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découverte est dûe à M. Bolduc. Histoire de F Acadé-mie j / 7 / 2 .
PÀvor des Philosophes. Terme du grand Art. PapaverPhilosophorum. (Test l’ouvrage de la pierre parfaiteau rouge.
fìCFPAUPIÈRE. Palpebra. Partie cartilagineuse du visa-ge , qui íert à couvrir les yeux , & à les défendre d’une-trop vive lumière. Elle est faite d un cartilage mince 8cdélié, afin qu’elle soit plus mobile, flexile & légère.Elle est vêtue par-dedans d’une petite membrane, 8cd’une peau délicate par-dehors. Il y a deux paupièresà chaque œil, la supérieure & l’inférieure , routesdeux bordées dans l’homme de petits poils qu’on ap-pelle cils. Aux animaux terrestres la paupière de des-sous est immobile , & la plus petite. Aux oiseaux aucontraire, c’est celle de délions qui est mobile , & laplus grande. Ceux qui ont les yeux durs, comme lesécrevifles, n ont point de paupière , non plus que laplupart des poissons. La nature a mis une troisièmepaupière à la plupart des animaux, qui se tire commeune espèce de rideau pour nettoyer l’humidité quipourroir incommoder les yeux. Il n’y a guère que le lin-ge qui en soit excepté, parce qu'il a des mains pour lesfrotter , comme les hommes. On ne peut regarder lesoleil qu’en cillant la paupière. On dit de ceux qui ontdes insomnies, qu’ils n’ont pu fermer la paupière tou-te la nuit. Un paisible sommeil fermera ta paupière.Corn. Dans ce sens figuré, on dit encore fermer lapaupière 3 pour dire mourir. Il vient de fermer la pau-pière. On dit aullï, qu’un homme a fermé les pau-pières à un mort ; pour dire, qu’il l’a assisté julqu’à lamort, qu’il lui a rendu le dernier service.
Paupière , se dit aussi pour le poil de la paupière. Ainsil’on dit qu’une persoqne a la paupière noire ou blon-de ; qu elle a de grandes, de longues paupières.
Ce mot vient du Latin palpebra. Du Laurens le dé-rive du Latin palpitare 3 qui signifie tressaillir 3 8c semouvoir promptement & en tremblotant.
PAUSAIRE. f. m. On appelait ainsi autrefois à Romedes gens qui dans les pompes , ou, si l’on peut ainsiparler, les processions d’Iiis, faiíoient les pauses, 8ca voient foin de tout ce qui étoit nécessaire pour cela.Pausarius. Dans ces fortes de cérémonies, on s’arrê-toit quelquefois, & l’on préparoit des lieux, où pen-dant ces pauses on mettqit les statues d’Isis 8c d’ Anu-bis , à peu près comme on fait des reposoirs dans lesprocessions du S. Sacrement, s’il est permis de compa-rer ces choses. Ceux qui faifoient ces reposoirs, qu’onappeloit Manstones , & qui avoient foin des pauses ,dc de tout ce qui étoit nécestàire alors, s’appeloientPausaires. Une inscription rapportée par Saumaise ,dans íes notes fur la vie de Caracalla par Spartien ,nous apprend qu’il y avoir à Rome un corps de Pau-saires , que l’inscription joint au corps des Argen-tiers.
O 11 appeloit aussi Pausaire 3 celui qui donnoit le si-gnal aux rameurs d’une galère, & leur marquoit lestems 8c les pauses , afin qu’ils allassent tous de pair,& qu’ils ramassent tous ensemble. Cela se faisoit avecun instrument, comme aujourd’hui les commande-mens se donnent sur les galères à coups de lissiers. Hy-gin dit que fur le navire Argo, cetoit Orphée qui ledonnoit avec son luth.
fsT PAUSANIES. f. f. pi. Terme d’Antiquité. Fêtes ainsinommées de Pausnias,General des Spartiates feus lescrdresduque! les Grecs vainquirent Mardonius à la,ba-taille de Platée. Depuis ce tems on établit des Fêtes oùles seuls Citoyens de Sparte étoient admis pour dispu-ter le prix.
PAUSE. s. s. Gestation d’action, de mouvement pourun tems fort court. Cessatio 3 pausa. Quand on est lasde travailler, il faut faire une pause pour reprendre desforces. La ponctuation est établie dans la Grammairepour frire des pauses convenables en certains lieux.On fait une pause au milieu d’un vers, c’est le repos enThémistiche. Allons faire une pause chez un tel de vosanus, allons nous reposer chez lui.
Ce mot vient de pausa Latin , qu’on trouvedans Lucrèce 8c dans Plaute , 8c qui signifie repos ,
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d’où l’on a Fait repausare 3 8c en François reposer»
Pause, en termes de Musique , est maintenant íur lespapiers & tablatures de Musique une marque de silen-ce & de repos, d’où on l’a nommée aussi figure muet-rte , parce qu’elle marque qu’il faut se taire pendant queles autres parties continuent à chanter ; ce qui se fait,ou pour faire quelque figure , ou quelque imitation 3ou pour donner du repos aux voix , ou pour laisser ré-pondre une voix à ce qu’on vient de chanter, commedans les dialogues & dans les échos, &c. Autrefoisnos anciens avoient deux sortes de pauses ,• les unesque les Italiens appellent pauses initiales, parce qu’onles marquoit d’abord au commencement de la pièce,quelquefois après, mais régulièrement devant le cercleO, ou le demi-cercle C. AèT Ces sortes de signes placesaprès la clef, 11 ’étoient pas proprement des pauses 3puisqu’ils ne ferv oient qu’à déterminer le mode, 8cnon à exprimer le silence. Mais ils en avoient aulhpour marquer le silence, qu’on mettoit après les signesde la mesure, ou dans la fuite des pièces. Pause géné-rale , c’est une cessation, ou un silence général de tou-tes les parties. Elle se marque par un point sur les no-tes de toutes les parties, 8c signifie qu’on doit mêmearrêter la mesure. Demi-pause 3 est une note de Musi-que qui marque qu’on doit se taire pendant une demi-mesiire. On dit encor e pause de maxime , pause de mi-nime , pause de longue , pause de brève, pause de se-mi-brève , pause de croma, 8c de semi-croma ; cesont des noms que les Italiens leur donnent pour si-gnifier la valeur des différentes pauses. Voye £ Bros-sard.
Pause. f. f. Terme de Marine. C’est un bateau fortlarge , & fort long , dont les étrangers se servent à Ar-changel, en Moscovie , pour porter les marchandi-ses à bord. Aubin. Linter Moscoviticus latior & Ion .-
gion
PAUSÉMENT. adv. Voye\ Posément.
PAUSER, v. n. Faire une paisse. Il ne se dit guère que dela Musique 8c de la prononciation. Moram facere ,pausare , spatium interponere. Les accens ne font éta-blis que pour faire pauser , c’est-à-dire, appuyer da-vantage íur une syllabe , que fur une a.utre, pour la'rendre longue, ou brève.
PAUSIAS, f. m. Peintre Grec, naquit à Sicyoqe, 8c fatélève de Pamphile ; il vivoit dans la cent septièmeOlympiade , c’est-à-dire , environ 352 ans avant l’EreChrétienne. Paufias fut le premier qui entreprit depeindre les lambris 8c les voûtes des Palais. Il devintéperduement amoureux de la bouquetière Glycère, &dans un de ses tableaux il la représenta assise compo-sant une guirlande de fleurs. Ce tableau étoit si estime»que Lucullus en acheta fort cher une copie dans Athè-nes. Dictionnaire de Peinture et d’Architec-TURE.
PAUSILYPE. Monte di Paustlipo , 8c en latin Paufifi'pus. Montagne du Royaume dc Naples, dans la CaM-panie, très-délicieufc ; fertile en vins délicats & CI1toutes sortes d’exccllens fruits.. On a pratiqué au des-sous de la montagne un chemin pour éviter aux voya-geurs la peine de monter la montagne 8c de la redes-
cendre.
PAUSON , f. m. Peintre habile, mais fort gueux, don-na lieu à ce proverbe Latin , Paujbne mendicior. Ayasseu ordre d’un particulier de lui peindre un cheval q»i j cveautrât, Pauson fit un cheval qui sembloit courir : j etableau fut d’abord refusé; mais Pauson ne fit que ‘ 6 ’renverser, 8c alors le cheval parut couché. Dict. pËPeint, et d’Arch.
PAUSUS, ou PAUSE. f. m. Terme de Mythologie. N 01 . 11d’un Dieu dc l’Antiquité Payenne. Pausus. C’ctohDieu du repos , contraire à Bellone &à Mars Di cU *de la Guerre. Voye% Arnobe , L. I. contra CcntjsTurnébe, Adv ers Liv. XV. c. 21 3 8c Dempster ,P aral. ad Rostn. L. IV. c. 10 .
PAUTKAS. s. m. pi. Toile de coton des Indes. _ ,
PAUTONIER. f. m. C’étoicnt ceux qui donn°í enf .fouet. Gauvoin. Ou bien batelier, ou pontanier :le Maire appelle Caron Pautonier. Borel. P° r r ■ „Aujourd’hui l’on dit Pontonnier. Ce motdasl s