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de ses Rélîex. fur lissage présent de la Langue Françoise.11 faut dire, lelon sa remarque , cette femme est Poëte,est Philosophe , est Médecin, est Auteur, est Peintre ,Sc non Poëtellc, Philosophelle, Médecine, Autrice,Peintrejse. On doit en cela, continue-r-il, déférer àLissage qui donne la terminaison féminine à certainsmots pour le genre féminin, Sc qui ne la donne pasà d’autres .... Il y a pourtant, ( c est toujours lui quiparle ) des mots que l’usage de notre Langue isa pas en-core bien arrêtés là-dessus : en ce cas-là il faut suivre larègle que donne M. de Balzac , Liv. 6 , Lett. jy. quiest de prendre conseil de Loreille , & de choisir ce quila choque le moins, & qui est le plus doux à la pronon-ciation. Par exemple, dit Balzac, je dirai plutôt queMademoiselle de Gournai est Poète que PoëteJJe , &Philosophe que P hilosophejse. Mais je ne dirai pas si-tôt qu elle est: Rhétoricien que Rhétoricienne } ni le Tra-ducteur opte la Traductrice de Virgile.... Je crois qu iln'auroit pas dit non plus, cette femme est Médecin ,pour marquer qu’elle exerce la Médecine. S’il s’agit dela femme d un Médecin, voici comme Richelct prétendqisil la faut nommer. Quelques personnes se ferventdu mot de Médecine , pour dire, la femme d un Méde-cin. Ils diront Madame la Médecine , ou Mademoisellela Médecine est accouchée. Ces personnes parlent com-me les provinciaux qui ne savent pas parler. On dit àParis, la femme d’un Médecin. Je reviens à Peintrejse ,dont il y a un exemple à la/?. 13 S j 3 du 2 vol. du Mer c.de Juin / 7 j\f, où l'on dit que le portrait du Roi de Sar-daigne a été peint en petit par la Florentina, Peintrejseà Turin.
Peintre. Il se dit aulîì de ceux qui représentent vive-ment les choses dont ils parlent, dont ils traitent ,soit en prose, soit en poésie. Cet Orateur est un grandPeintre. Ce Poëte est un excellent Peintre. Ac. Fr. LaBruyère étoit un grand Peintre.
Peintre. Terme de Fleuriste. Nom dune tulipe, qui estcolombin vif Sc blanc, printanière. Morin.
Peintre en émail celui qui avec des pinceaux Sc descouleurs d email, imite íur des plaques d'or ou de cui-vre émaillées de blanc ; tout ce qu’il y a de beau dansla nature. EncauJFicus Piclor. Les couleurs du Peintreen émail font le noir d'écaille, l’azur, le jaune, le grisde lin, le rouge,le pourpre d’or, le pourpre de Vitrier,&c. Meilleurs Bordier Sc Petito ont été les plus fameuxPeintres en émail de Paris, & les premiers qui ont faitdes portraits en émail.
Peintre en miniature. Voye\ Miniature,
Peintre Évantailliste. Uoye% ce mot.
Peintre au gros pinceau. Ouvriers qui imprimentdes peintures en huile ou en détrempe fur toutes sortesd’ouvrages, & qui ne se servent que d’une grosse brossepour appliquer les couleurs.
On dit proverbialement, gueux comme un Peintreen parlant d’un homme qui est mal dans íes affaires.
PEINTURE, s. f. Couleur qui sert aux Peintres à endui-re ou colorer. Color , pigmentum. Voilà une tache depeinture fur votre habit. De la peinture à l’huile. Lefer enduit de peinture ne se rouille point. L’ocre est unepeinture jaune. Dans ce léns on dit mieux couleur.
Peinture, íe dit auisi figurément pour, fard. Fucus ,mundus muliebris. Les femmes ne prendroient pas tantde peine à se farder cc à /enluminer , si elles lavoientque toute cette peinture les rend affreuses Sc dégoûtan-tes. La Bru y.
§ 3 “ Peinture , estaulìì l’art d’appliquer les couleurs,Part qui enseigne à représenter les objets , Sc à leurdonner une espèce de vie par le contour des traits Scles diverses teintes des couleurs. Piclura ars , piclura ,graphice , graphices. La peinture est un des arts libé-raux. La peinture est un art muet, qui ne parle qu’auxyeux. Le Titien, Paul Veronèse, ont excellé en la pein-ture. De tous les arts que l’homme a inventés, il n’yen a point de plus admirables que la peinture. FÉE. C’estpat le moyen de h.peinture 3 qu’on peut tracer uneimage , Sc une ressemblance de toutes les choses quiTombent fous les sens, Sc représenter la nature même.Id. On dit, ombrager, rehausser une peinture ; pourdire , lui donner Les jours convenables. Charles Aï-
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phonse du Frcnoi a écrit de sart de peinture , dont ilfait trois parties , l’ invention , le deffem ,& le coloris.On y ajoute la dispostion.
ìfT La première manière de peindre tire fans doute sonorigine de sombre des corps, & ne consista cPabordqu’en quelques traits, qui se multipliant peu-à-pcilformèrent le dessein. On y ajouta ensuite la couleur.Elle fut d'abord unique à chaque dessein , Sc cettemanière de peindre fut nommée monochromate , c est-à dire, d’une seule couleur. L’art se perfectionna dejour en jour ; on y joignit d’autres couleurs, avec les-quelles les anciens Peintres ont fait tant d’excellensouvrages , qui ont fait l’admiration de tous les siècles.
Il y a des Jurés Sc des Gardes de la Peinture , qui pa rles statuts doivent faire rapport de toutes les mépren-tures & offenses qu’ils trouveront être faites aux ou-vrages & besognes du métier. Leurs statuts défendentaux Maçons & Charpentiers, aux Parfumeurs , Mer-ciers , Lingères, Tableriers, Miroitiers, Natticrs SCPlombiers, d’entreprendre aucuns ouvrages de peintureSc de sculpture. Parmi les Grecs il étoit défendu aUXesclaves de s’appliquer à la peinture , Sc d exercer unart si noble Sc si excellent. Felibien.
Peinture , se dit aussi des tableaux, des ouvrages de l’artde peinture. Piclura,picla tabelU. Allons voir les péiti'tres de la Foire. La plûpart des tableaux d'Italie Í0111 de 5peintures à fresque. Les peintures en émail durent lon£-teins. Les plates peintures de Philostrate. La ville deCuío au Pérou , est renommée par la grande quantitéde tableaux & de peintures que les Indiens y font, SCdont ils remplissent tout le Royaume, quelques mau-vaises qu’elles soient. Frezier , pag. 1 y S.
Peintures , au jeu de cartes, íe dir des Rois , des Da-mes & des Valets. Folia lusoria picla. On dit qu unhomme a blanche, quand il n’y a point de peinturedans son jeu.
Peinture , se dit figurément en choses morales, Sc si-gnifie , description vive & naturelle d une chose. Descriptio 3 reprasentatio. Il nous a fait la peinture nai ctd’une telle chose , pour dire , il nous en a fait au natu-rel la description. Salomon a fait une peinture naïve dpses irrésolutions , de ses délits & de son ignorance. >Évr. Ovide fait des peintures de ses amours trop las-cives Sc trop voluptueuses. Id. La Poëlie fait la peifóture des passions de Lame. La langue Italienne songeplus à faire de belles peintures , que de bons portraits •& pourvu que ses tableaux plaisent, elle ne se soiM epas qu’ils ressemblent. Bouh. Les peintures ridiculequ’on expose fur le théâtre, doivent être regardées «tout le monde fans chagrin ; ce font des miroirs psblics, où il ne fiut jamais témoigner qu’on se voie ‘MoL.La peinture du vice est utile, pour en donner QLhorreur, & pour apprendre à 1 evirer. Vile. Ap îC *lui avoir fait une fidèle peinture du pays. BouhouM*
De cette passion ( l’amour ) lasensble peinture»
Es 3 pour aller au cœurj la route la plus sûre.
On dit aussi familièrement qu’un Roi n’est Roi el *peinture , Rex nominejanthm , lorsqu’il ne go uVC1 _pas son Etat par lui-même, qu’il en laisse àle soin Sc l’autorité.
Un duel met les gens en mauvaise posture >Et notre Roi n est pas un Monarque en P
einture»
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on dit qu’un homme est vaillant en pein turc ’brave en peinture ; quil n’est riche qu’en Pst ntuf ,J %lorsqu’il ne Lest qu’en apparence. On dit auíh, ^
a fait une mauvaise peinture d’un homme ; pour mqu’on en a mal parlé. ^
On ne sait point quelle a été l’origi ne dcture ; mais il est certain qu’elle est fort ancienne; j Sdore de Sicile, L. II 3 c. 4. rapporte que ^ C(úl \\ c àcayant fait rebâtir Babylone, il y avoir une mur aJ . eJltdeux lieues Sc demie de toíir ,dont les briques a v jjtété peintes avant que d’être cuites, Sc te P tc p íK dediverses sortes d’aninuux. Et quoique cette 0