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peinture ne fût qu une espèce d’émail , M. Félibien nedoute point qu’ils n’euilent auiîl le secret de peindreautrement. En effet Diodore ajoute qu’il y avoit uneautre muraille où l’on voyoit plusieurs figures de tou-tes sortes d’animaux peints & colorés félonie naturel ;qu’il y avoir même des tableaux qui repréfentoient deschaises & des combats ; cependant il ne dit point queces divers tableaux fulfent ni faits de brique, ni émail-les. Les Egyptiens disent que la peinture c toit parmieux plusieurs liècles avant qu elle fût connue des Grecs.Les Grecs écrivent que ce fut à Sicyone ou à Corintheque la peinture commença de paraître. Mais les uns &cles autres s’accordetit fi peu touchant celui qui en fut1 inventeur, que l’on ne lait qu’en croire. Ils convien-nent tous feulement que le premier qui s’aviía de des-siner , fit ion coup d’cífai contre une muraille , en tra-çant sombre d’un homme que la lumière faifoit pa-raître. Félibien. Cimabué qui naquit en 1240,est ce-lui qui a rétabli la peinture. Il étoit d’une famille no-ble de Florence..
PEINTURÉ, ÉE. Ce qui est peint & couvert d’une feulecouleur , & lans art particulier, fans dessein , sans com-partimens. Pictus , depictus , delineatus. En plufieurslieux les m allons font peinturées au dehors. On pein-mre les volets, les travées, la menuiserie. On dit auífi,voilà une rnaiíon bien dorée , Sc bien peinturée. Onne saurait se palier de ce mot. On se dit commepar opposition à peint, qui signifie une chose peinteavec art. Ainsi l’on dit qu’une galerie est bien peinte,lorsque le Peintre l’a ornée de disterens ouvrages depeinture ou tableaux , & une galerie bien peintures ,quand elle a été bien imprimée d’une feule couleur.Dict. de Comm.
PEINTURER. On fe sert de ce terme pour dire,barbouil-ler & peindre une chose d’une feule couleur. On pein-ture les contrevents, les portes , les gouttières, lesgrilles Sc travées, les treillages, Sc généralement tou-tes les choses qui font exposées à l’eau , & qui pour-raient fe rouiller ou fe pourrir promptement fans cesecours. Monsieur Andri de Beauregard dit dans sesRéflexions fur l’ufage présent de la Langue Françoise,que ce terme est bon & mème nécessaire. Il cite mêmece passage pour l’autorifer : Vous vous plaignez, di-foit S. Augustin, qu’on vous a pris votre Ekrcule, noussommes prêts à vous satisfaire. Nous avons de la pierre,des ouvriers & de largeur. On vous taillera un Her-cule , ou vous le peinturera comme étoit le vôtre. Jefais bien qu’on peut fe servir du mot de peindre ; maispourquoi fe servir du même mot pour signifier deuxchoses si disterentes , lorsque nous avons des termespour les différencier? Il ferait à souhaiter qu’un mêmemot ne pût jamais s’cntcndre en divers sens, & quel’on eût allez de termes pour exprimer distinòlementtoutes choses : notre langue n en feroit que plus riche,Sc à quoi bon en négliger un qui est déja autorisé Scen crédit ? Ménage dit que peinturer est un bon motFrançois, Sc qu’on ne s’en peut passer. Id. Le mot pein-turer est dans Nicot, dans Monet , Sc autres vieux Dic-tionnaires. Peinturer vient de picturare. Virgile a dit :Picturatas vestes.
PEINTURLURER, v. a. Ce mot s’emploie dans le stylebouffon, pour dire, peindre, ou peinturer.
PÉIPIS. Voye-{ Peybas.
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PÉKELI. Voye^_ Peking.
PEKstNG, PÉQUIN, PÉKÉLI, XUNTIEN, ville capita^e de la Chine* P echinum P equinum > XuentieElle est dans la province de Peking, en une plainertile, a trente-trois lieues de la grande muraillea vmgt-trois du fond du golfe de Nanking. Pékinest fans difficulté la plus vaste ville du monde. Le P. 1om e qui y a cte en Mission, la représente comme uquarre imparfait; Sc il allure qu’elle renferme un esparde terre quatre foisplus grand que celui de Paris ; mail ajoute que les maisons de Peking n’étant que d’uetage, Sc celles de 1 ans en ayant communément qu;tre , il fe trouve que Paris contient autant de log<
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ment que Pékìng ; il juge pourtant que Péking a unefois plus de monde que Paris, parce que vingt Chinoisíe placent où l’on logerait à peine dix Parihens. Lesmes y font droites , fort larges & fort longues, maisnullement pavées, Sc ainsi pleines de boue en hiver,
& de poussière en été. Il n’y a rien de considérable dansPéking que le Palais de í’Empereur , entouré d’unedouble muraille. Entre les deux murailles 011 trouveles maiíons des Officiers de la Cour, & celles des Ar-tisans , qui font aux gages de l’Empereur. Dans la mu-raille intérieure est le Palais propre de l’Empereur ; ilest fort vaste, composé d’un très-grand nombre d’ap-partemens magnifiques, mais moins réguliers que lesPalais de l’Europe. Maty.
Peking , c’est-à-dire, la Cour du septentrion , est la ca-pitale de la Chine, Sc le siège ordinaire des Empe-reurs ; on la nomme ainsi pour la distinguer de Nan-king,autre ville trcs-confidérable,qui veut dire la Courdu midi. Ce nom lui avoit autrefois été donné, parceque FEmpereur y résidoit comme dans la ville la plusbelle , la plus commode , la mieux située qui fût dansl’Empire ; mais les irruptions continuelles des Tartares,peuples inquiets Sc belliqueux, l’obligèrent à transpor-ter fa Cour dans les provinces du nord, afin d etretoujours en état de s’y opposer avec le grand nombrede troupes qu’il tient ordinairement auprès de fa per-sonne.
On choisit pour cela la ville de Péking à 40 degresd’élévation, située dans une plaine abondante, Sc peuéloignée de la grande muraille. Le voisinage de la merà l orient, & le grand canal du midi lui donnent com-munication avec plusieurs belles provinces, dont elletire en partie íâ subsistance.
La ville de figure parfaitement quarrée, avoit autre-fois quatre grandes lieues de tour ; mais les Tartaresen s y plaçant , obligèrent les Chinois de fe logerhors des murailles , où ils bâtirent en peu de temsune nouvelle cite, qui étant plus longue que large, faitavec la ville une figure irrégulicre : de manière queque Péking est composé de deux villes ; Lune fe nom-me la ville des Tartares, parce qu’il n’y a qu’eux quis’y puisent établir : on appelle l’autre la ville des Chi-nois , ausiì grande, mais beaucoup plus peuplée que lapremière. Toutes deux ensemble font fix grandes lieuesde tour, de trois mille fix cens pas chacune ; ces me-sures font justes, Sc on les a prises avec le cordeau parordre exprès de l’Empereur. P. le Comte. Meilleursde l’Académie des Sciences mettent Péking à. 39 deg.y y min. de latitude, Sc à 134 deg. 30 min. de longi-tude. M. Harris s’accorde pour la latitude avec Mes-sieurs de l’Académie ; mais pour la longitude, il metPéking à 13 y dég. 3 y min.
La province de Peking. Pcchinenjìs provincia. C’cst
- la premiere des quinze provinces de l’Empire de laChine. Elle est bornée au couchant par la province deXanlì ; au midi par celles d’Honan Sc de Xantung ; aucouchant parle golfe de Nanking, & le pays de Leao-tung ; Sc au nord par la fameuse muraille de la Chine,qui la sépare de la grande Tartarie. On divise cette pro-vince en huit contrées, dont chacune a fa ville capi-tale , outre lesquelles on y compte encore cent trentevilles, qui n’ont pas le rang de capitales. Celle de Pé-king est la capitale de toute la province, de meme quede toute la Chine. Maty.
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PEL. f. f. C’cst la même chose en quelques Coutumes quepelle. Patella. Pel 3 verge & couverture, Coût. d’A-miens , art. T22. de Péronne , art. 14s- Pel 3 torcheSc couverture,Co ut. dcFroyes } art. dé. P elle 3 torcheSc couverture , Coût. de Chauni , art. 122. Ces motssignifient les réparations que les veuves font tenues defaire aux maisons dont elles jouissent à titre de douaire.De LauriÈre. G!o(f. Entretenir une maison de pe/,ou de pelle , ce n est autre chose, selon V revin, que defaire employer a quelque mur enfoncé ou gâté, autantde mortier qu’en peut contenir une pelle. Id. Foye^aussi Pelle,