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propre désignoit les Archers. Glo(f. des Po'ês. du Roide Navarre.
i AUTZKE. Nom d’une petite ville avec une bonne ci-tadelle. Putiscum. Elle est dans la Pomérélie , prochede la Prusse Royale, environ à dix lieues de la ville deDantzick. Elle est fur le Pautkerwick, c’est-à-dire , legolte de Pautqke , en Latin Putiscanus finus , qui estune partie de celui de Dantzick. Maty.
I 1 AUVRE. adj. de ton genre. Souvent employé subs-tantivement. Qui n’a pas de bien ; qui est dans une si-tuation de fortune dans laquelle on est privé des com-modités de la vie. Voyer^ Pauvreté. Pauper. Le^age a dit qu’il ne trouvoit rien de plus insupportablenu u n pauvre superbe. Il n’est pas juste de blâmer ceuxque la fortune a rendus pauvres : mais la pauvreté join-te avec l’oisiveté est honteuse Sc blâmable. S. Evr. Sivous réglez vos besoins fur la nature , vous ne íerez ja-jpais pauvre. Si vous les réglez fur l’opinion, vous netetez jamais riche. Rouir. Les pauvres ne voient riendans le monde, qui ne les détache du monde, & com-me ils manquent de tout, ils ne peuvent tenir à rien.Pléch. On sent réfroidir fa charité, si l'on ne regardepauvres que comme des hommes méprisables parleur condition, & exposés à toutes les injures, & àj 0lls !p S malheurs de la fortune. S. Evr. Eh soulageanta miíere des pauvres , vous entretenez quelquefoisehr patelle. Fléch. Les pauvres moins exposés aux dan-gOiS qui accompagnent les riches, font humbles parmxestìte , Sc plus dépendans de Dieu, parce qu'ils vi-dent de la Providence. Id. Quand les pauvres diíoienta Malherbe qu’ils prieroient pour luisil leur répondoitqu jl ne croyoit pas qu’ils eussent grand crédit aucìel,Vu le mauvais état où il les laissoìt en ce monde. Ra-can. Combien de gens sc font honneur auprès des pau-vres des larcins mêmes qu’ils leur ont fait. Fléch.
VApollon de nos jours 3 Malherbe ici repose.
R a vécu longtems ,sans beaucoup de support.
En quel siécle ? Passant ,je n en dis autre chose.
P ejl mort pauvre, & moi je vls comme il est mort. P. jo.
Gombaud.
Il y a un Bureau des pauvres dans Paris, une taxesiùte fur les bourgeois pour les pauvres : on quête dansà Paroisses pour les pauvres : on établit des Com-missaires des pauvres : tout cela regarde les Petites-Maif ons sons la direction de M. le Procureur Géné-mh On a siiít un Hôpital général pour renfermer touses pauvres. Publica pauperum domus. Les mendians,es Pauvres _, font appelés les membres de Jéfus-Christ.
• François a pris le nom de pauvre trés-Chrétien ■ Sc
• Ignace se jss appeler le pauvre des pauvres : on ap tr °uve ce titre trop ambitieux.
Au Vre Catholique. Nom de Religieux. Les VaudoisouPauvres de Lyon ayant été excommuniés par le Papemeius III quelques-uns se convertirent, Sc renoncc-re nt à l'héréíie en 1207. Ils avoient pour chef un nom-Durand de Huesca, en Arragon. Ils vinrent se pré-e nter à Innocent III l’an 1208. Ils en surent bien re-& llS ; illcur sit frire leur confession de foi, après quoiî- s fe firent une règle , dont les principaux articles° nt , qu ils renoncent au siècle; qu’ils veulent êtrePauvres, Sc ne rien recevoir que le vivre & le vête-ment au jour la journée, que comme ils font clercs lak part & lettrés, ils veulent étudier, enseigner & dis-j tcr contre les Hérétiques avec permission des Pré-c tS d c l u ds veulent garder la continence, jeûner deuxreines, porter des souliers ouverts par-dessus ; maisde p lamcie q u Us puissent être distingués des pauvresrèel/v? 11 ? 1 Vaudoi s, &c. Innocent III approuva cettedes plain Bulles du 18 de Décembre 1208. On fitpour les^xh Cont s cux e » 1209. Le Pape leur écrivitfirent ; car i> 0rter a ^ corriger. Apparemment qu ils lePrélats qui 1 z 10 le Pape écrivit en leur faveur auxctoientrl-mo i et ° Ient plaints. Ces pauvres CatholiquesEspaene &ren t P^cesméridtonales de France, en
avec d’autres vïïo- Lc P ’ H ^ ot crok qu ’ lls s ’ unirent
mais que Lucius III “ a *« auparavant,
pratiques superstitieuse ^cs,a cause de quelquef ucuies qu ils avoient, Sc que tous
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ensemble ils prirent la règle de Saint Augustin,& furentunis aux Ermites de Saint Augustin en izy6 , peuaprès la réunion qu’on y fit des autres Congrégationsqui fe formèrent. P. Hélyot , T. III. c. 4.
Pauvre de Lyon. Les pauvres de Lyon depuis longtemsfont plus connus fous le nom de Vaudois. Voyeq_ cemot.
Pauvre de la Mere de Dieu. La Congrégation des Clercsqui portent ce nom, a eu pour Fondateur un Gentil-homme Espagnol , nommé Joseph Casalanz, né àPéralte de la Sal au Royaume d’Arragon le 11 Sep-tembre 155s. Après avoir pris le bonnet de Docteurde l’Université d’Alcala, il alla à Rome l’an 1593. Làétant entré parmi les Confrères de la Doctrine, & Rap-pliquant comme eux à enseigner dans les places publi-ques la Doctrine Chrétienne aux enfans de la campa-gne qui s’y trouvoient, il comprit de quelle importan-ce il étoit d’apprendre de bonne heure aux jeunes gensles principes du Christianisme, & pensa dès-lors auxmoyens de le faire avec plus de fruit, Sc de s’y em-ployer entièrement. A cet esset il loua quelques cham-bres proche la porte Settimania : ii y assembla tous lesenfans du quartier, leur apprenoit par charité à lire »à écrire Sc l’arithmétique , leur fournissant gratuite-ment des livres, de l’encre & du papier. Le P. GaspardDragonnetti, Sc le P. Gellius Ghellini Noble Vicen-tin, fe joignirent à lui. M. Vestrio Prélat de la CourRomaine, qui lui avoit loué fa maison pour servir d’E-coles, fut si content des exercices qui s’y faisoient,qu’il en parla à Clément VlII, qiii voulut s’instruirede ce nouvel établissement par Casalanz lui-même. Ilen fut si content, qu’il lui promit sa protection, & luifit donner deux cens écus par an pour le louage de lamaison où il tenoit ses Ecoles. Après la mort de Clé-ment VIII Paul V, leur donna pour Protecteur le Car-dinal deTorrès,& celui-ci étant mort, le CardinalGiustiniani. Enfin, cet institut augmentant, & Paul V,considerant combien il étoit utile, l’approuva par UhBief de 6 Mars 16iy, par lequel ill’érige enCongréga-tion, a laquelle il donne le nom de Congrégation Pau-line, permettant à ceux qui y entreroient, de faire desvœux simples d’obéissance, de chasteté Sc de pauvreté.Il fit Supérieur de toutes les maisons qui s’étoient déjàétablies, Sc qui s’établiroient dans la fuite, Joseph Ca-salanz , sous le titre de Préfet, Sc lui donna pouvoirde dresser des Constitutions. En 1621, Grégoire XV ,mit cette Congrégation au nombre des Ordres Reli-gieux , & en 1622 , il approuva par un Bref les Consti-tutions qui avoient été faites, donna à cet Ordre le nomde la Congrégation des Clercs Réguliers Pauvres de laMere de Dieu des Ecoles pieuses ,& nomma CasalanzGénéral. Ce saint Docteur avoit quitté son nom dumonde ; Sç prit celui de la Mere de Dieu , ce qui ,joint à la fin de cet institut, fut cause du nom que lçPape donna à cette Congrégation. Elle fe répanditbientôt dans les Etats de Gênes, de Toscane, de Na-ples , en Sicile & en Sardaigne, Sc même en Allema-gne , où le Cardinal François Dictricz la fit venir eq1631 , en Pologne, où Ladisias IV, l’appela en 1641,Sc en Espagne. La fin de cet institut est de procurer auxenfans, principalement aux pauvres, une bonne édu-cation ; de leur enseigner par charité à lire, à écrire,à jetrer, compter, calculer, à tenir les livres chez lesMarchands Sc dans les Bureaux. Dans les villes ils en-seignent aussi les Humanités, la Rhétorique, les Lan-gues Grecque Sc Latine, la Philosophie, la ThéologieSc les Mathématiques. Le dernier quart-d heure de laclasse, chaque Régent est obligé de donner aux Eco-liers quelques leçons spirituelles, Sc le Samedi on leurfait dans l’Oratoire ou Chapelle, un ermon d une de-mi heure.
En 1621 , Grégoire.XV leur avoit permis de fairedes vœux solennels; en 1636, Alexandre VII les ré-duisit à leurs premiers vœux simples, Sc à un sermentde demeurer dans la Congrégation; en 1669, Clé-ment IX les rétablit dans 1 état Religieux, leur per-mettant de fiire des vœux solennels; Sc il approuvade nouveau leurs Constitutions, en 1660. AlexandreVII approuva quelques coutumes introduites dans