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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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Treíïe de Tripot, prête à íe remaries. Elle tomba ma-lade , dit-il, & malheureusement pour elle , je devinsson Médecin. Quand sa maladie n’auroit pas été unefièvre maligne, mes remedes sufiisoient pour la ren-dre dangereuse. Au bout de quatre jours, je remplisde deuil le Tripot. La Paumïere alla où j’envoyoistous mes malades, & ses parens s’emparèrent de sonbien .... T. Ij p. 200 .

PAUMILLON. s. m. Terme d 5 Agriculture. Paumillonde charrue. Partie de la charrue qui tient 1 epars, oùfont ordinairement attachés les traits des chevaux,ou des bœufs qui tirent la charrue. Liger.

PAUMOYER. vieux a. Manier hardiment, "habilementquelque chose. Perite tractare. On disoit 3 paultnoyersa lance.

Ce mot vient de la paume de la main. BoRel.

fCEPAUMURE. f. s.Terme de Chaise, qui’se dit du sommet des têtes de cerf, où il se fait plusieurs divisionsde son bois, Le fur-tout en cinq épois ou branches,qui représentent la paume de la main. Cornu cerviapex.

PAVOIS, s. m. Arme défensive que les Anciens por-toient a la guerre. Scutum pelta , majus scutum.C etoit le plus grand des boucliers. Dans les électionsmilles, les Soldats élevoient fur leurs pavois leursChefs, & les proclamoient Empereurs. Il faut pour-tant remarquer que le vrai pavois étoit un boucliercourbe dcj deux cotés comme un toit, ou un man-telet j & qui étoit différent de la targe. En quelqueslieux , on l’a appelé aussi, taillevas.

Ce mot vient de sicilien pavefo , ou de I’Eípagnolpave\ , ou du vieux François pave, qui íìgnifioit cou-verture , selon Borel.

Ct? Pavois. Terme de Marine. Foyeq Pavés ade.

Pavois. On dit encore en quelques provinces , pavoispour le blanc, ou le but qu on met pour tirer dedans.Tirer le pavois , ou tirer au pavois , est un exercicequ on fait faire aux Artisans pour leur apprendre àtirer , & les y accoutumer. Cette phrase vient de ceqis autrefois le but étoit un pavois ; aujourd’hui c’estun rond de bois, d’environ un pied & demi, ou de•deux pieds de diamètre. Le prix du pavois fe donne àcelui qui a donné au milieu, ; ou le plus près du mi-lieu.

PAVOISER, v. a. Terme de Marine. Foye% Pavter.Douze vaiíleaux François qui avoient été pavoisésSc decores de fanaux, firent trois décharges de touteleur artillerie. Journal de Verdun, 1722 3 Nov.

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PAVOLOCZ. Nom dune petite ville du Royaume dePologne. Pavoloàa. Elle est dans la balle Volhynie,fur la riviere de Rostowica, à douze lieues au-deífusde Bialacerkiew. Cette ville étoit au pouvoir des Co-saques rébelles, & elle leur fut enlevée par le PrinceRadziwil, Pan 1575. Maty.

P A VON ACE. f. f. Vieux mot. Sorte d’anémone vio-lette ou purpurine. Borel. Anemone purpurea.

1 AVON ARES. Ce íont deux petites îles, situées dans lecanal de Constantinople,à Pentrée de la nier Noire,du côté de la Romanie, près du cap de Fanar. Pavo-nar'u Insuhtt , anciennement Insiïis. Cyantdt, Plane-rss -> P lancldt , Symplegades. Maty.

PAVOR. f. m. Terme de Mythologie. Les Romainsavoient personnifié la peur, & en avoient fait unDieu, parce que le mot pavor est du genre mascu-ív4î n ' ^°y e 1 P EUR •

PAVORIEN. s. m. Terme de Mythologie. Prctrede Mars. On donnoit ce nom chez les Romains , àune partie des Saliens. Pavorius. Servius dit que lesavorìens furent établis par Tullus Hostiliun Ils fu-P*\ voríer is , parce qu’ilsétoient destinésbnrm/o, à Dieu Pavor , la Peur, ì’un des compa-Dieux. C ^‘ US ' h u e ce Roi mit au nombre des

PAVOSAN. Voyex S T™

ST PAVOT. f. m.Vu'TXPii

espèces,

pavot blanc cultive pouffe une tige à l a hauteur de

trois ou quatre pieds, accompagnée de feuilles Ion-

ies unes cultivées, lc7;,Z U r y a áìvC f Spavot blanc cultivé. 2 , P *P aver '

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gués, larges, dentelées, crêpées, blanchâtres. Ausommet de cette tige naissent les sieurs qui font gran-des , à quatre feuilles, disposées en roses, blanches ,ou tirant lur le purpurin. Quand elles font paíîées, illeur succède une tête ou coque oblongue , grossecomme un deuf de poule , qui contient dans ía cavitébeaucoup de petites semences rondes, blanches. En'Latin Papayer hortense semine albo. C. Bauh. Lepavot noir cultivé , que le même Bauhin appellepapaver hortense nigro semine , diffère du précédent,en ce que ses sieurs font rouges, Sc ses semencesnoires. Les têtes Sc les semences d u pavot, sùr-toutdu blanc, íont fort en usage en Médecine ; elles pro-voquent le sommeil, elles calment les douleurs, ellesarrêtent le cours de ventre & les hémorrhagies. Foy.Opium , Syrop de Diacode & de Méconium. Il y aune espèce de pavot sauvage, qu on nomme pavotrouge, ou coquelicot. Il pousse des tiges à la hau-teur d’un pied & demi, solides, rameuses. Ses feuil-les font découpées comme celles du lcneçoti, velucv,noirâtres. Ses sieurs font composées de quatre feuil-les , larges, minces , d’un rouge foncé ; elles font sui-vies par des têtes ou coques grosses comme des noi-settes , dans lesquelles font renfermées des semencesmenues, noirâtres, ou d’un rouge obscur. En Latinpapaver erraticum majus } ou papaver rheeas. Lessieurs de cette plante íont adoucissantes, Sc proprespour faire cracher dans les fluxions de poitrine , dansîe rhume , dans la toux sèche.ffCF Ménage dit que Pavot vient de paputus , diminutifde papus, qui signifie cette espèce de coton que pous-sent certaines sieurs , comme les chardons ; & que lesLatins ont appelé papaver, du Grec wa^r^espet. D’autresfont venir papaver 3 du mot papa , qui signifie la bouil-lie dont on nourrit les enfans, & dans laquelle on mê-lait autrefois de la semence de pavot pour les faire dor-mir.

Pavot cornu , est un genre de plante différent du pavotcommun. M. Tournefort Lappelle Glaucium , Sc il enmet trois especes. L e pavot cornu àfieur jaune , pouliede fa racine des feuilles épaisses, velues, longues, lar-ges,dentelées en leurs bords, découpées profondément,& couchées par terre. Sa tige ne s’élève que la secondeannée, elle est accompagnée de feuilles plus petites , &

■ moins découpées que celle d’enbas. Ses sieurs font'grandes, composées en croix, de couleur jaune. Ses se-mences font presque rondes, fort noires, contenuesdans une silique longue comme le périt doigt, grêle ,rude au toucher. Sa racine est grosse, longue, noirâ-tre , empreinte, de même que toute la plante, d’unsuc jaune, amer, de mauvaise odeur. En Latin Glau-cium flore luteo. Pit. Tournefort. Cette plante estdiurétique, vulnéraire Sc détersive. La seconde espècede pavot cornu est à sieur rouge ; la troisième est à sieurviolette.

Les Poètes peignent le Dieu du Sommeil couché futdes gerbes de pavots. Ils disent qu’il jette ses pavotssur quelqu’un , quand il le veut faire dormir.

Ce soir plus que jatnais lui verse ses pavots. Boit.

Torsquc lasroide nuit de pavots couronnée. Sar?

Un sommeil gracieuxÀvoitsousses pavots appesanti mesyeux.

Parmi les épis qu’on donne à Gérés, on mele des/vì-vots j parce qu’elle s’étoit utilement lervi de pavotspour appaiser la douleur quelle avoir resientiede 1 en-lèvement de sa fille. Le pavot etoit le symbole de la fé-condité.

On dit proverbialement, comparer la rose au pd>-vot, pour dire , comparer des choses qui ne font pas

comparables. A

Quatre onces de tetes & non de fleurs de pavotrouge, ou coquelicot, vertes Sc récentes, donnentcinq gros d’un extrait solide qui a tous les bons effetsde l’opium, &: n’en a pas les mauvais. Il ne faut pren-dre que deux,trois ou quatre grains de cet extrait. Cette

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