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ne. L usage de ce pavillon en berne , est de servir designal, íoit pour appeller la chaloupe du vaiíseau, si ellen’est pas à bord, soit pour demander du secours. Lepavillon à mi-mât, marque qu il y a quelque personneconsidérable morte dans le vaisseau. Le pavillon blancle met pour lignai de paix , ôc le pavillon rouge poursignal de combat. Le pavillon rouge n’est plus d’uíageen France. Il ne peut être arboré fur les vaiíleaux de SaMajesté aucuns pavillons, staminés, ni enseignes depoupe , que de couleur blanche , soit pendant la na-vigation , ou dans les combats. Il leur est feulementpermis de se servir de la couleur rouge ôc autres pourles hgnaux. On met ordinairement neuf cueilles au pa-villon rouge. Les vaiíleaux vaincus, que l’on conduitdans les ports des viótorieux, ont leurs pavillons à bar-rière , où ils trament en ouaiche, c’cst-à-dirc, la poin-te en beau.
Selon l’endroit où les pavillons se mettent, on lesappelle différemment. Pavillon de poupe, c’est celuiqui est porté à barrière du vaillèau. Pavillon de beau-pré , c’est celui qui se porte sur le mât d’avant, ou debeaupré. Pavillon carré, c’est celui qui a la figure d’uncarré long : il n’y a que les Officiers Généraux qui puis-sent le porter au haut des mâts, ou celui qui a ordredu Roi. Pavillon de commandement. Pavillon pourfaire les íignaux. Pavillon de conseil, c’est un petit pa-villon qu’on arbore à bord dú Commandant, quand ilveut tenir conseil. Signum cogendo concilio. Ce pavil-lons blanc chez les Hollandois. Pavillon de combat,Pugru ftgnum , c’est un pavillon rouge. On ne s’ensert plus en France depuis l’Ordonnance de 168p. Ea-ton de pavillon, ou la gaule d’un pavillon , c’est le boisauquel le pavillon est attaché. Pavillon du grand mât,ou d’Amiral. Pavillon du mât de misaine, ou de Vice-Amiral. Pavillon de l’artimon, ou du Contre-Ami-ral. Le pavillon de beaupré ne s’arbore guère qu’auxjours de réjouissance ou de parade, ou pour reconnoï-tre le vaillèau par d’autres vaisseaux.
Être fous un tel pavillon , c’est être fous un tel Com-mandant. Obedire , subejse , parere alicui. Se rendrefous le pavillon ; mettre le pavillon en berne , c’est liss-ier le pavillon au haut de ion bâton, Sc le tenir ferlé.On met ordinairement le pavillon en berne pour ap-peler la chaloupe , & c’est en général un signal que lesvaisseaux pavillons donnent aux inférieurs, pour lesavertir de venir à bord de leur pavillon. On s’en sertaussi pour divers autres signaux. Mener le pavillon ,c’est le baisser, ou le mettre bas par respect;, ce qui estla plus grande soumission qu’un vaisseau puisse rendreà un autre,quand il le rencontre. Faire pavillon blanc,faire pavillon de France, faire pavillon d’Angleterre ,c’est arborer tel ou tel pavillon. Embrasser le pavillon ,c’est ramasser le pavillon entre les bras d’un matelot,qui se tenant auprès du bâton du pavillon , fait du pa-villonunc espèce de fagot, le ramassant d une embras-sade lorsqu’il est déployé. On a introduit cet usage denotre tems parmi quelques nations du Nord, pour re-médier aux contestations quiarrivoient touchant les sa-ints de mer. C’est une forte de tempérament, entremener le pavillon , & le laisser arboré. Aubin.
On appelle absolument pavillon , ou vaijseau-pavil-l°Ky le vaisseau qui est commandé par quelqu’un desOfficiers généraux, qui a droit de porter pavillon, aC différence des vaiíleaux seconds, ou vaisseaux ma-telots. Pr&torium tabernaculum. Le Capitaine fait leetail du vaisseau, lors même qu’il monte un vais-eau pavillon. Le P. Daniel. Les pavillons de misai^V° u startimon, sont nommés gaillardets , ou ga-le sswr nei ^ P av r l tt°n ,ou mettre le pavillon bas , c’est-L.s f r .?Li pai t'cspcct: ou soumission, quand un parti
blanc, se dit qSd" 1 " 6 / 111 pl . US fon.Fúvcpavillonqu’on fait un ' ° U Y'
dessein d’hostilné,& scX m / qU °f 7 arnveíans_. r 7 ■/; ,, ' v mulement pour faire commer-
ce. Vexillum album extendere. On dit aussi des for-aans , qu ils .ont tantôt pavillon de France, tantôt deHollande ; pour dire , qu’ils arborent toutes ces ban-naeres pour íe déguiser.
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Par l’Ordonnance de Philippe II. Roi d’Espagne,de l’an 1 y 65, il est commandé aux Capitaines de pé-rir plutôt que de baisser le pavillon Royal, quand il estune fois arboré. Aux navires vaincus ou menés entriomphe , on attache les pavillons aux aubans, ou àla gallerie de barrière , & on les laisse traîner & pan-cher vers beau, & tels vaisseaux font roués par lapoupe. C’est ainsi qu’en userent les Romains à 1 e-gard de ceux de Carthage , comme témoigne Tite-Live.
Les Historiens d’Italie ont appellé aussi un pavillonde guerre, une banderolle attachée au haut dun arbre,d’un mât , ou dune pique, plantée fur une espèce detrône, posé sur un char tiré par quatre paires de boeufs,qu’ils appeloient Carroccio. Vtxillulum. C’ctoit le lieuoù se tenoit le Conseil de guerre , ôc où se faisoit leralliement. La banderolle portoit un écu des armes dela République à qui ce char appartenois.
On dit figurément, baisser íe pavillon devant quel-qu’un , quand on est obligé de reconnoitre qu’un au-tre al’avantage. Vexillum dimittere. Tous les Pdëtesbaissent pavillon devant Homère & Virgile, ils les re-connoisscnt pour leurs maîtres.
Quelques-uns estiment que ce mot vient de papilio,signifiant papillon , à cause qu’une tente ôc un éten-dard déploient leurs ailes comme un papillon.Pavillon , fe dit aussi de la dernière branche de latrompette , & de l’endroit où elle s’élargit ; par où tortle son.
C’est la partie du canal d’une trompette qui est de-puis la seconde courbure jusqu’à lextrémité opposéeau bocal. Tub& pars extrema , exitus. On l’appeileainsi, parce qu’elle a en quelque sorte la forme d’unpavillon , allant toujours en s’éîargilsant. On le dit ausside bextrémité ou principale ouverture du cor. Plus lepavillon d une trompette parlante est grand, ôc plusest son effer. Pendulum è tuba vexillum.
On 1 c dit parmi les Ferblantiers, de la partie éva-fcc dc 1 entonnoir qui sert à rfeccvoir les liqueurs-l£T Les Diamantaires donnent aussi ce nom aux facesprincipales qui occupent la culasse d’un brillant.fjCP Pavillon , en Botanique. C’est la partie évasée d’u-ne fleur en entonnoir. On nomme pavillon , ou éten-dard, la pat'tie supérieure des .fleurs légumineuses.Vexillum. Voyei Légumineuse.fCT Pavillon, en Anatomie. C’est bextrémité de latrompe de Fallópe , qui est évasée comme le pavillond’une trompette, ôc bordée d’une espcce de frange,fer Pavillon , en termes de Blason, est ce qui couvreôc enveloppe les armoiries des Empereurs, des Rois,ôc des Souverains, qui ne dépendent que de Dieu Scde leur épée, auxquels appartient seulement le droitde porter le pavillon. Vexillum supremum. Il est com-posé de deux parties ; du comble, qui est son chapeau,Sc des courtines qui en font le manteau , ou mantelet.Les Rois électifs, ou les Ducs, quoique Souverains,qui relevent d’un Empereur , ou d’un Roi, ne cou-vrent leurs timbres que des courtines teulement, ôtantle dessus qui est le comble. L’uftge des pavillons ôcdes manteaux dans les armoiries est venu des lambre-quins , qui fe font trouvés quelquefois étendus en for-me de couverture , & retroussés de part & d autre. Ilest venu aussi des tournois, car on y exposait les ar-mes des Chevaliers fur des tapis précieux , fur destentes & pavillons, que les Chefs des Quadrilles yfaiso ent dresser pour se mettre à couvert jusqu à cequ’il fallût entrer en lice ; ce qui fait que dans lesanciens romans les pavillons ont souvent le nom delambeaux. Quelqu es-uns ont cru que 1 hilïppe Mo-reau avoir été le premief qui avoir nus le pavillonRoyal fur les écus des Souverains ; nuis il est certainque Philippe de Valois en portoit un fleurdelisé enses sceaux, ôc en ses monnoies d or, qui pour ce su-jet furent nommées pavillons.
PAVILLONNÉ, ÉE. adj. En termes de Blason, on sesert de pavillonné , pour exprimer lemail du pavil-lon d une trompe , ou d un cor de chasse , ou autreinstrument semblable, lorsque le pavillon est d’un au-, tre émail que le reste. Quand l’embouchure d’un cor