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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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proprement. Pecien. Il est fait d’un morceau de bois,d ivoire, de corne, ou d’écaille de tortue, divisé enplusieurs dents ou petites ouvertures,qui donnent pas-sage aux cheveux : les peignes font la principale garni-ture d’une toilette, d’une troufïe. Un étui, une brofïè àpeignes. fJCT Se donner un coup de peigne 3 deux outrois coups de peigne. Les petites dents d’un peigne.Les groíìes s appellent les oreilles. Le dos d’un peigne.

|CF On a donné le nom de peigne à différais instrumens,à cause de leur ressemblance avec le peigne qui sert àdémêler les cheveux.

Les Tyrans ont eu des peignes de fer pour tourmen-ter les Martyrs, en leur déchirant la peau.

Peigne de Tireur d’Etaim. C’est une forte d'instrumentà manche de sept à huit pouces, fiché dans un morceaude bois , garni de dents appelées scies , longues d’en-viron dix pouces , un peu recourbées.

Peigne , est aussi un instrument de Perruquier, qui leursert à démêler les cheveux, quand ils veulent en fairedes perruques. Il leur sert aussi pour en faire un triage ;Sc c est du peigne qu’ils les prennent par pincées pourles tresser. Il est de la même forme que le peigne desOuvriers Peignoirs de lin & de chanvre , si ce n’estqu’il est plus petit, Sc que les pointes font plus courtesêc plus déliées.

Peigne. Terme de Boulanger. Les Boulangers, qui font lebiscuit de mer , appellent quelquefois un peigne 3 unpetit instrument dont ils fe fervent a faire diverses fi-gures fur leurs galettes. Son véritable nom est une croi-foire.

A? PEIGNE ou Seran , fe dit aussi de l’instrument quisert à peigner le lin , le chanvre. Le fond est une pla-que de bois, longue de six à sept pouces, large de troisà quatre, garnie de pointes de fer longues de trois àquatre pouces, la pointe en haut. On fait passer la fi-lasse fur ces dents pour la démêler & f affiner.

fsF Peigne de Cardeur , est un instrument avec lequelon carde Sc on démêle la laine, la bourre, la foie. Ha-matum pecien. Un peigne de Cardeur est un morceaude bois, chargé d’une infinité de petites pointes re-courbées de fil de fer.

Peigne de Tisserand , est une espèce de châssis, ou treil-lis , qui a un grand nombre de petites divisions ou ou-vertures, dans chacune defquelles on passe les fils de lachaîne qui doit former la longueur de la pièce de latoile , ou de l'étoffe, pour les soutenir, Sc laisser pas-ser la navette, qui porte les fils qui doivent être en tra-vers. Textorium pecien. Les peignes de velours ontsoixante , ou quatre-vingt portées.

Peigne de J able , fe dit chez les'Tonneliers , des mor-ceaux de douve amenuisés par un bout, &: qui entrentà force dans des cerceaux pour réparer un jabie rom-pu.

Peigne. Coquillage , du nombre des bivalves. Pec-ten. On s’en sert en Médecine pour 1 estomac & la ré-tention d urine. On l’appelle íourdon , en Poitou, Scpresque partout, la grande Sc la petite Pèlerine. Leurcaractère générique est dette d’une figure aplatie , d’a-voir des oreilles avec une des coquilles plate, & l’au-tre plus creuse. Les stries ou cannelures ne serventqu’à leur donner différentes dénominations. Leur ca-ractère spécifique estd’avoir, les uns deux oreilles, lesautres une, Sc quelques - uns de n en avoir point dutout.

AJ" Les Peignes & les Pétoncles font la décorationordinaire des colliers des Pèlerins de Saint Michel Scde Saint Jacques. Pluche.

Peignes , en termes de Manège, font des gratelles fari-neuses qui viennent aux pâturons du cheval, <5e q U jfont hérisser le poil fur la couronne. Scabies furfu-rea.

Peigne , fe dit populairement en choses morales. Il fuitdonner encore un coup de peigne à cet ouvrage,pour dire , il le faut revoir pour le polir davantage.Perpolire. On dit aussi , qu’un Satyrique/i donné uncoup de peigne à quelqu'un; pour dire qu il en afait quelque description maligne, qu'il l’a rendu ri-dicule.

Ost dit proverbialement d’un homme qui est en

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mauvaise humeur, ou en colère, qu’il tueroit volon-tiers un Mercier pour un peigne. Pro nihilo.

Peigne d’Amazone. Pecien Amasonius. C’est dans 1 an-tiquité , une danse en usage parmi ces femmes guer-rières, & qu’elles dansoient arrangées en quelqueforte en forme de peigne , ou de la manière qu onentrelasse les doigts en joignant les mains, ce quis'appelle aussi pecien. Me'tatn. L. IX 3 v. 2 çj, &Juiv.Sc dans Pline , i. XXVIII. C. 6. Peclinatim digitosimplicare.

Peigne de Vénus , est une plante que les Botanistes ap-pellent pecten V eneris , Sc autrement feandix. M.Tournefòrt en distingue trois espèces. Celle qu’il nom-me avec C. Bauhin feandix femine roftrato vulgaris ,pousse des tiges à la-hauteur d’environ un pié, grêles,velues j rameuses. Ses feuilles font découpées menucomme celles de la coriandre , d’un goût douçâtre &un peu acre, attachées à des queues assez longues. Ausommet des tiges viennent des ombelles qui soutien'nent de petites fleurs blanches fleurdeli fées, c’est-à-<-li vt ’qu’elles font à cinq feuilles, disposées cn fleurs-d e 'lis de France. Il leur succède un fruit composé de deuxparties semblables à une aiguille , où la graine est con-tenue. Sa racine est blanche, simple, d’un goût doux-Cette plante n’est d’aucun usage en Médecine : quel'ques-uns disent que sa racine broyée avec de la mauvetire les tronçons qui font demeurés dans le corps. Ellea été ainsi nommée, parce que ses fruits étant pr°'ches l’un de l’autre, semblent rangés comme les dentsd’un peigne.

Peigne, f. f. Terme de Relation. Morceau de toile decoton,dont les habitans de la Guinée couvrent leur nu-dité. C’est tout leur habit. Femorale. Le Roi d’Iisig nlétoit nu à une peigne près, rayée de blanc Sc d ebleu. P. Loyer. Toute la magnificence des habits de*femmes du même pays consiste en une peigne 3 q u ®les aiment d’une couleur éclatante. Id.

|CF PEIGNER, v. a. Décrasser la tête, démêler, ou ar-ranger ses cheveux avec un peigne. Caput detergesincertos crines colligere 3 extricare 3 pectere, depetit -re. Peigner ses cheveux , fa barbe, une perruqu e »le crin des chevaux. Se peigner. Bien peigné, bi®frisé. C’est l’épithcte ordinaire que donne Homère *tous ses Grecs.

fC? Peigner, signifie figurément, rendre bien propresbien ajusté. Expolire , perpolire. Cet ouvrage est N®peigné j exact & châtié; trop peigné 3 il y paroitl’affectation. L'étude Sc Part qui parodient dans ®discours peigné y ne font pas le caractère d’un eíp®vivement touché; mais d’un homme qui fe j° l! ^Port-R. Voilà un jardin bien peigné 3 dont on a gr* nfoin ; il est fort propre Sc fort net. Hortus condn nllS \Trop peigné , si les ornemens en font recherchés av^trop de foin.

On dit aussi en contre sens, que deux hareng 1 -' 1 ' ^fe font peignées , quand elles fe font prises aux ®veux j décoëffées, égratignées. Unguibus defon nafe ’fKP Peigner la laine. Terme de Manufacture de lai^ë 'C’est la tirer ou faire passer à travers les dents d 1ne espèce de grande carde, qu’on nomme peig ni 3pour la disposer à être filée. ^

Peigner à ! eau. C’est peigner la laine trempéel’eau de savon.

Peigner à l’huile. C’est peigner la laine arrosée d n® ’pour la laver après. u

fT Peigner. Terme de Vergettier. C’est démêler P a smoyen d un peigne, les foies, le chiendent, lare, Sc en ôter tous les petits brins inutiles dan souvrages. - , ^

$ 3* Peigner le lin Sc le chanvre. C’est les faire P P cï fjicle peigne ou seran,afinde les affiner. Ce q® 1 cfírdans le gros peigne, s’appelle étoupe. On ^ aíî „ í0 ('fuite palier le chanvre dans un peigne moinsfier. Ce qui s’y arrête s’appelle le second chanv®^ q &1’affine encore dans un troisième peigne plus A,qui s’y arrête est encore réputé fécond c ^ ;U qpp ctt?ce qui reste dans la main après raffinage s “brin ou chanvre de la première qualité.

IfT Peigner , en termes de Fleuriste, fe

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