalis. Quand elle 5sont en une autre assiette, il les faut spécifier cn bla-sonnant.
Patte , se dit aussi du pied d’un verre, d’un calice, ostd’un autre-vaisseau semblable. Basis. On a rompu lapatte de ce verre. La patte d’un guéridon.
On appelle chez les Ouvriers patte , un morceaude fer pointu par un bout, qu’on fiche dans un rnu spour y attacher quelque lambris qu’on y cloue p assature bout qui est plat 8c troué , ou qu’on scellapour faire tenir la plaque du feu au contre-cœur de lacheminée. Fibula ferrea.
Patte est aussi un terme de Charron, qui signifie bout d®raie de roue, qui entre dans le moyeu. Fibula lignea-
Patte , signifie aussi la partie d’en-bas des situes, fia-geollets, hautbois, &c. Extremitas fiftuU. Un fla-geolet est percé de six trous fans compter celui del’embouchure, de la lumière 8c de la patte.
ÇfT Patte , est aussi un instrument à plusieurs pointe 5qui sert à régler les papiers de Musique , 8c à fah' eplusieurs raies tout d un coup. Norma multiplex • t ,
Patte, terme de Tailleur. C’est une petite bande d e-toffe , où il y a quatre ou cinq boutonnières qu’on at-tache à la fente d’un haut-de-chaussie pour fermer n JlCbrayette. Limbus auriculatus.
Patte se dit aussi parmi les Fleuristes, des anémones ydes renoncules, & signifie l’oignon ou la racine dces fortes de sieurs, parce quelle reffemble en <T>que façon à la patte d’un petit animal. Bulbus- ,pattes des anémones & des renoncules le mulrip 11comme les cayeux des autres sieurs. ÇfT Les Fleu" ^les plus exacts dans leur langage donnent I e n ° m