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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PAU

dont les Grecs fe servent dans les verbes passifs, ou-tre les futurs ordinaires. La particule ecce , jointe àun présent, marque très-naturellement ce que lesGrecs -appellent Paulo-poft-futur. Arnaud. Ceseroit•en montrant que toutes & quantes fois qu’il y a unPaulo-pojl-sutur dans le Grec, la vulgate l’a traduitpar ecce , avec un présent. S. Réal.

PAUME. s. f. Partie intérieure de la main, qui est com-prise entre le poignet & les doigts. Palma. Cest ceque les Médecins appellent, métacarpe. En Latin vo-la. Les Chiromanciens observent tous les linéamcnsdc la paume de ’la main.

On dit j siffler en paume , pour dire, appeler en'faisant du creux de la main une espèce de sifflet. Il estbas. Ac. Fr.

pAvui-de-ChrìJl. Plante qui est ainsi appelée , parceque sii feuille est découpée de manière qu’elle res-semble à la paume de la main d un homme, avecles doigts étendus. EU/ms Chrifii. On la nomme au-trement Ricin commun, ou grande catapuce. Poye%Ricin.

f$CF Paume ,est aussi un jeu où l’on pouffe Sc repousièplusieurs fois une balle, avec certaines règles. Pila-ludere. On joue à la paume avec des raquettes, desbattoirs, de petits bâtons, & avec un panier, &c. Lalongue paume fe dit , quand on joue à ce jeu dansune grande place ou campagne, qui n’est point fer-mée. Pi/œ ludus laxior. La courte paume , ou la pau-me absolument, est un jeu fermé Sc borné de mu-railles, qui est tantôt couvert, tantôt découvert.Lapaume est un exercice honnête & permis par lesLoix ,ylont les différends-fe peuvent régler par Jus-tice.

La paume est un exercice très-ancien. I.cs Romainsavoient .plusieurs manières de s y exercer, selon les dif-férentes balles dont ils se servoient. Ils avoient, i° Lefollis , ballon seiíiblable à celui dont nous nous ser-vons aujourd’hui, qu’on poufloit du bras, s’il étoitgro s,& du poignet, s’il étoit petit. 2° Pila trigo-nalis j petite balle que trois joueurs disposés en trian-gle j fe renvoyoient l’un à l’autre. 3 0 Pila paganica ,-balle mnplie de plumes , couverte de cuir, fort ser-rée , plus petite que le ballon ; mais plus grollè queïa trigonale. 4 0 Harpastum , balle de moindre gros-seur que le ballon ; mais plus groíle que celle de cour-te paume , qu’on jettoit en l’air, & qu’on tâchoit de«'arracher les uns aux autres en jouant.

fC? Ce jeu de balle s’appela paume , parce qu’on y jouoitd’abord avec la paume de la main, palma , toute nue,ou avec un gant. On joue encore de la forte en quel-ques endroits. Quelques-uns mirent ensuite des cordesà leurs mains pour renvoyer la balle avec plus de for-ce , après quoi on imagina les raquettes.

HfT Quand 011 dit simplement jeu de paume , jouer àh-paume , on entend toujours la courte paume c’est-a-dn-c, le jeu auquel on s’exerce dans ces endroitsentérinés de murailles, ordinairement peintes ennoir , Sc paves de pierres.

ffH Paume , fe dit egalement pour le lieu 011 l’on joueà la paume. Spherijlcnum. Jeu de longue ppume , decourte paume , Sc pour le jeu même de la paume.Pila, pilaris ludus. Les jeunes gens aiment la paume .La paume est un exercice violent, dont ne Raccom-modent pas les vieillards, les gens d’un tempéramentdélicat, lujets aux indigestions & aux maux d’yeux.

Namque pila lippis inimicum, & ludere crudis.

Paume , s’est dit autrefois d’une mesure, qui étoit dequatre doigts, quand on mesuroit avec la main fermée;Sc de douze, quand elle étoit étendue. On dit main-tenant palme Sc empan. Palmus.

On le dit pourtant encore en termes de Manège,d’une mesure par laquelle on spécifie la taille des che-vaux. C’est la hauteur du poing fermé. Un bon che-val de service doit avoir seize à dix-huit paumes.

PAUMÉE. Vyye £ Palmée.

PAUMELLE, s. f. Espèce d’orge qui n’a que deux rangs.Diftichum hordeum.

Paumelle.; est aussi une espèce de penture de portes pour^ les salles & les chambres, qui s’attache fur les boisavec plusieurs clous, & qui tourne fur un gond. V&-ticillum. _

Paumelle, en termes de Marine , signifie le dé que lesTrévicrs ont à la paume de leur main, quand ils cou-sent les voiles. Digitale. Voyez Paumet.

Paumelle. Terme de Gordien Lisière de drap que leCordier a dans fa main, Sc dans laquelle il tient le fil»pour arrêter le tortillement que la roue imprime, jus-qu’à ce qu’il ait bien disposé le chanvre qu’il file»elle empêche que la main du sileur ne soit coupée parle fil.

fjfip Paumelle. Terme de Corroyeur. Morceau de boisplat, plus long que large, dentelé par-deffus, quel’on tient d’une main , par le moyen d’une espèce de-manicle. Les Corroyeurs s’en fervent pour tirer leurscuirs fur la table, pour les rendre plus maniables ( dansleur style ) plus mollians.

gCF Les Maroquiniers se servent aussi de paumelles debois & dc liège, pour faite sortir & relever le graindes peaux de maroquins noirs qu’ils fabriquent.Paumelle. Terme d’Oiselcur. C’est une machine com-posée de plusieurs pièces, fur laquelle on met un oi-seau en vie pour mûrir, loríqu’on ne peut s’en serviraux verges, quand il n’a point dc queue.

|fT PAUMER, v. a. Mot tout-à-fait bas & du petitpeuple -de Paris. Il signifie , frapper. Je te paumerai lagueule. Impingere alapam. Donner un coup de poingfur le viíîige.

Se Paulmer , vieux v. récip. Se pâmer, Borel. Deficenanimo , delinquum patL

C’étoit grand esbahijsement,

De voir les gens qui laciytnoieni,

Par soupirs & gémiffemens ,

Et tant que presque se paulmoient.

Martial d’Auvergne.

Paumer. Terme de Marine, dont les Levantins fe fer-vent , pour dire , se touer en hâlant, à force de bras.Aubin.

PAUMERIN. vieux adj. Primerin, premier. Primus.Beaumanoir, dans ses Coutumes de Beauvoisis, c h. 2.De Laurière.

PAUMET. f. m. Terme de Marine. Dé concave, quirient à un cuir à la paume de la main du Voilier, qu rs’en sert pour pouffer son aiguille, lorsqu’il coud lesvoiles. Aubin. D’autres l’appellent paumelle.

§ 3 ° PAUMIER. f. m. Est un Maître qui a droit de tenirun Jeu de Paume, qui fait des balles & des raquettes.Spkœrifierii dominus ,sph&rifla. Il y a à Paris un Corpsde Maîtres Paarniers-Raquetriers..

PAUMIER. On donnoit autrefois ce nom aux Croisés qr"revenoient de la Tetre-Sainte , après avoir accom-pli leur vœu, & servi tout leur rems à la croisade-Palmarius. On dit qu’on leur donna cc nom , parceque, comme en partant ils avoient pris la Croix , cïlrevenant ils portoient en main des palmes qu’ils rap'pottoient de la Terre-Sainte , où il en croît beaucoup»en signe que leur vœu étoit accompli. Durand , dan sson Ration , L. I, c. j , n. 14, en rapporte une au-tre raison, qui paroît mystique, plutôt qu historiqueIl dit que ceux qui revenoient de Jérusalem, portoierUdes palmes en main , pour marquer qu’ils âvoicrUporté les armes pour le Roi, qui fut reçu en triom-phe à Jérusalem avec des palmes, Sc qui quelq llcSjours après , combattant avec le démon, sortit vist 0 'rieux du combat. Tous les Auteurs qui ont écrit estbcroisades & des voyages d’outre-mer, parlent dc cer-te coutume de porter des palmes au retour du voy*S ede Jérusalem. Voyey la quinzième Diílertation de R 'du Cange lur Joinville. ,,

De-là on a dit cníuite paumier, pour dire , un pc' crin j un homme qui a voyagé dans les pays étrang e ^'Voye\ du Cange, dans son Glojs. au mot PalMA rI °Voye-[ Palmier. _ oll

PAUMIERE. s- f. Maîtresse d’un Jeu de Pauwc,.,femme d’un Paumier. Gil-Blas, parlant d’u llC a