6o6 P A V
Ces Ccpt pavies sont ,lc petit pavie al berge jaune, lepavie blanc , le petit pavie alberge violet, le pavie rof-fane 3 le gros pavie rouge, le gros pavie jaune, & le pe-tit pavie jaune, qu'on appelle saint Martin. Le pre-mier mûrit au commencement du mois d' A oût, le íe-cond à la mi-Août , le troisième à la fin du mcmemois, le quatrième au commencement de Septembre,les trois derniers au mois d’Octobre quand la saison estfavorable à leur maturité. La Quint. I.pag. 417 3418.
Tousles pavies quí peuvent mûrir, font estimables;mais cela est rare en ce climat, ( de Paris au de Ver-sailles) à la réserve de ceisic qui sont hâtifs. Dans lespays plus chauds ils mûrissent bien. Id.
Pavie Alberge.' Voye% Alberge. .
Pavie Rossane. Voye^ Rossane.
Pavie. s.s. Vieux mot. Auberge. Borel. Diversorium 3hospitium.
Pavie. Dans le Commerce des Toiles. C’est ainsiqu’on appelle une espèce de linge ouvré qui se manu-facture eu Flandre 6c en Basse-Normandie.
Pavie. Nom d’une ville du Duché de Milan -, capitale duPavesan, 6c située dans une belle plaine, sur la rivieredeTésin, à cinq lieues aù midi de la ville de Milan.Papea 3 Papia. Flavia 3 Ticinum . Pavie est fort an-cienne & allez grande, mais extrêmement dechue. Sesfortifications font en très-méchantetat, & sonchateauîi’est presque plus qu un amas de ruines. Elle a uneUniversité, éc un Evêché suffragant de Milan. Elle futautrefois capitale du Royaume des Lombards, êc Di-dier , leur dernier Roi, y fut pris par Charlemagne ,Pan 773. François I. Roi de France , assiégeant, cetteplace , y fut battu , & fait prisonnier par 1 EmpereurCharles-Quint. Maty. Long. 16 d. 40 m. Lat. 4/ d.10 m.
C’est aussi le nom d une petite ville de France, dansl’Armagnac, Diocèse d’Auch.
PAVIER, ou PAVOISER, v. a. Le dernier est plususité. Terme de Marine. Sepire 3 septo tegere. Mettreun tour de drap rouge, ou de toile large d’une aune,pour entourer le bord du vaisseau ,6c pour cacher lessoldats: on en met de même autour des hunes,pour em-pêcher qu’on ne voie ceux qui travaillent aux voiles.On s’en sert les jours de réjouissance 6c de combat..Dans les grands vaisseaux on les fait de brise , d'écar-late. On appelle quelquefois paviers , les bords duvaisseau, qui servent comme de péribole, ou de gar-defou.
Votre Excellence peut juger comme toutes les Ga-lères étoient pavoisées. Merc. de Sept. 1724 3 pag.
19° 7‘ . . „ • .
Ce mot vient du vieux François pavecher 3 qui signi-fient couvrir : ou de la coutume des Anciens, qui ran~geoient leurs pavois fur les bords de leur navire , lors-qu’ils vouloient combattre, pour se cacher derrière,comme on voit dans les médailles qui représententlcurscombats dc mer.
ífffF PAVIERS. Voye-% Pavois & Pavesade.
KéT PAVILLON, s. m. En termes d’Architecture, se ditd’un bâtiment carré , qu on couvre ordinairement encroupe avec quatre arrêtières,ouen dôme ; ainsi appeléà cause de la ressemblance de sa figure avec celle despavillons d’armée. JEdes quadrau structure. La Courdu Louvre est flanquée de quatre pavillons. Elle a aumilieu de gros dômes ou pavillons. Les pavillons fontordinairement plus élevés que le reste du bâtiment. Onbâtit aussi des pavillons isoles. Il y a des châteaux quine consistent qu’en un pavillon. Toute couverturequi a quatre arrêtières est appelée pavillon. Félib.
Le mot de pavillon vient de papilio 3 dont les Ita-liens ont aussi fait celui de padiglione. FÉlib.
«Pavillon , en termes de Guerre, est aussi une tente dctoile , ou de coutil, qu’on éleve fur des mâts ou pilierspour se loger à la campagne, 6c à la guerre. Castrensetabernaculum , vel tentorium.
\sV Ces espèces de logcrnens portatifs íont terminés enpointe par en haut à la différence des tentes qui fontplus longues que larges 6c dont le haut est fait en for-me de toit. L’arbre ou le mât d’un pavillon. Tendre
P A V
un pavillon. L’armée étoit campée fous des pavibIons.
Pavillon , en général, se dit des drapeaux, étendards,enseignes, bannières, &c. qui par les Auteurs font sou-vent confondus ,8c pris l’un pour l’autre. Vexillum ,stgnum. La mode de porter les pavillons en pointe,comme ils font aujourd’hui, vient des Arabes Maho-métans, lorsqu’ils s’emparèrent de l’Espagne , commetémoigne Rodricus Toletanus ; car auparavant les dra-peaux de guerre étoient étendus fur des traversicrs »comme les bannières de i’Eglise : d’où vient qu’on di-soit en Latin vexillum 3 quasi velillum , a. ~veli dimi-nutione 3 comme remarque Isidore , diminutif devoile.
Les Pirates d’Alger,& de toute la cote Atlantiquede Barbarie , font les seuls qui portent le pavillon he-xagone V exilium hexagonale. Il est de gueule, char-gé d’un marmot Turc , coëffé de son turban, empenned’un croissant montant, quoique cela soit contre leurLoi, qui leur défend de faire aucune image d’homme,ayant opinion que ceux qui en feront, seront tenus aiîjour du Jugement de fournir une ame à ces figures, SCqiV’à faute de le faire, ils seront damnés. Mais ce por-trait est celui de Hali-Sulficar , gendre de Mahomet ,dont les Africains tiennent le parti ; lequel ordonnéque Ion portrait seroit représenté sur les drapeaux SCpavillons ^, se croyant si redoutable aux Chrétiens, qu®ìe seul aspect de son image devoir faire remporter suseux des victoires indubitables , comme dit Léuncla-vius. Voye% Drajpeau , Étendard, Enseigne , Ban-nière , è'c. Corneille a dit va sur les bords du Rhinplanter tes pavillons.
Pavillon , en termes de Marine. C’est la bannière qu’ostarbore à la pointe des mâts, pour faire connoìrre I 3qualité des Commandans des vaisseaux, 6c de quell®nation ils íont. L’Amiral seul porte le pavillon blanccarré au grand mât, le Vice-Amiral au mât d’artimon-Les Chefs d’Escadres portent une cornette blanche ai»mât d’artimon, quand ils font au corps d’armée ; 6c asigrand mât, quand ils commandent à part. Elle doisêtre fendue de deux tiers de fa hauteur, 6c se termifl®en pointe. Le pavillon marchand de la nation Françoi-se est un étendard bleu, chargé d’une croix blanche SCdes Armes du Roi.
Lc pavillon de poupe est commun à toutes fortesde vaisseaux, 6c chacun a la liberté de le mettre. C’eftcelui qui est porté fur l’arrière du vaisseau.
Pavillon de chaloupe, c’est un pavillon carré que l fSOfficiers Généraux, ou les Capitaines de vaisseau* »portent dans leurs chaloupes, lorsqu’ils y sont.' Il a] 3figure d’un carré long. Il n’y a que les Officiers Gérsstaux qui puiflent le porter au haut des mâts , ou cel llíqui a ordre du Roi.
Pavillon de beaupré, c’est un petit pavillon qui se pot 1 ®sur le mât d’avant, ou de lavant.
Le pavillon Royal de France est blanc, semé de flect 3de lis dor , 6c chargé d’un écullon des Armes de F r stce, entouré des colliers des Ordres du Roi, c’est-à-^'re, de S. Michel 6c du S. Esprit.
L’Etendard Royal des Galères de France est roUg c ‘Quant aux pavillons des vaisseaux Marchands F^sçois , l’Ordonnance porte, que leur enseigne de p 0 * 1pe doit être bleue, avec une croix blanche traversa 11 ^’6c les Armes du Roi fur le tout, ou telle autre diffj slCtion qu’ils jugeront à propos, pourvû que leur enffffssde poupe ne soit pas entièrement blanche. M. D* 1 !dit en général, que les vaistèaux Marchands Frauss 1 ^portent des pavillons de différentes manières dd(S cn6c d’azur. Aubin.
Les pavillons d’Amiral, Vice-Amiral 8c C° n . u r,Amiral,6c les Cornettes ne doivent être portés que. .qu’ils font accompagnés; savoir, l’A mirai de v11 ^,vaisseaux de guerre; le Vice-Amiral, Sc Contre-A^ral de douze , dont le moindre doit porter trent®pièces de canons , 6c les Cornettes de cinq.
Le pavillon à l’arrière , mis en berne , niarqssnairement que quelqu’un qui est hors du vaiu®? strappelle à bord, ou qu’on a un preHant^n®^quelque chose. Mettre pavillon en berne- / 1